Archives de catégorie : Textes & documentation survie

Pour une clarification du cadre législatif concernant les stages de survie en France

Ulysse, c’est ce jeune de 25 ans qui est tragiquement décédé en stage de survie dans le Morbihan, le 11 août.


Nous sommes en contact avec la famille depuis quelques jours, et nous nous associons étroitement à leur démarche qui vise à demander au gouvernement une clarification du cadre législatif pour ce qui concerne les stages de survie en France.

Un cercle de réflexion sur la survivologie, composé de 5 acteurs majeurs de la survie en France depuis des années, s’est créé plus rapidement que prévu suite à ce drame. Plus d’infos à suivre.

Si vous souhaitez nous aider, svp signez cette pétition 🙏

Et partagez !

MERCI D’AVANCE.

–> https://www.change.org/p/jeancastex-pourulysse-encadrez-les-stages-de-survie

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Comment choisir son instructeur de survie ?

Ok. Vous allez tout de suite nous soupçonner de vouloir nous mettre au-dessus du lot en vous listant des critères qui nous ressemblent. Et nous vous comprendrions… Mais en fait, ça n’est pas notre but, ce matin.

Pas du tout.

Depuis quelques années, en France, l’offre des stages de survie en tous genres explose. Certains de ces nouveaux instructeurs sont des gens sérieux et compétents. D’autres, il faut être honnête, sont surtout des passionnés qui n’ont pas forcément le recul ni les compétences pédagogiques indispensables pour encadrer un groupe dans des conditions qui peuvent vite devenir extrêmes.

Un instructeur de survie a des responsabilités très lourdes a porter. D’abord, concrètement, pendant le stage, il faut gérer la sécurité de tout un groupe d’inconnus, dans une météo parfois incertaine. Mais le gros de la responsabilité continue d’être porté après, quand les gens repartent contents de leur stage : est-ce qu’ils ont appris des trucs réellement utilisables et fiables ? Ou repartent-ils avec un faux sentiment de sécurité qui va les pousser à se mettre en danger ?

Pour répondre à ces questions là, nous aimerions vous fournir quelques pistes utilisables de réflexion pour que vous puissiez choisir votre instructeur de survie VOUS-MÊME.

Compétence technique : de nos jours, tout le monde a accès à Internet et peut facilement avoir accès à des tas de techniques de qualité variable. Un formateur expérimenté, de son côté, sait trier ce qui fonctionne réellement, dans le monde concret, en situation de stress et en « mode dégradé ». On reconnaît souvent le bon instructeur non pas à ce qu’il enseigne, mais à ce qu’il n’enseigne PAS. Quand on est débutant, il est souvent difficile de se faire une idée des choses vraiment pertinentes, mais avec un peu de bon sens, on peut déjà se faire une idée.

Compétence pédagogique : c’est une chose que de savoir faire. De savoir transmettre et faire réussir les autres est un champ de compétence totalement autre. Et ça ne s’improvise pas. De savoir mettre en place un programme de formation pertinent (qui réponde à un vrai besoin), d’élaborer des méthodes adaptées au terrain et au public, de corréler ces méthodes là avec les contraintes de terrain, de météo, les contraintes légales, et tout le reste… c’est un métier. Vraiment. Et c’est autre chose que de fourrer en vrac, sous un intitulé « stage », tout un tas de choses excitantes et sensationnelles qui vont plaire aux touristes.

Valeurs et éthique : là, forcément, c’est une question subjective et personnelle. Mais au-delà du comte instagram et de prises de positions faciles, est-ce que la personne à qui vous allez confier votre vie (parce qu’au final c’est un peu de ça dont il s’agit, soyons honnêtes !) a des valeurs qui vous semblent compatibles avec cette activité ? Avec les vôtres ? Est-ce que cette personne, par ses ACTES et dans la durée, a démontré qu’elle garde un cap éthique qui vous semble cohérent ?

Quelques critères secondaires :

  • L’âge. Eh oui. Même si plein de gens ont une maturité étonnante très tôt, et des compétences techniques qui vont avec… la même personne 15 ans plus tard sera encore plus compétente et plus sage. Soit on progresse, soit on régresse. Il ne faut évidemment pas cracher sur les formateurs de moins de trente ans, hein. Et les gens incompétents et imbus d’eux-mêmes vieillissent mal, en général. Mais un baroudeur qui vit vieux, bien souvent, est plutôt malin et prudent.
  • L’expérience. Là, il faut avouer que nous prêchons un peu pour notre paroisse, puisque le CEETS donne des stages depuis bien plus d’une décennie. Mais certains autres acteurs de la survie en France sont là depuis longtemps également. Ceux qui sont restés sont bien souvent ceux qui tiennent la route.
  • Le niveau d’investissement. Est-ce que votre formateur fait ça (ou des activités connexes) à temps plein, ou est-ce qu’il fait ça plutôt de temps en temps ? Quelqu’un qui consacre sa vie entière à un sujet est, généralement, moins mauvais que s’il y passe peu de temps. C’est assez logique.

Pour le reste, il y a aujourd’hui — sur le marché de la survie en France — tout un tas d’offres allant de la plus sérieuse à la plus rocambolesque. Vous trouverez sans problème des gens pour vous faire vivre des expériences intenses qui vous feront toucher « vos limites » (en fait vous verrez juste que ça n’était pas votre vraie limite), d’autres qui vous outilleront, d’autre qui ne serviront à rien d’autre qu’à pouvoir dire à vos amis que vous avez fait un stage de survie, et le poster sur les réseaux. Il y en a vraiment pour tous, et nous ne jugeons pas les motivations ni les goûts de chacun.

Simplement, avant de foncer bille en tête sur le premier stage venu, demandez-vous si ça correspond vraiment à ce que vous voulez. Vous.

Bonne chance ! :)

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Kayak de mer et hypothermie, par François Chouvellon

François Chouvellon, en plus d’être moniteur au CEETS, est accompagnateur en montagne, guide de rivière et de kayak de mer, guide polaire, pisteur secouriste artificier, formateur secours en rivière et inondations, etc. Il organise et encadre régulièrement des expéditions en kayak au Spitzberg, entre autres.

Le Titanic coule par beau temps en 1912, il y a 1 489 morts. L’eau est à 0°C, les secours arrivent 1h50 après le naufrage.

Le Lakonia coule en 1963 au large de Madère par une mer calme à une température de 17 à 18°C. A l’arrivée des secours, 3 heures après le naufrage, 113 personnes sur les 200 qui s’étaient jetées à l’eau furent retrouvées mortes.

Contrairement à une idée reçue le risque majeur du kayakiste de mer après un chavirage, n’est pas la noyade, mais bien l’hypothermie.

Un peu de physiologie

L’homme est un homéotherme, c’est-à-dire que son organisme tentera, en toutes circonstances, de maintenir sa température centrale à 37°. Ce principe est valable face à un réchauffement comme face à un refroidissement, la plupart des mécanismes d’adaptations obéirons juste à une logique inverse selon le cas de figure.

Schématiquement on peut considérer l’homme comme formé d’un noyau central entouré d’une coque :

Le noyau central renferme les organes vitaux : cœur, poumons, cerveau et sa température doit rester idéalement à 37°, à l’inverse, la coque entourant ce noyau peut voir sa température varier dans de larges limites, elle se compose des membres et de la peau. Le vecteur de communication entre cette coque et ce noyau est le sang.

Le corps étant capable de détecter des variations de T° de l’ordre du centième de degré, il peut ainsi mettre en marche des mécanismes pour lutter contre le froid et conserver sa température centrale à 37°. Deux moyens naturels sont à sa disposition :

Il va d’une part créer de la chaleur (thermogenèse) grâce à l’exercice musculaire volontaire, le frisson thermique, ou encore l’augmentation du métabolisme de base.

Et d’autre part diminuer la destruction de chaleur par l’organisme (thermolyse). Cela se fait par la coque périphérique s’ouvrant plus ou moins à la circulation sanguine. En cas de refroidissement, le cerveau est informé de la baisse de température cutanée à partir des thermorécepteurs disséminés à la surface de la peau…il commande alors une vasoconstriction des vaisseaux sanguins de la coque périphérique pour que le sang chaud se concentre au centre de la masse et alimente les organes nobles.

Le temps de survie dans l’eau à 18°C n’est que de 3 heures pour plus de 50% des gens. Or 66% de la surface des océans est à une température inférieure à 25°C dont 47% en dessous de 20°C. En Bretagne en hiver, la température de l’eau est entre 8 et 10°C et n’est supérieure à 15°C que pendant 2 mois en été.

A température égale, le refroidissement est 20 à 30 fois plus rapide dans l’eau que dans l’air sec en raison de la conductibilité de l’eau et plus encore si l’eau est en mouvement, ou que la personne chavirée bouge.

Comment perd-on sa chaleur ?

L’organisme humain obéit aux grands principes de la thermodynamique et perd sa chaleur sous l’effet de 4 facteurs possibles :

– Conduction : phénomène de transfert d’énergie thermique qui se produit lorsque deux solides, présentant des températures différentes, entrent en contact.

– Convection : phénomène de transfert d’énergie thermique lié aux mouvements des fluides. Observable particulièrement quand il y a du vent.

– Evaporation : L’évaporation consomme une quantité d’énergie thermique pour le passage de l’état liquide à l’état de vapeur. L’évaporation d’une goutte de sueur s’accompagne donc d’un refroidissement.

– Radiation : émission de rayonnement électromagnétique par un corps chaud. A la façon d’un radiateur, l’homme rayonne constamment.

Si la nature nous pompe notre chaleur grâce à ces 4 phénomènes physiques, tout cela ne se fait pas de manière uniforme et il y a des zones sur le corps qui échanges plus avec l’environnement.

Nous avons vu plus haut que le vecteur de communication entre la coque et le noyau est le sang, les zones du corps qui vont être plus sensibles aux échanges thermiques sont les zones ou les gros vaisseaux sont proches de l’extérieur : le tronc (aines et aisselles), le cou et la tête.

Il est communément admis que les échanges thermiques se font : 20% par la tête, 20% par le cou, 20% par le tronc et 10% par chaque membre.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Par exemple, si j’ai un anorak de mer avec capuche, il est 2 fois plus efficace que le même vêtement sans capuche !

C’est quoi l’hypothermie ?

Plusieurs façons de la définir : La médecine parle d’hypothermie à partir d’une température centrale de 35°, il existe même des tableaux cliniques qui nous donnent des étages de température avec les symptômes associés…, mais ce n’est finalement pas très exploitable car chaque personne est différente et la résistance au froid est une compétence très personnelle. Une définition plus juste pourrait être : l’hypothermie c’est quand notre corps est suffisamment refroidi pour que son fonctionnement en soit altéré.

On peut avoir très froid sans être en hypothermie : quand tu as froid, tu grelottes, tu cailles, tu bouges, tu t’actives, tu peux même avoir des gelures… mais tu n’es pas en hypothermie (en danger quand même, mais pas en hypothermie !)

La limite entre le très froid et l’hypothermie c’est la capacité qu’à notre corps à compenser contre le refroidissement. Cela dépend de la quantité de calorie qu’il nous reste à bruler et puis de la volonté que l’on a de vouloir continuer à lutter.

A partir du moment ou il n’y a plus assez de calorie, ou que pour diverses raisons on n’est plus capable de les utiliser, le corps arrête de compenser : c’est la chute vers l’abîme glacial et le processus va très vite. C’est ce que l’on appelle la décompensation. Ce mécanisme est d’ailleurs étroitement lié à l’attitude, au mental et à la volonté.

Conduite à tenir en fonction de 3 stades de gravité :

1- Un kayakiste qui a fait un ou deux séjours dans l’eau, qui accuse la fatigue, qui se plaint d’avoir froid, qui semble au ralenti, qui arrête de lutter ou qui manifeste une sorte d’apathie, est souvent en état d’hypothermie légère.

Il faut agir vite et remettre la personne dans son kayak. Un nouveau dessalage étant fort probable, il est conseillé de rester en radeau avec elle et de la faire remorquer. Il est alors urgent de rejoindre la terre ferme pour pouvoir la réchauffer efficacement. A terre, si on a la possibilité d’être à l’abri (tente ou chambre chaude), ne pas hésiter à changer la personne avec des vêtements secs et rajouter bonnet, tours de cou et un maximum de couches. Une boisson chaude peut lui être proposée à la condition qu’elle soit en état de boire elle-même sans assistance. Surtout ne pas le frictionner ou faire gesticuler pour éviter de chasser l’air chaud (ou ce qu’il en reste) des couches isolantes. Une bouillotte placée entre ses jambes l’aidera également à remonter en température.

2- Un kayakiste qui a séjourné dans l’eau un peu plus longtemps, va être récupéré dans un état d’hypothermie plus important. Il manifeste un état de conscience confus avec des pertes de mémoires et une certaine incohérence et désorientation. A ce stade, il sera plutôt souhaitable de simplement stabiliser la victime pour éviter qu’elle ne se refroidisse d’avantage, être très vigilant lors de sa mobilisation, puis prévenir rapidement les secours :

Pour lutter contre l’hypothermie, notre corps va cloisonner la circulation sanguine, il va shunter les jambes, les bras et même les viscères pour concentrer le sang au-dessus du diaphragme (en périphérie, le volume sanguin peut passer de 3,5L à 0,2L/min et il peut se refroidir dans ces zones jusqu’à 5°)

Que se passe-t-il si l’on mobilise cette personne brutalement ou qu’on lui soulève les jambes pour la déplacer par exemple ? Le cœur se retrouvant soudainement plus bas, le sang refroidi des jambes va descendre par gravité. Et que se passe-t-il si le cœur reçoit d’un coup une giclé de sang à 5° Celsius ?

1- le cœur va envoyer du sang froid dans tout le système central et accélérer son refroidissement.

2- le cœur va subir un choc thermique et risque de s’arrêter, ou de fibriller.

La gestion d’une victime en état d’hypothermie avancée est très compliquée et nécessite une médicalisation d’urgence.

3- Un kayakiste naufragé, qui est récupéré en état d’hypothermie profonde est inconscient et peut sembler mort : pupilles dilatées, peau marbrée ou blanche, battements cardiaques et mouvements respiratoires imperceptibles… L’allonger sur un radeau de 2 kayaks, si possible dans un sac de survie et lui couvrir la tête et le coup. Prévenir le CROSS (à la VHF message d’urgence : PAN PAN)

Dans ces cas de figure, gardez à l’esprit qu’une personne n’est pas morte tant qu’elle n’est pas réchauffée et morte.

Il faut prendre très au sérieux les risques d’hypothermie. La fatigue, la déshydratation, la faim, le vent, la température de l’air et le stress, constituent des facteurs aggravants en cas de dessalage d’un kayakiste. 

Attitude mentale, connaissances et compétences techniques, condition physique et choix des vêtements sont tous autant de moyens d’éviter l’hypothermie.

– Vêtements : Ils ne réchauffent pas le corps. Le corps est chauffé par la chaleur qu’il produit. L’objectif des vêtements sera d’être une couche qui isole et conserve le plus possible cette chaleur. La couche à même la peau doit allier une bonne évacuation de la transpiration et un séchage rapide. La deuxième couche joue un rôle d’isolation thermique, elle emmagasine la chaleur du corps tout en évacuant la transpiration. Cette couche peut être plus ou moins épaisse en fonction de la température extérieure.
La troisième couche sera imperméable, si possible « respirante » et plus ou moins épaisse en fonction des conditions de vent et de température : c’est l’anorak (qui doit être équipé d’une capuche). Par grands froids, bonnet et cagoule seront également indispensables.

La combinaison sèche peut remplacer la troisième couche. En cas de dessalage le corps n’est pas mouillé, le refroidissement s’en trouve donc ralenti.

– Condition physique : Être en forme, mais également en bonne santé ou suffisamment reposé aura son importance. Une exposition régulière et stratégique au froid permettra au corps de développer de meilleures capacités d’adaptation et d’augmenter sa résistance, mais il faut cependant faire attention à la surexposition dont le caractère excessif sera plutôt nuisible à long terme.

– Connaissances et compétences techniques : Plus le kayakiste a une technique éprouvée moins il a de risque de se trouver en difficulté. Tout l’art du kayakiste de mer est de ne pas se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, c’est de pouvoir anticiper, évaluer les risques et prévoir les conditions de navigation. Il faut souvent pratiquer les méthodes de récupération, de remorquage et les scénarios de sauvetage. Prévoir c’est également disposer en back up d’une tenue de rechange complète et chaude ainsi que du matériel de gestion du froid tel que : couverture de survie, sac de survie, chambre chaude/tente, thermos avec boisson chaude, nourriture énergétique, chaufferettes et de quoi pouvoir allumer un feu. Avoir des connaissances, c’est également savoir qu’en cas de séjour dans l’eau froide, la nage sans but aggrave inutilement l’hypothermie, qu’il est préférable d’enfiler un sac de survie et autant que possible rester en position fœtale pour attendre les secours.

– Attitude mentale : Il s’agit là de la compétence la plus fondamentale. La volonté de vivre compte plus que tout, c’est le carburant qui fera de vous une véritable machine à résister au froid. Il s’agit d’une compétence qui se travaille dans une certaine mesure, en s’exposant régulièrement à l’inconfort par exemple. Un autre paramètre qui peut peser dans la balance est d’avoir « une bonne raison de vivre » mais ça, c’est très personnel et personne ne pourra trouver cette raison à votre place…

François Chouvellon

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Fait : Stage de survie N1 en Haute-Saône

On termine la saison des stages en Haute-Saône par un stage de survie niveau 1, complet !

14 stagiaires sont venus se former, apprendre, échanger du 03 au 04 novembre 2018.

Durant tout le WE, point de sensationnalisme mais des choses concrètes qui permettent aux parents d’amener leurs enfants en toute sécurité pour leur premier bivouac en forêt, des techniques qui permettent de franchir le pas pour faire enfin ce voyage de plusieurs semaines, ou encore des notions qui permettent aux pros ayant des métiers à risques d’avoir des billes supplémentaires.

Exemple ici, apprendre à trouver de l’eau après une bonne lecture du terrain, même quand ce n’est pas marqué sur la carte.

Et bingo ! Non seulement, nous avons de l’eau, mais il y a même un captage. Pourtant rien de tout cela figure sur la carte.

Ou encore, apprendre à « faire plus avec moins ».

 

Merci encore à toutes et à tous !

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FAIT : STAGE DE SURVIE NIVEAU 1 DANS LE PILAT

Les 29 et 30 septembre derniers, une douzaine de stagiaires sont venus dans le massif du Pilat pour se former sur un stage niveau 1, afin de gagner en autonomie  dans leur pratique outdoor.

Nous laissons la parole à Sylvie qui a eu la gentillesse de nous écrire un compte rendu:

« Après une expédition à travers la forêt équatoriale, la savane, le sahel, le désert puis une autre de l’Amazonie à la Terre de Feu suivie, quelques années après, d’un tour du monde durant 6 ans avec un
bébé puis des randonnées dans le bush canadien, après tout ce vécu riche d’aventures, de découvertes certes, mais scandé parfois de sérieuses difficultés inattendues, de peurs, de dangers contre lesquels il a fallu faire face avec rapidité et discernement pour notre sécurité voire notre survie, « pourquoi s’inscrire à ce stage ? » m’a-t-on dit.

Selon certains, après de telles expéditions, on doit savoir. Mais au fait, savoir quoi au juste ? On ne sait jamais vraiment tout. La vie, n’est-elle pas un apprentissage permanent ? Et c’est si bon, si constructif et dynamisant de rester en éveil, d’être à l’écoute des expériences et des connaissances d’autrui, d’échanger, de progresser … pour toujours aller plus loin…

Alors, suivant mon instinct, je me suis inscrite par envie (j’aime, depuis mon enfance, l’outdoor !) et avec la conviction que ce stage allait m’apprendre des notions et des détails importants en termes de réflexes nécessaires en situations délicates voire de survie.

Atelier orientation, ou comment apprendre à faire le rapport entre la carte et le terrain

Et je n’ai pas été déçue !

Tout d’abord, par nos moniteurs François et Robin

D’emblée, une atmosphère de bienveillance s’est dégagée de leur attitude humble, évaluant rapidement chaque stagiaire, restant attentifs aux besoins et confort de chacun. Débutant par cette note de respect d’autrui, je me suis tout de suite sentie à l’aise… donc réceptive aux informations.

Ponctués de courtes marches ne nécessitant pas une forme physique exemplaire (donc accessibles à toutes et à tous), les ateliers, durant ces deux jours, se sont succédés abordant les fondamentaux et les savoirs essentiels indispensables pour faire face aux risques les plus fréquents en milieu naturel quel qu’il soit.

Riches en contenu, les sujets, entre autres sur la régulation thermique, les premiers secours, la gestion du stress, le montage d’abri, la réussite d’un feu, l’utilisation d’un couteau à lame fixe et la sécurité, le filtrage de l’eau, l’optimisation de l’utilisation du sac à dos ont été amenés d’une façon claire, concise et structurée, pimentés d’anecdotes propres aux expériences de nos formateurs, récits rendant le stage encore plus vivant, personnalisé et plus marquant.

A travers l’enseignement de leurs principes de base utiles et efficaces, François et Robin ont, chacun à leur manière, apporté de réels compléments à mon expérience : positionnement dans le maniement d’un couteau, détails pour démarrer rapidement un feu, informations plus approfondies sur la thermorégulation, élaboration de nœuds, confection d’un brancard de fortune… Tous ces apports
d’informations peuvent faire une réelle différence sur le terrain. C’est à nous de les assimiler et aussi d’apprendre à créer, sur les fondamentaux, ses propres méthodes voire stratégies afin de vivre et/ou survivre dans la nature.

Faire plus avec moins : utilisation optimisée d’un petit couteau fixe

Merci à vous deux pour votre bienveillance, votre humilité, votre respect (j’y reviens mais c’est important) et vos petites visites discrètes lors d’ateliers et de notre campement de nuit pour s’assurer que tout se passait bien. Merci aussi pour le partage de vos connaissances qui, je l’ai senti, sont encore beaucoup plus profondes que celles évoquées mais il faut bien en laisser pour le N2, le N3 voire plus…

Et par notre groupe de stagiaires

Nous étions tous différents mais tous curieux d’apprendre au-delà de nos connaissances, de comprendre, de s’interroger. Et d’aider si l’un d’entre nous le nécessitait. Nous étions en binôme pour certains ateliers et le mien, Julian, m’a très souvent aidé à mettre mon sac sur le dos, sac vraiment lourd, seul point à revoir à mon avis. Mais prenons l’aspect positif des choses : cela sensibilise sur l’attention à porter à autrui et sur l’entraide.

Le feu réchauffe, rassure et rassemble… encore faut-il savoir l’allumer!

Notre groupe aussi dégageait une atmosphère bienveillante, soucieux de connaître et de partager.

Seule femme de cette session, je n’ai ressenti aucune différence. Tout s’est passé d’égal à égal, avec la discrétion et le respect en prime. Dommage d’ailleurs qu’il y ait si peu de femmes car tout le monde peut y participer. Il suffit de s’intéresser à cet enseignement et…d’oser. On a tout à y gagner : connaissances intellectuelles, pratiques, rencontres, entraide dans un groupe, ouverture d’esprit, moments de partage et de convivialité, humilité et respect face à autrui et à la nature.

Aussi, dès que mon emploi du temps me le permettra, je reviendrai pour m’enrichir à vos côtés pour aller encore plus loin…

Merci à tous pour ce week-end de vie authentique ! »

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FAIT : Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées du 30 juillet au 4 aout 2018

Magnifique séjour avec le CEETS et Artahe Voyage Muletier.

Une formule sur 6 jours pour alterner phase de déplacement et journée de formation.

Utilisation de la boussole avec cas concret d’azimut, le brouillard est entrain de de remonter de la vallée, notre point de chute ne sera bientôt plus visible…

Un stage 100% féminin ce qui prouve que le travail du CEETS pour adoucir l’image de la survie porte ses fruits et que nos enseignements sont accessibles à toutes et à tous.

le module feu, un incontournable de la vie en plein air, même si son utilisation n’est pas toujours nécessaire.

Je note aussi encore une fois qu’une part importante des stagiaires sont en recherche d’autre chose, ont besoin d’une coupure avec leur quotidien et pour certain·es cherchent des pistes de reconversion pour changer de vie. Tout cela a permis d’enrichir le contenu du stage et d’apporter des idées et des pistes de réflexion à chacun·es. Cela aussi permet de prendre conscience que le contenu de nos séjours Vie Sauvage dépassent largement le cadre parfois réducteur des « techniques de survie »

Les échanges ont été riche, passionné et passionnant pendant ces 6 jours, le CEETS est fier de compter dans son équipe Lætitia Barbier, monitrice en formation, avec une expérience en gestion de groupe et en pédagogie impressionnante et d’avoir à nouveau partagé ce séjour avec Delphine et ses mules qui apportent en plus d’une logistique de terrain, une bienveillance à toute épreuve…

Merci à toutes pour ce séjour Vie Sauvage

Le CEETS et Artahe Voyage Muletier vous donnent rendez-vous  pour une session automnale  du 01 au 06 octobre 2018

Descriptif du séjour, programme et inscriptions :

Formation et Randonnée Muletière dans les Pyrénées

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Fait : stage de survie N3 en Haute Saône

C’est sous un ciel étonnamment clément que nos sept stagiaires s’élancent pour ce stage de survie niveau 3 en Haute-Saône, ultime étape du cursus des stages de survie de deux jours proposés au CEETS.

Atelier triangulation

Au-delà du plaisir de revoir des personnes super sympa déjà rencontrées précédemment et de faire d’agréables connaissances avec de nouvelles personnes, c’est surtout le moment pour nous, moniteur, de mesurer pleinement le chemin parcouru par nos stagiaires depuis le début du cursus.

Le N3 permet en effet d’approfondir encore plus ses connaissances et d’augmenter ses compétences en faisant face à un certain dénuement matériel pour passer la nuit, mais pas que ;).

Mais le WE doit déjà s’achever et c’est avec leur kit de feu par friction que repartent nos stagiaires, bien décidés de dompter cette technique ancestrale.

Au plaisir de vos revoir tous et surtout, profitez bien de la nature !

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Fait : stage de survie niveau 1 dans la Drôme avec David Manise

Comment résumer un stage de survie comme celui qui vient de se dérouler dans les montagnes du pays Diois, dans la Drôme, ces 7 et 8 avril 2018 ?
En deux jours et dans un cadre splendide, accompagnés de six moniteurs, dont deux en titre, nos quatorze stagiaires auront appris l’essentiel : Les 20% des connaissances qui servent 80% du temps lorsque l’on part marcher, sac sur le dos, dans la nature. Comment préparer un trek aussi bien qu’une ballade en famille. Comment se protéger du froid – être efficace quand il s’agit de faire un feu, et cela quelles que soient les conditions. Quels sont les noeuds réellement utiles. Comment monter un abri d’urgence en quelques minutes lorsque l’on a bien préparé son fond de sac, gérer ses efforts et son stress, s’orienter et transmettre des coordonnées GPS aux secours en mode low tech, quelques gestes de premier secours qui complètent ceux que l’on apprend en PSC1, trouver de l’eau et la rendre potable… Et chaque fois qu’une connaissance théorique était expliquée, la mise en pratique suivait. Le tout dans une ambiance bienveillante et détendue, car faire les choses sérieusement n’empêche pas de franches rigolades.
Nos stagiaires auront surtout compris que l’essentiel n’est pas ce que l’on a dans ses poches, mais de savoir s’en servir correctement, le détourner, et finalement s’en passer. Ce n’est pas parce que l’on possède un beau scalpel tout neuf que l’on est chirurgien… Et l’on fini par discerner que les techniques apprises découlent surtout de principes bien compris. Maîtriser ces principes permet de créer ses propres techniques, faire plus avec moins.
Ils auront enfin compris que ce que l’on apprends en stage avec le CEETS ne sert pas seulement si l’on se retrouve un jour en slip sur la banquise, mais dans la vie de tous les jours : des principes éprouvés dont le champ d’application est presque infini, une ouverture au changement pour s’y adapter en souplesse, voire incarner soi-même le changement. La survie, c’est beaucoup plus que la survie. C’est une attitude.
Luc Richard, moniteur en formation
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Rations de survie, suite… mais pas fin !

Récemment j’ai participé au stage de niveau 1 des 14 et 15 octobre en Région parisienne avec la team de choc : Julien Imbert, Robin Cottel, Laetitia Barbier (futur monitrice de très grand talent !).

À cette occasion j’ai testé sur le terrain une des pistes initiée par Julien et David en R&D sur les rations de survie.

Résultat : très positif ! Ne pèse pas grand-chose, se conserve bien, goût appréciable, tient bien au corps, coût très nettement inférieur à ce qu’on peut trouver dans le commerce. Et je n’ai pas ressenti le besoin d’utiliser une seule fois mon réchaud du weekend.

Voici le cahier des charges initial :

  • pas cher à fabriquer ;
  • facile à cuisiner ;
  • bon ;
  • sain ;
  • qui tienne suffisamment au corps pour aussi être utilisé en situation dégradée si besoin;
  • d’excellente conservation ;
  • léger.

La recette de base est très simple. On mélange deux tiers d’une farine intégrale de céréales avec un tiers d’une farine intégrale de légumineuse. L’association céréales + légumineuses permet d’obtenir des protéines avec un profil d’acides aminées complet. La farine doit être intégrale afin de profiter pleinement des fibres et des minéraux qui disparaissent lors de l’opération de blutage.

On n’y rajoute pas d’huile afin d’éviter les problèmes dues au rancissement (peut-être à tester cependant dans le cadre d’une randonnée en grand froid ?).

On n’y ajoute pas de sel afin d’éviter d’une part, un besoin accru de consommation d’eau lors de la sortie (nourriture salée = besoin de plus d’eau pour la digestion), et d’autre part pour ne pas favoriser l’humidification naturelle des galettes au contact de l’air chargée d’humidité (le problème est le même avec les sucres, y compris les sucres naturels comme ceux contenus dans les raisons secs par exemple). Comme nous utilisons des farines complètes il n’y a pas de risque de manquer de minéraux (hors sortie très engagée par très grande chaleur). De toute façon, nous avons tous tendance à consommer beaucoup trop de sel, bonne occasion de faire mieux !

Dans ce mélange de farines, on ajoute le moins possible d’eau, de façon à obtenir une pâte épaisse et collante. On peut y ajouter, sésame, graines de tournesol entières, oignon sec, algues sèches, etc. Tout ce que l’on aime et qui est relativement sec et de bonne conservation, seule votre imagination aura une limite pour parfumer vos galettes.

On étale cette pâte en couche d’un demi-centimètre environ sur du papier sulfurisé et on enfourne à 120°C pendant, au strict minimum 2 heures, à chaleur tournante si vous en disposez. Il ne faut pas hésiter à les faire cuire plus longtemps si elles ne sont pas parfaitement sèches. Si elles commencent à brûler, baisser la température en-dessous de 100°C.

Lors de mes tests pour ce stage je m’étais confectionné un mélange à base de farine de blé, seigle, orge, pois jaune et sarrasin.  L’idéal est de faire ces farines soit même à partir de grains entiers à l’aide d’une machine à farine, ou même d’une floconneuse (le mélange n’a pas besoin d ‘être super fin comme une farine du commerce. On trouve graines et farines facilement dans les boutiques proposant des produits biologiques. Parmi les légumineuses, seule la lentille peut être moulue sans trop de difficultés à la maison cependant.

J’ai pu garder ultérieurement ces galettes jusque 2 semaines à température ambiante en automne, sans aucun problème. Je ne sais pas pour le moment s’il serait possible de les conserver davantage (bon OK, j’avoue…, en vérité je n’ai pas pu résister et j’ai fini par tout manger ! Trop bon …). Ça fera l’objet d’autres tests. Et elles m’ont été plus que suffisantes pour les deux jours de stage, sans ressentir de manque ou de faiblesse. J’ai pu vérifier également l’hypothèse de départ au sujet des besoins en eau qui augmente à cause de l’ingestion de trop de sel, car j’ai finalement beaucoup moins bu qu’habituellement tout en gardant une urine claire.

Pas de photos, désolée, mon appareil est un vieux machin qui a connu les dinosaures. Pour vous donner une idée, le résultat visuel de ces galettes n’est pas des plus glamour, genre du vomi qu’on a fait sécher au four… tant mieux, les copains n’ont pas l’idée d’en piquer !

Ces tests ont été faits sur une personne en bonne santé et sportive, dans un cadre protégé (celui des stages du CEETS), par un temps humide mais doux. Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui souhaiteraient utiliser cette recette de commencer dans des conditions « faciles » et sécurisées afin d’observer d’abord les réactions de leur corps sans se mettre en danger. Et je serai ravie que vous nous fassiez part de vos résultats, positifs comme négatifs, dans les commentaires ou sur la page Facebook!

En fonction des éventuels retours je proposerai d’autres recettes « du baroudeur ».

Karine MARTIN

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Fait : Stage de survie N2 en Haute-Saône, novembre 2017

Plutôt qu’un compte rendu long et ennuyeux rédigé par Julien ou par moi-même, laissons la parole aux principaux intéressés qui étaient présents lors de ce stage.

Après tout, c’est vous qui parlez le mieux de nos stages de survie !

Le CR de Fred :

« En ce beau Samedi matin de Novembre nous-nous sommes retrouvés tous les 7 sur le parking de la gare de Lure.

Arnaud, Aurélien, Fred, Hugues, Pierre et Julien & Guillaume.

La bonne humeur et l’esprit d’aventure étaient au rendez-vous également.

Après un court co-voiturage nous voilà partis pour un week-end forestier.

Rien de mieux pour débuter qu’un rafraîchissement sur les acquis du N1 : la règle des 3, CCVMD, RECC etc.

Et pour être sûr que tout le monde comprenne bien le CCVMD, nous avons débuté par un petit atelier « ludique ».

Et on y va pour monter son abri et démarrer un feu. Nous avons vite compris les effets sur l’organisation de son matériel (tous ces zip et autre cordons à défaire d’une main) et sur l’efficacité des gestes.

Les rappels de connaissances du N1 ont été poursuivis avec un objectif en tête: transformer ces connaissances en compétences.

Après avoir validé le contenu du fond-de-sac pour chacun, on a monté les abris de backup (tarp) et planqué dessous le reste du matériel dont, le sac de couchage.

Pour continuer sur les principes de navigation à la carte topo, nous avons mis en pratique la navigation à la boussole pour atteindre une fontaine. Au retour, quoi de plus sympa que d’évoquer notre prochaine nuit.

Guillaume et Julien nous ont alors expliqué comment allait se dérouler la nuit en nous proposant un agencement de couvertures de survies en binôme/trinôme.

Nous allions passer la nuit alternativement sur un tapis de feuilles ou un tapis de mousse avec comme protection, la couverture de survie tendue en abri et les seuls habits que l’on emmène normalement dans notre fond de sac et pour nous tenir au chaud : un feu qu’il va falloir alimenter toute la nuit.

Une fois ces explications données, il nous restaient environ 1h30 avant la tombée de la nuit pour :

  • Monter nos abris
  • Monter une table à feu

  • Collecter suffisamment de bois pour alimenter le feu pendant…. 7-8 heures

  • Collecter suffisamment de feuilles (on a abandonné l’idée de trouver des feuilles sèches) pour confectionner un tapis

Une fois tout en place rien de tel qu’une petite leçon de botanique sur les bienfaits nutritionnels des Plantin, Tussilage, Fraise des bois, Pissenlit, Ortie, graine de Faine et autre infusion de Sapin.

Nous avons (enfin) démarré la soirée autour du feu des instructeurs qui nous ont fait une démonstration mémorable de cuisine semi-improvisée : une tarte aux poivrons façon Tatin qui colle au fond et une tarte au citron qui cuisait à n’en plus finir.

Leur persévérance a payé et nous autres gagnions du temps sur le moment fatidique où nous devrions aller allumer nos feux respectifs.

Et pour nous oublier que nous ne mangions nous avons pris le parti de tester les infusions de Sapin.

Un peu après 23h nous-nous sommes donc installés dans nos abris et avons organisé les rotations, toutes les 2h pour maintenir le feu.

Comme prévu, vers 2h du matin la pluie s’est invitée et a duré toute la nuit jusque vers 8h30 environ.

Le challenge n’était pas tant de dormir car nous avions bien appliqué les principes du RECC et bien installé nos abris, mais c’était surtout de maintenir une bonne flamme permanente sans se retrouver à court de bois.

Vers 7h du matin le jour commençait à pointer et il restait suffisamment de braise pour faire du thé ou du café et de tout notre stock il en restait…1 bout de bois.

Cette épreuve fut une vraie réussite, un apprentissage qui nous en appris beaucoup sur nos capacités et sur le bienfondé de certaines paroles (son auteur se reconnaîtra): « pour faire un feu, soyez ambitieux et vicieux” .

La journée de Dimanche a été consacrée au perfectionnement de la pratique du couteau. Les techniques que nous avions testés comme des bourrins lors du N1, il fallait désormais les maîtriser.

Puis, la récupération d’une écorce de Bouleau pour la transformer en allume-feu et enfin, utiliser la technique du briquet à Silex pour créer une braise qui à son tour, permet d’allumer une boule de copeaux les plus fins possibles.

Mais entre-temps, une leçon de…. sieste, eh oui, pour nous convaincre des bienfaits d’un repos contrôlé et surtout pour nous mettre en bonnes conditions avant de reprendre la route le soir.

Et ce fut bigrement efficace.

La Communauté du stage de survie      N2 s’est séparée après un dernier débriefe et une promesse de se retrouver pour le stage de survie N3. »

Le CR d’Aurélien :

« Jour 1

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L’ensemble des participants se sont retrouvés au lieu de rendez-vous convenu et après vérification des matériels indispensables le covoiturage s’est organisé pour rejoindre la zone de stage.

Arrivé à destination chacun à pu faire une rapide présentation, organiser les sous-groupes (un binôme et un trinôme) avant de débuter le chemin vers notre « terrain de jeu » avec plusieurs haltes decrites ci-dessous :

  • Etalonnage du nombre de pas au 100m, un outil utile pour l’orientation/navigation
  • Révision des grands principes énoncés lors du stage N1 (règle des 3 / CCVMD / RECC / HSBC)
  • Mise en application du CCVMD avec l’exercice « VDM »
  • Les formateurs ont ensuite donner quelques conseils pour gagner en efficacité (technique du fagot« jeune, ambitieux et parfois vicieux », …)
  • Orientation (repérage en allant du plus grand au plus petit, lignes de niveau, prise d’azimut, ligne d’arrêt, erreur volontaire, …)
  • Traitement de l’eau : rendre traitable (décantation/filtration) puis traitement (chimique/thermique) >>> (toutes les infos ici)

Une fois le « terrain de jeu », le scénario de l’après-midi et de la nuit nous a été donné (nous sommes partis pour une rando à la journée et une situation nous oblige à dormir sur place avec le peu que nous avons dans notre sac prévu pour la journée). Le déroulement a été le suivant :

  • Préparation du fond de sac (reprise des principes généraux, et notamment le CCVMD)

  • Présentation abri pour la nuit avec un rappel sur le RECC (isolation du sol avec un tapis de feuille, structure de l’abri, …) et la sécurité nécessaire avec le feu (HSBC)
  • Mise en place abri (récupération d’environ un demi stère de bois, table à feu, …)
  • De la botanique pour voir avec quoi en situation dégradé on peut se remplir l’estomac (espèces communes, qualités nutritive, …) et les dangers existants (plantes toxiques, déjections d’animaux, …)

  • Débrief de la journée et discussion autour du feu

Nuit

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La nuit a été un moment de mise en pratique et d’expérimentation important (gestion du feu et du stock de bois, organisation des quarts de veille, …).

Guillaume et Julien sont passés à plusieurs reprises pour s’assurer que la nuit se passait bien pour chaque sous-groupe.

Jour 2

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Chaque sous-groupe a pu maintenir le feu en vie jusqu’à la fin de la nuit et ainsi à pu faire chauffer de l’eau bien utile pour la préparation du p’tit dej.

Le journée a commencé par un débrief de la nuit et la consommation de thé histoire de s’assurer de la bonne hydratation de chacun puis s’en est suivi le démontage du « campement » et la « remise en état » du lieu (leave no trace).

Ensuite nous avons travaillé à apprendre à faire du feu, non plus à partir d’une flamme et d’un allume feu mais à partir d’une flamme seule, d’étincelles et enfin d’une braise. Pour en arriver là nous sommes passé par les étapes suivantes :

  • Collecte de bois bien sec (mort sur pied/résineux/…)
  • Utilisation en sécurité du couteau (gant, sens de coupe, lame calé sous le genoux, …)
  • Destruction de 2 Mora ;)
  • Réalisation de copeaux (angle, force, rotation, dimension des copeaux, …)
  • Usage du firesteel pour allumer à partir d’étincelle
  • Ecorce de bouleau/amadou/bois gras/…
  • Le grand final avec l’utilisation du briquet à percussion, du coton carbonisé, d’un mélange de copeaux ultrafin et plus épais et des gaz de pyrolyse :).

Ce grand atelier a eu le droit à un entracte salvateur (repas et sieste).

La journée s’est terminé par le débrief de la journée et celui de la formation, nous étions tous unanimes quant à notre satisfaction sur le déroulement du stage et les bons moments passés.

Points forts

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Sur le plan formel, le CEETS rempli son contrat en respectant le programme de formation annoncé :)

Sur un plan plus subjectif (et vu le debrief final des participants, l’avis est sans aucun doute partagé) apprécié le coté non directif et non infantilisation de la formation. J’ai le sentiment d’avoir passé un week-end avec des potes très expérimentés dans le domaine et qui nous partageais leurs connaissances sous formes de conseils et qui veillaient sur notre sécurité. Plein de bienveillance donc :)

Guillaume et Julien on su gérer ce stage en grand professionnel et en bon pédagogue, en respectant chacun et en démontrant à plusieurs reprises une forte détermination à réussir (même avec les firesteel les plus récalcitrants ;))

Merci à tous pour ce weekend ! De bons souvenirs et vivement le stage de survie N3 ;) »

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Fait : Stage de Survie N2 dans le Pilat(42) les 11 et 12 Novembre 2017

Toutes les photos de cette article ont été prise lors du stage par Guillaume H.  Merci à lui.

Il n’y a jamais deux stages identiques. Bien sûr le CEETS a à cœur de peaufiner les contenus de ses stages et de transmettre une base  identique quelque soit le lieu et le profil des encadrants.  Mais comme on adapte en temps réel au groupe, à la météo. Du coup jamais deux stages identiques…

Et puis il y a l’immuable, ce qui ne change pas d’un stage à l’autre surtout dans le Pilat! C’est ce micro-climat ultra pédagogique, pluie, neige, vent, humidité, fourchette de t°c entre -1°c et + 1°c. Le genre de chose qu’il ne faut pas dire quand tu veux attirer du monde avec une arrière pensée commerciale touristique MAIS que tu revendique haut et fort quand tu bosse au CEETS et que tu sais à quel point à la sortie d’un tel week-end tes stagiaires ont fait un bon en avant, vécu une expérience vraiment utile…

Alors oui, cette année encore, de la part de François organisateur de ce stage qui nous a trouvé ce spot et de Chris descendu de ses Pyrénées pour l’occasion, FÉLICITATION à notre groupe de stagiaire.

Félicitations pour avoir appliqué les principes malgré les difficultés, vous être plié à nos mises en situation régulières, avoir maintenu votre centre masse à 37°c pour continuer d’accumuler les infos dispensées, avoir « passé » la nuit sans sac de couchage.

Vous êtes tous, là, réellement outillé pour réagir efficacement pour vous et votre entourage à un soucis de type bivouac d’urgence…

Du coup François et Chris content, François et Chris remettre ça l’année prochaine, même endroit, même période ;)

Programme des stages de survie Niveau 2 et autres dates :

Stage de survie niveau 2

 

 

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Quelle nourriture emmener en randonnée ?

Savoir choisir sa nourriture lorsque vous partez en randonnée et que vous devez la transporter sur votre dos n’est pas toujours chose facile.

Je vais vous fournir dans cet article les bases pour préparer vos rations journalières de façon pragmatique et efficace. Utilisable lors de vos sorties comme dans un stage de survie au CEETS.

Lorsque vous préparez votre stock de nourriture avant de partir en randonnée, vous devez avant tout :

  • Maximiser l’efficacité nutritionnelle de chacun de vos repas en termes d’apports caloriques,
  • Minimiser le poids et le volume de chacune de vos rations alimentaires.

Ces deux paramètres essentiels s’articulent autour de 4 règles que vous pouvez adapter à vous, vos habitudes alimentaires et vos pratiques :

Je mettrais une de mes dernières listes de bouffe en fin d’articles pour illustrer l’article.

Règle N°1 : Connaître ses besoins nutritionnels quotidiens en Kilocalories (Kcal)

Connaître ses besoins quotidiens en apports caloriques est un paramètre très important, car il va conditionner votre capacité à fournir un effort, à récupérer de votre journée de randonnée, et à reconstituer vos réserves énergétiques pour être d’attaque le lendemain.

Si votre apport calorique est trop faible, la fatigue va rapidement vous ralentir et votre régulation thermique sera moins efficace.

Résultat : en enchaînant les journées de randonnée, en fournissant l’effort conséquent que représente la marche avec dénivelé sans compter le poids du sac sur votre dos, votre condition physique et mentale se dégradera.

Vous souffrirez d‘inconfort thermique la nuit dans votre sac de couchage (en clair, vous aurez froid), et chaque matin, vous vous sentirez de plus en plus fatigué et faible.

Donc pas la peine de rogner sur vos apports caloriques nécessaires à votre bonne condition physique dans le but de vous alléger à tout prix, sans bien peser le pour et le contre !

Sauf si vous connaissez très bien vos besoins et votre métabolisme, que vous êtes prêts à vous rationner et à tirer un peu sur la corde… dans le but de prendre d’assaut la première pizzeria que vous trouverez à votre retour à la civilisation !

Trouver le bon équilibre calorique se fait sur la durée, en pratiquant et en expérimentant. Un conseil : chaque jour, prenez des notes sur votre ressenti. Avez-vous trop mangé ? Pas assez ? La ration était-elle suffisante ? Vous pourrez ensuite vous replonger dans vos notes avant un prochain départ en randonnée afin de ne pas reproduire certaines erreurs…

On trouve facilement sur internet des calculateurs en besoins caloriques qui peuvent vous aider à avoir une idée rapide de vos besoins sans passer par de longs et laborieux tests. Il suffira ensuite d’affiner. La formule utilise en général l’âge, le poids, l’activité, la taille.

Règle N°2 : Connaître l’équivalent calorique en poids d’un aliment

Gardez en tête que 100g de nourriture doit vous apporter au minimum 500 Kcal.

Je mixe la règle N°1 et la N°2 : si vous avez besoin de 3000 Kcal par jour,vous devez porter 600g de nourriture, soit 200g de nourriture par repas.

Voilà, ceux qui sont pressés ont leur principe de base pour filer au supermarché ou au magasin bio du coin ! Pour les autres on va creuser un peu plus…

J’aime ce calcul car il marche tout le temps, quand je suis pressé, fatigué, déshydraté, loin de mon magasin préféré…On peut l’appliquer de façon brute, afin d’éviter de se laisser aller à la dérive et rajouter un peu de ça qui a l’air si bon et finir de vider dans son Ziploc ce fond de muesli et ainsi foirer complètement notre quête d’allégement alimentaire !!! « et ça tu le prends pas »… « oh !!! si aller c’est pas pour quelq… » Non, bordel ! On a une règle mathématique et on l’applique.

Petit rappel :

  • 1 g de glucide = 4Kcal
  • 1g de protéine = 4Kcal
  • 1g de lipide = 9Kcal

Vous allez devoir lire les étiquettes nutritives de chaque produit alimentaire convoité. Vous allez y passer un peu de temps au début, mais ensuite vous connaîtrez un large panel de possibilités que vous pourrez adapter à vos envies du moment.

530 kcal pour 100g pour du chocolat au lait. J’en prend minimum une tablette de 100g par jour.

Quels aliments sont bons pour la randonnée ?

Il y a les classiques, le chocolat qui dépasse facilement les 500 Kcal /100g, les fruits à coques (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de macadamia, noix tout court…) qui contiennent entre 600 et 700 Kcal /100g.

Les chips de pomme de terre et les tranches de bananes frites représentent également un bon rapport poids / calories. Pour résumer, n’écoutez pas les nutritionnistes : l‘alliance lipide/glucides, c’est exactement ce qu’il vous faut !

L’erreur à éviter : n’emporter QUE du beurre (j’ai des noms !) en pensant qu’on a tout compris au mathématiques et que 100g = 900 Kcal et que le monsieur il a dit «on a une règle mathématique on l’applique, bordel ! »… Croyez-moi, 3 repas par jour juste à base de beurre et bien ça pèse un peu sur la digestion et le moral…

En revanche vous pouvez lisser notre calcul savant en emportant de la purée en flocon (350 à 400 Kcal / 100g) et du beurre salé dans une petite boîte hermétique qui vous apportera environ 750 Kcal / 100g. Vous voyez l’idée ?

En suivant cette règle n°2 vous pourrez manger de bonnes choses efficaces d’un point de vue nutritionnel, ou seulement efficaces en apport d’énergie et en poids transporter avec parfois un peu de monotonie… ben oui !

Règle N°3 : N’emporter en randonnée que des aliments secs ou déshydratés

Inutile de transporter en plus de l’eau de boisson l’eau contenue dans les aliments ! Vous pourrez toujours réhydrater vos aliments au moment de leur préparation avec de l’eau que vous aurez puisé sur le terrain.

L’eau contenue dans certains aliments peut représenter 80% de leurs poids, et bien plus dans certain cas. Pour 3 litres de lait, vous préférez transporter 3 kilos de lait liquide ou 300g de lait en poudre ?

Exit donc les raviolis en conserve, le coq au vin dans son bocal en verre ou la soupe de potirons en brique !

Règle N°4 : Gérer le conditionnement des aliments en randonnée

Qui dit gérer le conditionnement des aliments, dit anticiper la production de déchets. Avant de partir en randonnée, débarrassez-vous des contenants inutiles (emballages plastiques divers) ou rigides.

Reconditionnez vos aliments dans des Ziplocks : ils sont solides, étanches, ne pèsent rien et au fur et à mesure que vous les viderez, ils prendront moins de place dans votre sac de randonnée.

Amusez-vous à peser vos déchets à votre retour, c’est toujours instructif… et prenez des notes pour faire mieux la prochaine fois !

Quelques conseils supplémentaires sur la nourriture en randonnée

  • Veillez à avoir un équilibre entre base salée et sucrée, quelques soient vos attirances alimentaires habituelles. Une fois sur les chemins il se passe plein de choses au niveau métabolique, les besoins changent, on s’acclimate. Le sel est indispensable pour pouvoir remplacer celui évacué par la transpiration pour palier au problème de déshydratation. Le sucre sous toute ses formes est un carburant efficace pour l’action comme pour la récupération.
  • Essayez de rester simple lors du choix de vos aliments, ça vous laisse plus de possibilités d’adaptation. Un plat tout prêt ne vous permet pas comme des flocons de purée ou du riz de l’adapter à votre envie du moment : salée, sucrée, nature…
  • Évitez les surprises alimentaires, ce n’est pas le moment de découvrir une nouveauté qui passera mal (en termes gustatifs comme nutritifs) perdu au milieu d’un orage…
  • Prévoyez au moins un repas ultra simple à préparer. Dans ce cas, le plat lyophilisé trouve sa place en cas de grosse fatigue après une longue journée de randonnée…
  • Prévoyez qu’une part de vos aliments n’aient besoin de rien comme ajout ou préparation pour être consommé. Le top étant de savoir que vous pourrez manger quelque chose de froid, de chaud, réhydraté ou pas, toujours pour pouvoir pallier à des soucis de parcours (pas assez d’eau pour cuisiner, plus de gaz, brûleur en panne, grosse flemme ou fatigue).
  • Prenez des vitamines, même si les risques de carence sont faibles sur des durées courtes à moyennes et que sur les séjours plus longs on finit toujours par se ravitailler. Mais comme vous allez fournir un effort peu habituel dans le cadre votre randonnée, je recommande de fournir tout ce qu’il faut à la machine…
  • Attention au temps de cuisson de certains aliments (riz, lentilles…), soupe etc… Surtout si vous transportez l’énergie nécessaire à leur cuisson (gaz, essence, alcool…). Sachez qu’il existe des aliments précuits et déshydratés (riz, quinoa).
  • Je prends toujours des aliments que j’adore manger et des choses moins bonnes. C’est important de pouvoir manger quelque chose de bon suivant les conditions (nourriture de réconfort), mais être sûr d’avoir quelques chose qui va traîner au fond du sac si on est trop gourmand !).

Voilà ! Avec ces 4 règles de bases et mes conseils mûris avec mon expérience sur le terrain, vous êtes maintenant en mesure de prépare rvos rations alimentaires pour une randonnée, en fonction de vos besoins, de vos goûts et de vos habitudes alimentaires.

Vous pouvez reproduire mes conseils de manière très radicale pour arriver à une efficacité énergétique et un poids très bas au détriment du plaisir de manger, ou vous accorder des marges, tricher un peu sur la règle N°2 pour ne pas être d’une humeur fracassante sur les sentiers !

Dans une prochaine partie on creusera un peu certains points vus plus haut. D‘ici là bonne préparation, hydratez–vous et prenez des notes !

Mon menu de randonnée

Comme promis sur ma page Facebook je vous partage ce que j’ai emporté avec moi lors de ma dernière randonnée. Cette liste de nourriture vaut pour 10 repas (je précise qu’une fois sur le terrain je mange quand je veux et comme je veux, ma seul préoccupation c’est d’avoir ma ration calorique journalière).

avant le départ

La météo prévue pour ma randonnée n’était pas top avec chute de température et petite chute de neige. J’ai donc compensé ces conditions météo plus fatigantes en augmentant mon apport calorique : 3000 Kcal / jour, soit 1000 Kcal / repas.

  • 100G de quinoa précuit <> 355 Kcal
  • 200g de chips de pdt <> 1 080 Kcal
  • 185g de Balisto (10 barres) <> 930 Kcal
  • 550g de muesli<> 2623 Kcal
  • 80g chocolat en poudre <> 692 Kcal
  • 125g purée flocon <> 453 Kcal
  • 200g de crakers bio <> 910 Kcal
  • 254g de pavé au poivre <> 990 Kcal
  • 130g biscuit petit beurre <> 639 Kcal
  • 300g de chocolat au lait <> 1665 Kcal
  • 60g de beurre salé <> 435 Kcal
  • 194g soupe en poudre <> 640 Kcal

Total : 2578g pour 11 412 Kcal !

Au final, j’ai eu un excédent de 1412 Kcal par apport à mes prévisions théoriques. Cela me laisse le choix de virer facilement un peu de bouffe ou de me dire que je peux passer une nuit et un petit déj léger de plus dehors…

Une photo qui date de 2009. J’y trouve un déséquilibre entre base sucrée et salée. Il manque des matières grasses et des protéines. Typiquement une ration ici pour 4 jours et 3 bivouacs où j’ai été très en dessous de mes besoins. Grosse grosse fringale au retour au véhicule ;)

Photo de 2009

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Fait : Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées du 24 au 28 Juillet 2017

Petit retour sur cette première collaboration entre ARTAHE Voyage Muletier et le CEETS spécialiste de la formation en milieu naturel.

-L’idée était de proposer une formation itinérante sur 5 jours.

-L’objectif : faire le tour du Pic du Montaigu et délivrer un contenu pédagogique permettant d’acquérir de l’autonomie en moyenne montagne estivale.

Passage d’un col…

Pour ce faire nous avons mis sur pieds une caravane muletière conduite par Delphine.

Ainsi les mules assuraient le transport du matériel de bivouac et de la nourriture et la muletière gérer le tout en plus de nous mitonner des repas mille étoiles au guide du vadrouilleur des montagnes…

Repas type Afrique du Nord, merguez, michouia, olive cassée, torchi tunisien… voyage sur le terrain, voyage des saveurs…

Résultat, une bien belle Aventure (noté le A majuscule), tant sur le plan humain que sur la gestion sur le terrain.

La météo nous a épargné que de la neige et de la grêle, le parcours a demandé des ajustements en temps réel pour pouvoir faire passer les mules, demandant l’abandon d’un point de bivouac lorsque la caravane s’est retrouvée dans le brouillard à chercher un passage moins technique…

Petit déjeuner…

Très bon exercice pour démontrer le non attachement au plan de départ et de basculer sur le plan B.

Au final, objectif atteint avec mise en situation de pas mal de principes prévus au programme.

Point carte. L’orientation surement le module le plus travaillé.

Delphine, Robin et moi même remercions chaque stagiaire pour leur implication active dans la vie de la caravane, leur bonne humeur et leur appétit pour apprendre et découvrir.

Un grand merci aussi pour le partage des photos.

Cette Aventure sera reconduite en 2018.

 

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Fait : Randonnées Sauvage dans les Vosges

« De toute façon vous vous êtes clairement tapé la pire météo du mois ». C’est sur ces paroles enjôleuses qu’Olivier Pohl, notre AMM favori à entamé la descente qui devait nous ramener à la civilisation, après une semaine à explorer le massif vosgien.

« Et avec le sourire ! »

Le sourire c’est celui que donne la satisfaction d’évoluer dans la nature lorsque l’apprentissage se fait doucement, au rythme de chacun, et que le groupe devient capable d’accompagner les éléments et de s’y adapter. Ce sourire, c’est celui que l’on a lorsque, de fait, on se sent capable de profiter pleinement de tout ce que les montagne vosgiennes peuvent nous proposer. Le soleil et les pâturages, les lacs, les forêts, mais aussi la pluie le vent, les dénivelés qui, petit à petit familiers, deviennent alors de magnifiques spectacles à contempler, et les récompenses de notre progression personnelle.

Durant cette randonnée d’apprentissage, 6 stagiaires ont appris les bases de la survie. Ils ont surtout appris à ne pas y être confronté : par une approche raisonnée dans la gestion de leurs besoins et de leurs capacités, par l’acquisition des compétences leur permettant de vivre confortablement sur le terrain. Abris, feu, gestion de l’eau et de l’effort.

Hôtel 4 étoiles

Pour la partie plaisir, c’est du coté de la gastronomie de terrain que certains choix stratégiques ont été faits. Au menu : pizzas au feu de bois, hachis de légumes, risotto aux girolles bushcraft et son parmesan, tarte au citron de survie en dessert…

Petit hachis de légumes…

Parce qu’il faut savoir prendre le temps de nourrir également son esprit en gourmandises locales, notre AMM du cru a su prendre le temps de faire découvrir la riche histoire de ces montagnes de leur genèse aux tourments de la guerre qui les ont façonnées.

Forêt enchantée

La perfection est imparfaite, sinon on s’y ennuie. Merci, les Vosges pour votre rigueur climatique et pédagogique mais aussi pour vos charmes millénaires. Merci à vous, stagiaires, sans qui ce stage n’aurait pas été le même. On revient l’année prochaine.

 

 

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