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Quelle nourriture emmener en randonnée ?

Savoir choisir sa nourriture lorsque vous partez en randonnée et que vous devez la transporter sur votre dos n’est pas toujours chose facile.

Je vais vous fournir dans cet article les bases pour préparer vos rations journalières de façon pragmatique et efficace. Utilisable lors de vos sorties comme dans un stage de survie au CEETS.

Lorsque vous préparez votre stock de nourriture avant de partir en randonnée, vous devez avant tout :

  • Maximiser l’efficacité nutritionnelle de chacun de vos repas en termes d’apports caloriques,
  • Minimiser le poids et le volume de chacune de vos rations alimentaires.

Ces deux paramètres essentiels s’articulent autour de 4 règles que vous pouvez adapter à vous, vos habitudes alimentaires et vos pratiques :

Je mettrais une de mes dernières listes de bouffe en fin d’articles pour illustrer l’article.

Règle N°1 : Connaître ses besoins nutritionnels quotidiens en Kilocalories (Kcal)

Connaître ses besoins quotidiens en apports caloriques est un paramètre très important, car il va conditionner votre capacité à fournir un effort, à récupérer de votre journée de randonnée, et à reconstituer vos réserves énergétiques pour être d’attaque le lendemain.

Si votre apport calorique est trop faible, la fatigue va rapidement vous ralentir et votre régulation thermique sera moins efficace.

Résultat : en enchaînant les journées de randonnée, en fournissant l’effort conséquent que représente la marche avec dénivelé sans compter le poids du sac sur votre dos, votre condition physique et mentale se dégradera.

Vous souffrirez d‘inconfort thermique la nuit dans votre sac de couchage (en clair, vous aurez froid), et chaque matin, vous vous sentirez de plus en plus fatigué et faible.

Donc pas la peine de rogner sur vos apports caloriques nécessaires à votre bonne condition physique dans le but de vous alléger à tout prix, sans bien peser le pour et le contre !

Sauf si vous connaissez très bien vos besoins et votre métabolisme, que vous êtes prêts à vous rationner et à tirer un peu sur la corde… dans le but de prendre d’assaut la première pizzeria que vous trouverez à votre retour à la civilisation !

Trouver le bon équilibre calorique se fait sur la durée, en pratiquant et en expérimentant. Un conseil : chaque jour, prenez des notes sur votre ressenti. Avez-vous trop mangé ? Pas assez ? La ration était-elle suffisante ? Vous pourrez ensuite vous replonger dans vos notes avant un prochain départ en randonnée afin de ne pas reproduire certaines erreurs…

On trouve facilement sur internet des calculateurs en besoins caloriques qui peuvent vous aider à avoir une idée rapide de vos besoins sans passer par de longs et laborieux tests. Il suffira ensuite d’affiner. La formule utilise en général l’âge, le poids, l’activité, la taille.

Règle N°2 : Connaître l’équivalent calorique en poids d’un aliment

Gardez en tête que 100g de nourriture doit vous apporter au minimum 500 Kcal.

Je mixe la règle N°1 et la N°2 : si vous avez besoin de 3000 Kcal par jour,vous devez porter 600g de nourriture, soit 200g de nourriture par repas.

Voilà, ceux qui sont pressés ont leur principe de base pour filer au supermarché ou au magasin bio du coin ! Pour les autres on va creuser un peu plus…

J’aime ce calcul car il marche tout le temps, quand je suis pressé, fatigué, déshydraté, loin de mon magasin préféré…On peut l’appliquer de façon brute, afin d’éviter de se laisser aller à la dérive et rajouter un peu de ça qui a l’air si bon et finir de vider dans son Ziploc ce fond de muesli et ainsi foirer complètement notre quête d’allégement alimentaire !!! « et ça tu le prends pas »… « oh !!! si aller c’est pas pour quelq… » Non, bordel ! On a une règle mathématique et on l’applique.

Petit rappel :

  • 1 g de glucide = 4Kcal
  • 1g de protéine = 4Kcal
  • 1g de lipide = 9Kcal

Vous allez devoir lire les étiquettes nutritives de chaque produit alimentaire convoité. Vous allez y passer un peu de temps au début, mais ensuite vous connaîtrez un large panel de possibilités que vous pourrez adapter à vos envies du moment.

530 kcal pour 100g pour du chocolat au lait. J’en prend minimum une tablette de 100g par jour.

Quels aliments sont bons pour la randonnée ?

Il y a les classiques, le chocolat qui dépasse facilement les 500 Kcal /100g, les fruits à coques (amandes, noisettes, noix de cajou, noix de macadamia, noix tout court…) qui contiennent entre 600 et 700 Kcal /100g.

Les chips de pomme de terre et les tranches de bananes frites représentent également un bon rapport poids / calories. Pour résumer, n’écoutez pas les nutritionnistes : l‘alliance lipide/glucides, c’est exactement ce qu’il vous faut !

L’erreur à éviter : n’emporter QUE du beurre (j’ai des noms !) en pensant qu’on a tout compris au mathématiques et que 100g = 900 Kcal et que le monsieur il a dit «on a une règle mathématique on l’applique, bordel ! »… Croyez-moi, 3 repas par jour juste à base de beurre et bien ça pèse un peu sur la digestion et le moral…

En revanche vous pouvez lisser notre calcul savant en emportant de la purée en flocon (350 à 400 Kcal / 100g) et du beurre salé dans une petite boîte hermétique qui vous apportera environ 750 Kcal / 100g. Vous voyez l’idée ?

En suivant cette règle n°2 vous pourrez manger de bonnes choses efficaces d’un point de vue nutritionnel, ou seulement efficaces en apport d’énergie et en poids transporter avec parfois un peu de monotonie… ben oui !

Règle N°3 : N’emporter en randonnée que des aliments secs ou déshydratés

Inutile de transporter en plus de l’eau de boisson l’eau contenue dans les aliments ! Vous pourrez toujours réhydrater vos aliments au moment de leur préparation avec de l’eau que vous aurez puisé sur le terrain.

L’eau contenue dans certains aliments peut représenter 80% de leurs poids, et bien plus dans certain cas. Pour 3 litres de lait, vous préférez transporter 3 kilos de lait liquide ou 300g de lait en poudre ?

Exit donc les raviolis en conserve, le coq au vin dans son bocal en verre ou la soupe de potirons en brique !

Règle N°4 : Gérer le conditionnement des aliments en randonnée

Qui dit gérer le conditionnement des aliments, dit anticiper la production de déchets. Avant de partir en randonnée, débarrassez-vous des contenants inutiles (emballages plastiques divers) ou rigides.

Reconditionnez vos aliments dans des Ziplocks : ils sont solides, étanches, ne pèsent rien et au fur et à mesure que vous les viderez, ils prendront moins de place dans votre sac de randonnée.

Amusez-vous à peser vos déchets à votre retour, c’est toujours instructif… et prenez des notes pour faire mieux la prochaine fois !

Quelques conseils supplémentaires sur la nourriture en randonnée

  • Veillez à avoir un équilibre entre base salée et sucrée, quelques soient vos attirances alimentaires habituelles. Une fois sur les chemins il se passe plein de choses au niveau métabolique, les besoins changent, on s’acclimate. Le sel est indispensable pour pouvoir remplacer celui évacué par la transpiration pour palier au problème de déshydratation. Le sucre sous toute ses formes est un carburant efficace pour l’action comme pour la récupération.
  • Essayez de rester simple lors du choix de vos aliments, ça vous laisse plus de possibilités d’adaptation. Un plat tout prêt ne vous permet pas comme des flocons de purée ou du riz de l’adapter à votre envie du moment : salée, sucrée, nature…
  • Évitez les surprises alimentaires, ce n’est pas le moment de découvrir une nouveauté qui passera mal (en termes gustatifs comme nutritifs) perdu au milieu d’un orage…
  • Prévoyez au moins un repas ultra simple à préparer. Dans ce cas, le plat lyophilisé trouve sa place en cas de grosse fatigue après une longue journée de randonnée…
  • Prévoyez qu’une part de vos aliments n’aient besoin de rien comme ajout ou préparation pour être consommé. Le top étant de savoir que vous pourrez manger quelque chose de froid, de chaud, réhydraté ou pas, toujours pour pouvoir pallier à des soucis de parcours (pas assez d’eau pour cuisiner, plus de gaz, brûleur en panne, grosse flemme ou fatigue).
  • Prenez des vitamines, même si les risques de carence sont faibles sur des durées courtes à moyennes et que sur les séjours plus longs on finit toujours par se ravitailler. Mais comme vous allez fournir un effort peu habituel dans le cadre votre randonnée, je recommande de fournir tout ce qu’il faut à la machine…
  • Attention au temps de cuisson de certains aliments (riz, lentilles…), soupe etc… Surtout si vous transportez l’énergie nécessaire à leur cuisson (gaz, essence, alcool…). Sachez qu’il existe des aliments précuits et déshydratés (riz, quinoa).
  • Je prends toujours des aliments que j’adore manger et des choses moins bonnes. C’est important de pouvoir manger quelque chose de bon suivant les conditions (nourriture de réconfort), mais être sûr d’avoir quelques chose qui va traîner au fond du sac si on est trop gourmand !).

Voilà ! Avec ces 4 règles de bases et mes conseils mûris avec mon expérience sur le terrain, vous êtes maintenant en mesure de prépare rvos rations alimentaires pour une randonnée, en fonction de vos besoins, de vos goûts et de vos habitudes alimentaires.

Vous pouvez reproduire mes conseils de manière très radicale pour arriver à une efficacité énergétique et un poids très bas au détriment du plaisir de manger, ou vous accorder des marges, tricher un peu sur la règle N°2 pour ne pas être d’une humeur fracassante sur les sentiers !

Dans une prochaine partie on creusera un peu certains points vus plus haut. D‘ici là bonne préparation, hydratez–vous et prenez des notes !

Mon menu de randonnée

Comme promis sur ma page Facebook je vous partage ce que j’ai emporté avec moi lors de ma dernière randonnée. Cette liste de nourriture vaut pour 10 repas (je précise qu’une fois sur le terrain je mange quand je veux et comme je veux, ma seul préoccupation c’est d’avoir ma ration calorique journalière).

avant le départ

La météo prévue pour ma randonnée n’était pas top avec chute de température et petite chute de neige. J’ai donc compensé ces conditions météo plus fatigantes en augmentant mon apport calorique : 3000 Kcal / jour, soit 1000 Kcal / repas.

  • 100G de quinoa précuit <> 355 Kcal
  • 200g de chips de pdt <> 1 080 Kcal
  • 185g de Balisto (10 barres) <> 930 Kcal
  • 550g de muesli<> 2623 Kcal
  • 80g chocolat en poudre <> 692 Kcal
  • 125g purée flocon <> 453 Kcal
  • 200g de crakers bio <> 910 Kcal
  • 254g de pavé au poivre <> 990 Kcal
  • 130g biscuit petit beurre <> 639 Kcal
  • 300g de chocolat au lait <> 1665 Kcal
  • 60g de beurre salé <> 435 Kcal
  • 194g soupe en poudre <> 640 Kcal

Total : 2578g pour 11 412 Kcal !

Au final, j’ai eu un excédent de 1412 Kcal par apport à mes prévisions théoriques. Cela me laisse le choix de virer facilement un peu de bouffe ou de me dire que je peux passer une nuit et un petit déj léger de plus dehors…

Une photo qui date de 2009. J’y trouve un déséquilibre entre base sucrée et salée. Il manque des matières grasses et des protéines. Typiquement une ration ici pour 4 jours et 3 bivouacs où j’ai été très en dessous de mes besoins. Grosse grosse fringale au retour au véhicule ;)

Photo de 2009
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Fait : Formation et randonnée muletière dans les Pyrénées du 24 au 28 Juillet 2017

Petit retour sur cette première collaboration entre Delphine Crampes muletière et le CEETS spécialiste de la formation en milieu naturel.

-L’idée était de proposer une formation itinérante sur 5 jours.

-L’objectif : faire le tour du Pic du Montaigu et délivrer un contenu pédagogique permettant d’acquérir de l’autonomie en moyenne montagne estivale.

Passage d’un col…

Pour ce faire nous avons mis sur pieds une caravane muletière conduite par Delphine.

Ainsi les mules assuraient le transport du matériel de bivouac et de la nourriture et la muletière gérer le tout en plus de nous mitonner des repas mille étoiles au guide du vadrouilleur des montagnes…

Repas type Afrique du Nord, merguez, michouia, olive cassée, torchi tunisien… voyage sur le terrain, voyage des saveurs…

Résultat, une bien belle Aventure (noté le A majuscule), tant sur le plan humain que sur la gestion sur le terrain.

La météo nous a épargné que de la neige et de la grêle, le parcours a demandé des ajustements en temps réel pour pouvoir faire passer les mules, demandant l’abandon d’un point de bivouac lorsque la caravane s’est retrouvée dans le brouillard à chercher un passage moins technique…

Petit déjeuner…

Très bon exercice pour démontrer le non attachement au plan de départ et de basculer sur le plan B.

Au final, objectif atteint avec mise en situation de pas mal de principes prévus au programme.

Point carte. L’orientation surement le module le plus travaillé.

Delphine, Robin et moi même remercions chaque stagiaire pour leur implication active dans la vie de la caravane, leur bonne humeur et leur appétit pour apprendre et découvrir.

Un grand merci aussi pour le partage des photos.

Cette Aventure sera reconduite en 2018.

 

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Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016 - 01

Fait : Stage de Survie : Formation Intensive Hautes Pyrénées 11 au 13 Novembre 2016

Le stage de survie Formation Intensive c’est déroulé dans une ambiance fraîche, humide. Entre brouillard, pluie et rafale de vent.  Le top pour faire ressortir le coté intensif de cette formation et créer une multitude de cas pratique permettant au staff de faire passer les principes de base sans faire appelle à l’imagination :)

Robin - Feu -Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016 - 01
Robin démo allumage de feu rapide même en condition humide…  là où la technique seule ne suffit plus sans la compréhension fine des principes…

Le programme permet une formation complète sur la gestion des risques,  le choix du matériel, l’organisation de nuit de bivouac en sécurité et confortable, l’orientation et la navigation, la psychologie  et met l’accent sur une possible dégradation du plan initialement prévu : devoir passer une nuit dehors alors qu’il s’agissait d’une sortie à la journée.

Bivouac d'urgence en équipe - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Le chamallow comme ration de survie!!! elle devait pas être coupée au montage cette photo??? :D

Dans un tel cas, savoir détourner le matériel présent sur soi et dans le sac, avoir un équipement polyvalent,  gérer son stress , accepter la situation , établir des priorités et agir, continuer à gérer son groupe et fonctionner en équipe ne s’improvise pas .

Chris - Faire son sac - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Avoir du matos c’est bien, savoir le protéger, le ranger et acquérir des automatismes pour faire son sac c’est mieux…

Pouvoir simuler et faire vivre une situation qui contraint à sortir du cadre, à modifier ses objectifs (rentrer à la maison à telle heure, accepter le fait que l’on soit égarer…) en toute sécurité permet d’encrer en chacun une expérience qui sera vécu moins violemment si un jour la situation se présente dans la vraie vie.

Pause repas - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
La météo nous lâche au moment de la pause du samedi midi… remboursé!!!

Mission accomplie pour tout le groupe et avec le sourire.  Moniteurs heureux.

Groupe - Stage de survie - CEETS - Formation Intensive - Hautes-Pyrénées - Nov 2016
Après 3 jours dehors avec un confort rustique, ils ont tous dans les yeux cette lueur qui peut se traduire par : « je l’ai fait » ;)

Le prochain stage Formation Intensive dans les Pyrénées aura lieu à l’automne 2017. Date à venir.

 

 

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stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_01

Retour sur une aventure au Tibet

13 octobre 2016. Voilà trente minutes que notre trek à travers l’ancien royaume tibétain de Nangchen a commencé. Nous cheminons sur une mince couche de neige lorsque survient une rencontre incroyable : un lynx nous regarde depuis un rocher en hauteur. Pendant de longues minutes, nous nous observons mutuellement, avant que l’animal sauvage ne disparaisse dans la montagne.

stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 07
De tous cotés, le plateau à perte de vue. Il faudrait milles vies pour le parcourir, le découvrir. Dépaysement complet…

Des rencontres étonnantes comme celle-ci ne manquerons pas les jours suivants : singes des forêts résineuses de Baizha, ours bleu du Tibet, petits bharals (un caprin sauvage que l’on trouve jusqu’à 5 500 mètres d’altitude !), gypaètes barbus, et bien d’autres.

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_02
6 humains en autonomie dans une zone hors des circuits touristiques. Pour les quelques habitants rencontrés, certains n’ont vu des européens qu’à la télé et notre aventure suscite de nombreuses interrogations. Tout en faisant remonter à l’esprit le temps passé où toutes les familles nomades vivaient sur le plateau, se déplaçant au rythme des saisons et des troupeaux… Aujourd’hui ils luttent pour maintenir leur culture et leur mode de vie…

Rencontres, aussi, avec les habitants de ces contrées reculées du Tibet : nomades khampas et leurs troupeaux de yacks, fermiers, moines bouddhistes qui nous ont reçu dans leurs monastères aux allures de cités médiévales fortifiées… Moments inoubliables aussi, comme la traversée de ces immensités sauvages. Ou ces soirées à cuisiner et discuter autour d’un feu de bois, à contempler la voute étoilée, avant d’aller dormir confortablement sous sa tente.

 

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_02
Yak en liberté,  le camp nomade n’est pas loin…

Huit jours de marche en montagne, en haute altitude et en autonomie : il ne s’agissait pas d’un stage CEETS, même si l’un de nos moniteurs (Chris Cotard) y participait pour assurer la sécurité en binôme avec Luc Richard (guide et organisateur du trek, qui a vécu dix ans en Chine et au Tibet). Ce type d’immersion fait prendre pleinement conscience de l’intérêt et de l’efficacité des techniques et principes enseignés lors des stages proposés par le CEETS.

stage de survie CEETS - Trek Tibet 2016_03
Feu de camp à 4000m d’altitude, juste avant d’arriver sur le haut plateau…

Les journées de marche en elles-mêmes n’étaient pas très difficiles (400 mètres de dénivelé en moyenne sur des sentiers faciles). Malgré quelques légères chutes de neige, les conditions météos étaient excellentes. Mais l’environnement du trek présentait un certain engagement : la haute altitude (entre 3 900 et 4 500 mètres), l’éloignement et le principe de l’autonomie en pleine nature demandent une rigueur que nos stages aident à acquérir.

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Passage de col, et descente dans une vallée qui nous éloigne encore de tout axe fréquenté… Pas de balisage, pas de panneau, pas d’aménagement…  liberté totale.
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Traverser la rivière encore et encore  pour chercher le meilleur passage et finir par marcher pieds nus…

Une expérience qui sera rééditée en 2017 et pour la préparation de laquelle un stage N1 est recommandé. Chaque futur participant doit en effet prendre conscience que pour réaliser un tel voyage il n’est pas inutile de savoir bien choisir son matériel, de n’emporter que le nécessaire et de savoir réagir en cas d’imprévu. Tout cela afin de profiter pleinement du séjour.

stage de survie CEETS Tibet 2016 Nangchen 06
Le tipi fait encore ses preuves sur le plateau tibétain après une tempête nocturne et un réveil tout en fraicheur…

Contact :
Luc Richard, 06 08 16 66 44 / lucrichard1@gmail.com

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Luc Richard en plein cours de cuisine chez une famille semi-nomade… Et pour le reste du groupe un cours d’hospitalité à la tibétaine. Très belle rencontre.
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stage de survie CEETS N1 var

Fait : Stage de Survie N1 les 29 et 30 octobre 2016 dans le Var

L’automne en Provence, son ciel bleu, ses forêts de chênes qui commencent à perdre leurs feuilles, des nuits fraiches et des journées agréables font de ce nouveau terrain varois un lieu idéal pour les stages du CEETS.

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l’ambiance provençale…

Luc Richard, moniteur en formation, et Chris Cotard ont pu sans problème s’appuyer sur les caractéristiques de ce terrain pour faire vivre le contenu du stage N1. Et pour transmettre les bases de la survie et de l’autonomie en pleine nature à leurs stagiaires.

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Rallumer le feu, préparer le petit déjeuner, pendant ce temps les stagiaires plient leur camp…

Comme tout le monde est repartit satisfait dimanche en fin de journée, ce nouveau secteur proche de Brignoles accueillera dès 2017 des stages N1 et N2

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Le module abris et poncho…

Détails du programme N1 et prochaines dates :

Stage de survie niveau 1

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Fait : Stage de Survie : Séjour Vie Sauvage « Trek’in Queyras » du 03 au 09 Aout 2016 Hautes-Alpes

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En route…
Qui n’a jamais rêvé de franchir cols et sommets en toute liberté ? Qui n’a jamais rêvé de planter son bivouac loin de la civilisation, à 2 800 mètres d’altitude, au bord d’un lac aux eaux turquoises, au milieu des chamois ? Qui n’a jamais rêvé se baigner dans les rivières, cuisiner son repas sur un feu de camp, dormir la tête dans les étoiles ?
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Un passage avec du bois pour économiser un peu de gaz

Et si vivre c’était ça, tout simplement ? Comme ont vécu nos ancêtres nomades des dizaines de milliers d’années durant ?

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Descente vers un glacier rocheux, à la recherche d’un bivouac
Et c’est ce qu’ont vécu nos six stagiaires et trois moniteurs, au fil des sept jours de ce trek, en autonomie complète, entre itinérance et formation.

L’environnement montagnard est un formidable catalyseur d’apprentissage. Rien de tel que de franchir cinq cols dans la journée ou de gravir un sommet à plus de trois mille mètres d’altitude pour bien comprendre l’intérêt de la gestion de l’effort. Rien de mieux que de dormir dans une vallée glaciaire pour intégrer les principes de la régulation thermique.

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Arnaud monte son bivouac

Le programme de formation aussi bien que les déplacements ont permis de comprendre l’intérêt de la rigueur, essentiel à ce type de projet. Prendre soins de soi et du matériel même avec la fatigue de fin de journée ne prend sens dans l’esprit de tous que par la pratique et l’accumulation d’expérience jour après jour.

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Après une nuit bien humide, retour à la marche

Cette formation a permis à nos stagiaires d’acquérir des techniques accessibles et éprouvées, tout en gagnant plus de confiance en soi. Ils ont découvert les sujets essentiels à l’acquisition d’autonomie en randonnée : sécurité en montagne, choix du matériel et allègement du sac, techniques de progression, physiologie et hydratation, gestion du stress, communication avec les secours en montagne, traitement de l’hypothermie et de l’hyperthermie, choix d’un lieu de bivouac et montage de l’abri, observation de la faune et de la flore de haute montagne.

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Chris explique comment récupérer les coordonnées GPS pour transmission aux secours.

Le passage du col dit du « petit enfer » (2783 mètres d’altitude) leur a prouvé qu’il était possible de s’engager en confiance dans des voies au delà de la zone de confort du néophyte.

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Encore un effort…

Merci à tous, pour votre confiance et votre bonne humeur durant tout le séjour, sous le soleil, le vent en altitude, la pluie et le brouillard.

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Conclusion autour d’un bon repas

Merci à Luc pour la reconnaissance du parcours et merci à Robin pour le coup de main… Et rendez vous l’été prochain, en 2017, pour un nouveau trek dans les Alpes !

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Luc, Robin et Chris,  AMM et moniteurs CEETS
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Fait : Stage de survie « N1+ORNAV » du 14 au 16 Mai 2016 Hautes Pyrénées

Je reproduis ici le retour que Pierre, stagiaire, a fait sur le forum Vie Sauvage et Survie avec son autorisation. Merci à lui :)  :

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Reprenons depuis le début…
Rdv 9h Samedi sur le parking d’une gare routière.

-8h59 Vérification de la check list matériels du CEETS. Quelques minutes après, le groupe était formé; 7 stagiaires (2 femmes & 5 apprentis chacals) sous la tutelle de 2 moniteurs à l’efficacité redoutable dans la transmission de leur savoir & la manière de le faire. C’est parti pour 56h d’immersion dans la Pachamama, nous offrant pour l’occasion une météo parfaite sur 3j/2nuits – pluie/crachat/nuageux/ensoleillé – fourchette de température de -3 deg à environ 15 deg – hygrométrie allant de 99% à sec – brouillard, brume. Le pied pour tester son matériels et ses couches de vêtements, ainsi que la bonne humeur & la bienveillance au sein de notre meute, euh groupe!

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-9h10 Speed dating bushcraft  :love: pour former 2 binômes & 1 trinôme; dans la foulée nous embarquons dans un cortège de voitures pour nous mener à une altitude d’environ 1300m (me corriger si besoin) à proximité du terrain.

-9h30 Mes yeux de citadin sont euphoriques devant ces montagnes, la beauté naturelle & l’atmosphère qui en émane… (Z’avez un gout pour l’esthétisme au CEETS, j’en ai pris plein la tronche!) Déjà je sens que je vais me plaire ici & parmi vous. Après une marche de quelques dizaines de minutes, la confirmation s’opère.

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Pour la suite & concernant le déroulement de l’apprentissage, je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas « gâcher » le plaisir de la surprise / découverte des futurs stagiaires pour un N1.
Mais je peux vous certifier :
-que la règle des 3, ne fait pas intervenir de prof de math ni de calculatrice…
-que Ça Ça Vaut Mille Dollars, n’est pas un western spaghetti…
-que la méthode PERLE, n’est pas un épisode de Jack Sparrow…
-que la théorie du gros, n’est pas un régime montagnard à base de soupe déshydratée & de lard…
-que l’effet chimpanzé n’a rien à
voir avec la suite de « L’armée des 12 singes »…
-que l’anagramme R.E.C.C, n’est pas une touche débutant un enregistrement…
-que la tortue n’est pas juste un animal…
-enfin qu’azimut n’est pas seulement une boutique online!

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L’enseignement est divisé en modules, eux mêmes subdivisés en 1 partie théorique accompagné d’une restitution, mise en pratique. Pour ma part j’y ai découvert et re découvert de nombreuses connaissances, techniques essentielles à intégrer pour la pratique de certaines activités liées à des environnements naturels. Thermoregulation & couches de vêtements, gestion du risque & du stress, 1er secours, orientation/navigation, utilisation & sécurisation d’un couteau à lame fixe, hydratation/traitement de l’eau, confection d’abris rapide, feu… Etc (la liste est incomplète.)
À titre personnel, fréquentant le forum depuis un certain temps je suis passé de la théorie à la pratique. J’ai trouvé remarquable la pédagogie, les modules s’enchainent de manière fluide & à la fois ordonné intelligemment (mécanique et engrenage bien huilé.) On bosse dur, on apprend, on partage, on rigole! (Depuis j’ai de la vaseline/coton/bois gras/chambre à air, briquet & un firesteel autour du cou au cas ou d’un check feu.)
Plus sérieusement je possède un trauma kit et le transporte au quotidien depuis Novembre dernier en espérant qu’il reste hermétiquement fermé ou qu’il sauve une vie en cas de « check pansement compressif » dans la vie quotidienne… Avoir plus de solutions que de problèmes, je l’ai noté aussi!

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Le soir à l’heure du bivouac / diner, en dehors de passer un moment convivial autour d’un feu en compagnie des fourmis, un de mes meilleurs souvenirs restera ces conversations riches & pleines d’humanité qui se font entendre avec le crépitement des flammes et du lard. Un partage d’anecdotes / tranches de vie, d’expériences, de nos références, de philosophie parfois, et de beaucoup de rires.

Ce qui m’a semblé le plus difficile durant le stage a été finalement les derniers instants, au moment de quitter ma meute :'(, nouvellement formé avec qui j’ai partagé cette petite tranche de vie de 56h & qui je le sais déjà impactera mon existence positivement en me rendant plus autonome, libre, et en y ajoutant un gros zeste d’optimisme envers mes semblables. Un régal & un plaisir d’avoir partagé cela avec vous, un bel ancrage!

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Pour tout cela je tiens à remercier en 1er lieu nos « sentinelles bienveillantes » (Chris & Luc) :doubleup:, mes deux soeurs de N1 & mes 4 frères chacals.
Karine, pour son travail dans l’ombre ainsi que El Manitou pour avoir rendu tout cela possible.
Et enfin aux participants actifs du forum qui dispensent soigneusement leurs précieux conseils, trucs, astuces, techniques, retex, test matos, et ceux pour certain depuis des années. Merci pour tout ce signal!  :up:
Je vous encourage tous à le faire & n’hésitez pas, sauf à vouloir rater une très agréable parenthèse dans votre vie quotidienne ainsi que l’opportunité de rencontrer des gens en or.
Lancez vous, sautez le pas, « la seule chose qui empêche nos rêves d’aboutir est la peur d’échouer. »

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Prochain N1+ORNAV les 15-16-17 Avril 2017 dans les Hautes Pyrénées.

Et aussi  le N2+ORNAV les 29-30 Avril et 01 Mai 2017 dans les Hautes-Pyrénées.

ORNAV (orientation navigation)

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Fait : Formation Intensive – 26/27/28 Mars 2016 – Hautes-Pyrénées

Petit retour sur notre nouveau stage de survie Formation Intensive

Pour ce week-end de 3 jours exit tout ce qui touche aux techniques primitives pour se concentrer sur la préparation, l’anticipation et la gestion des situations à risque lors de sortie « outdoor ».

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Le groupe était composé de randonneurs de niveaux différents, une personne en reconversion professionnelle en recherche de savoir sur le milieu naturel, pêcheurs, chasseurs, voyageurs, ainsi qu’une personne avec pour projet de vie l’autonomie énergétique et alimentaire et la construction d’un éco-dôme. Tous animés par l’amour de la nature et le besoin de se sentir mieux préparés pour en profiter pleinement.

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Robin sur le module couteaux

Le programme a été pensé pour que la pratique soit omniprésente. Sans pour autant sacrifier aux explications de base sur la physiologie et sur les savoirs essentiels. Une base théorique est indispensable afin de comprendre le fonctionnement de notre organisme soumis à la fatigue, aux stress, aux intempéries, à la déshydratation…

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Le firesteel ne laisse guère de place à la chance. Le succès tient en une bonne préparation…

Robin et Chris ont relâché Lundi en fin de journée un groupe fatigué mais équipé pour modifier positivement leur approche de la nature. Merci à eux pour leur bonne humeur et leur envie d’apprendre, merci à Robin pour le boulot. C’est toujours un plaisir de bosser avec une personne solide et efficace et qui grille le lard à la perfection :)

 

 

 

 

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Fait : Stage N1+ORNAV . Hautes-Pyrénées. Les 08/09/10 Mai 2015

2 ème édition de cette formule, un Niveau 1, stage de base sur la vie et la survie en milieu naturel, ou l’on apprend à vivre avec son matériel de rando, voyage, trek de façon efficace et confortable, tout en acquérant les priorités pour réagir face à une situation de terrain qui tourne mal. Et le module ORNAV, « orientation/Navigation) pour apprendre et comprendre les savoir-faire de base du couple carte/boussole, items indispensables à toute sortie nature.

Cepo, moniteur en formation, sur le module abris d'urgence. Quand le temps compte il faut des techniques épurées, répétées maintes fois.
Cepo, moniteur en formation, sur le module abris d’urgence. Quand le temps compte il faut des techniques épurées, répétées maintes fois.

Ce stage s’adresse aux personnes de tout niveau et avec des objectifs personnels tel que recherche d’autonomie, préparation de trek aux long cours, ballade en famille tout en sachant préparer et gérer son petit groupe, pour ne pas s’en remettre à la sélection naturelle…. professionnels en déplacement dans des pays où la qualité des secours et le confort nous font prendre conscience de l’intérêt de la préparation en amont. Mais aussi à tout ceux qui ont la responsabilité de groupe en pro ou loisir et ceux qui préparent des concours les destinant à passer beaucoup de temps dehors, seuls ou accompagnés.

1er secours, et déjà une anticipation sur la signalisation avec LA casquette polyvalente par excellence. Visible, étiquette réfléchissante, protection solaire, arrière en filet pour pécher les poissons.... lol
1er secours, et déjà une anticipation sur la signalisation avec LA casquette polyvalente par excellence. Visible, étiquette réfléchissante, protection solaire, arrière en filet pour pécher les poissons….  ;)

Voila donc 13 stagiaires équipés d’une caisse à outil simple et efficace pour leurs projets à venir. A condition bien sûr comme cela est rappelé à chacun de nos stages, de pratiquer régulièrement tous ces principes.

François, sur les 2 utilisation fondamentales de la boussole.....
François, sur les 2 utilisation fondamentales de la boussole…..

Merci à tous les participants, pour le partage d’info et d’expérience, merci aux encadrants François et Cepo pour la qualité de vos interventions et bienveillance sur le groupe et un grand merci à mère nature d’avoir créé des terrains d’apprentissage d’une telle beauté et qualité pédagogique….

A la vue du succès de cette formule, je planche déjà sur la prochaine édition.

Débriefe personnalisé après chaque exercice d'orientation....
Débriefe personnalisé après chaque exercice d’orientation….
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