Tous les articles par David Manise

Retrouvez les articles de David Manise dans Outside France

Outside, c’est « the » magazine d’outdoor et de sports nature aux USA depuis des décennies. Ils sont ceux qui ont découvert et creusé les histoires qui ont donné lieu aux livres et aux films comme « 127 heures », « Into the wild », etc.

David Manise, directeur technique et fondateur du CEETS, entame un partenariat avec la prestigieuse revue Outside, dans sa déclinaison française.

David animera une rubrique « autonomie nature » dans le magazine français, donc. Elle sera publiée deux fois par mois.

David continue évidemment à publier sa rubrique trimestrielle dans Carnets d’aventure :)

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Parution de trois manuels de survie le 25 juin !

Guillaume Mussard, Julien Imbert et Chris Cotard, moniteurs au CEETS, se liguent avec David Manise et les éditions Amphora pour vous offrir trois manuels de survie par biotope :

  • forêt ;
  • grand froid ;
  • montagne.

Ces trois ouvrages sont la suite logique du premier manuel de survie de David, paru en 2016 chez le même éditeur.

Vous pouvez les acheter directement au CEETS — dédicacés par David Manise — dans notre boutique : https://www.shop-stages-survie-ceets.org/

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Kayak de mer et hypothermie, par François Chouvellon

François Chouvellon, en plus d’être moniteur au CEETS, est accompagnateur en montagne, guide de rivière et de kayak de mer, guide polaire, pisteur secouriste artificier, formateur secours en rivière et inondations, etc. Il organise et encadre régulièrement des expéditions en kayak au Spitzberg, entre autres.

Le Titanic coule par beau temps en 1912, il y a 1 489 morts. L’eau est à 0°C, les secours arrivent 1h50 après le naufrage.

Le Lakonia coule en 1963 au large de Madère par une mer calme à une température de 17 à 18°C. A l’arrivée des secours, 3 heures après le naufrage, 113 personnes sur les 200 qui s’étaient jetées à l’eau furent retrouvées mortes.

Contrairement à une idée reçue le risque majeur du kayakiste de mer après un chavirage, n’est pas la noyade, mais bien l’hypothermie.

Un peu de physiologie

L’homme est un homéotherme, c’est-à-dire que son organisme tentera, en toutes circonstances, de maintenir sa température centrale à 37°. Ce principe est valable face à un réchauffement comme face à un refroidissement, la plupart des mécanismes d’adaptations obéirons juste à une logique inverse selon le cas de figure.

Schématiquement on peut considérer l’homme comme formé d’un noyau central entouré d’une coque :

Le noyau central renferme les organes vitaux : cœur, poumons, cerveau et sa température doit rester idéalement à 37°, à l’inverse, la coque entourant ce noyau peut voir sa température varier dans de larges limites, elle se compose des membres et de la peau. Le vecteur de communication entre cette coque et ce noyau est le sang.

Le corps étant capable de détecter des variations de T° de l’ordre du centième de degré, il peut ainsi mettre en marche des mécanismes pour lutter contre le froid et conserver sa température centrale à 37°. Deux moyens naturels sont à sa disposition :

Il va d’une part créer de la chaleur (thermogenèse) grâce à l’exercice musculaire volontaire, le frisson thermique, ou encore l’augmentation du métabolisme de base.

Et d’autre part diminuer la destruction de chaleur par l’organisme (thermolyse). Cela se fait par la coque périphérique s’ouvrant plus ou moins à la circulation sanguine. En cas de refroidissement, le cerveau est informé de la baisse de température cutanée à partir des thermorécepteurs disséminés à la surface de la peau…il commande alors une vasoconstriction des vaisseaux sanguins de la coque périphérique pour que le sang chaud se concentre au centre de la masse et alimente les organes nobles.

Le temps de survie dans l’eau à 18°C n’est que de 3 heures pour plus de 50% des gens. Or 66% de la surface des océans est à une température inférieure à 25°C dont 47% en dessous de 20°C. En Bretagne en hiver, la température de l’eau est entre 8 et 10°C et n’est supérieure à 15°C que pendant 2 mois en été.

A température égale, le refroidissement est 20 à 30 fois plus rapide dans l’eau que dans l’air sec en raison de la conductibilité de l’eau et plus encore si l’eau est en mouvement, ou que la personne chavirée bouge.

Comment perd-on sa chaleur ?

L’organisme humain obéit aux grands principes de la thermodynamique et perd sa chaleur sous l’effet de 4 facteurs possibles :

– Conduction : phénomène de transfert d’énergie thermique qui se produit lorsque deux solides, présentant des températures différentes, entrent en contact.

– Convection : phénomène de transfert d’énergie thermique lié aux mouvements des fluides. Observable particulièrement quand il y a du vent.

– Evaporation : L’évaporation consomme une quantité d’énergie thermique pour le passage de l’état liquide à l’état de vapeur. L’évaporation d’une goutte de sueur s’accompagne donc d’un refroidissement.

– Radiation : émission de rayonnement électromagnétique par un corps chaud. A la façon d’un radiateur, l’homme rayonne constamment.

Si la nature nous pompe notre chaleur grâce à ces 4 phénomènes physiques, tout cela ne se fait pas de manière uniforme et il y a des zones sur le corps qui échanges plus avec l’environnement.

Nous avons vu plus haut que le vecteur de communication entre la coque et le noyau est le sang, les zones du corps qui vont être plus sensibles aux échanges thermiques sont les zones ou les gros vaisseaux sont proches de l’extérieur : le tronc (aines et aisselles), le cou et la tête.

Il est communément admis que les échanges thermiques se font : 20% par la tête, 20% par le cou, 20% par le tronc et 10% par chaque membre.

Qu’est-ce que cela veut dire ? Par exemple, si j’ai un anorak de mer avec capuche, il est 2 fois plus efficace que le même vêtement sans capuche !

C’est quoi l’hypothermie ?

Plusieurs façons de la définir : La médecine parle d’hypothermie à partir d’une température centrale de 35°, il existe même des tableaux cliniques qui nous donnent des étages de température avec les symptômes associés…, mais ce n’est finalement pas très exploitable car chaque personne est différente et la résistance au froid est une compétence très personnelle. Une définition plus juste pourrait être : l’hypothermie c’est quand notre corps est suffisamment refroidi pour que son fonctionnement en soit altéré.

On peut avoir très froid sans être en hypothermie : quand tu as froid, tu grelottes, tu cailles, tu bouges, tu t’actives, tu peux même avoir des gelures… mais tu n’es pas en hypothermie (en danger quand même, mais pas en hypothermie !)

La limite entre le très froid et l’hypothermie c’est la capacité qu’à notre corps à compenser contre le refroidissement. Cela dépend de la quantité de calorie qu’il nous reste à bruler et puis de la volonté que l’on a de vouloir continuer à lutter.

A partir du moment ou il n’y a plus assez de calorie, ou que pour diverses raisons on n’est plus capable de les utiliser, le corps arrête de compenser : c’est la chute vers l’abîme glacial et le processus va très vite. C’est ce que l’on appelle la décompensation. Ce mécanisme est d’ailleurs étroitement lié à l’attitude, au mental et à la volonté.

Conduite à tenir en fonction de 3 stades de gravité :

1- Un kayakiste qui a fait un ou deux séjours dans l’eau, qui accuse la fatigue, qui se plaint d’avoir froid, qui semble au ralenti, qui arrête de lutter ou qui manifeste une sorte d’apathie, est souvent en état d’hypothermie légère.

Il faut agir vite et remettre la personne dans son kayak. Un nouveau dessalage étant fort probable, il est conseillé de rester en radeau avec elle et de la faire remorquer. Il est alors urgent de rejoindre la terre ferme pour pouvoir la réchauffer efficacement. A terre, si on a la possibilité d’être à l’abri (tente ou chambre chaude), ne pas hésiter à changer la personne avec des vêtements secs et rajouter bonnet, tours de cou et un maximum de couches. Une boisson chaude peut lui être proposée à la condition qu’elle soit en état de boire elle-même sans assistance. Surtout ne pas le frictionner ou faire gesticuler pour éviter de chasser l’air chaud (ou ce qu’il en reste) des couches isolantes. Une bouillotte placée entre ses jambes l’aidera également à remonter en température.

2- Un kayakiste qui a séjourné dans l’eau un peu plus longtemps, va être récupéré dans un état d’hypothermie plus important. Il manifeste un état de conscience confus avec des pertes de mémoires et une certaine incohérence et désorientation. A ce stade, il sera plutôt souhaitable de simplement stabiliser la victime pour éviter qu’elle ne se refroidisse d’avantage, être très vigilant lors de sa mobilisation, puis prévenir rapidement les secours :

Pour lutter contre l’hypothermie, notre corps va cloisonner la circulation sanguine, il va shunter les jambes, les bras et même les viscères pour concentrer le sang au-dessus du diaphragme (en périphérie, le volume sanguin peut passer de 3,5L à 0,2L/min et il peut se refroidir dans ces zones jusqu’à 5°)

Que se passe-t-il si l’on mobilise cette personne brutalement ou qu’on lui soulève les jambes pour la déplacer par exemple ? Le cœur se retrouvant soudainement plus bas, le sang refroidi des jambes va descendre par gravité. Et que se passe-t-il si le cœur reçoit d’un coup une giclé de sang à 5° Celsius ?

1- le cœur va envoyer du sang froid dans tout le système central et accélérer son refroidissement.

2- le cœur va subir un choc thermique et risque de s’arrêter, ou de fibriller.

La gestion d’une victime en état d’hypothermie avancée est très compliquée et nécessite une médicalisation d’urgence.

3- Un kayakiste naufragé, qui est récupéré en état d’hypothermie profonde est inconscient et peut sembler mort : pupilles dilatées, peau marbrée ou blanche, battements cardiaques et mouvements respiratoires imperceptibles… L’allonger sur un radeau de 2 kayaks, si possible dans un sac de survie et lui couvrir la tête et le coup. Prévenir le CROSS (à la VHF message d’urgence : PAN PAN)

Dans ces cas de figure, gardez à l’esprit qu’une personne n’est pas morte tant qu’elle n’est pas réchauffée et morte.

Il faut prendre très au sérieux les risques d’hypothermie. La fatigue, la déshydratation, la faim, le vent, la température de l’air et le stress, constituent des facteurs aggravants en cas de dessalage d’un kayakiste. 

Attitude mentale, connaissances et compétences techniques, condition physique et choix des vêtements sont tous autant de moyens d’éviter l’hypothermie.

– Vêtements : Ils ne réchauffent pas le corps. Le corps est chauffé par la chaleur qu’il produit. L’objectif des vêtements sera d’être une couche qui isole et conserve le plus possible cette chaleur. La couche à même la peau doit allier une bonne évacuation de la transpiration et un séchage rapide. La deuxième couche joue un rôle d’isolation thermique, elle emmagasine la chaleur du corps tout en évacuant la transpiration. Cette couche peut être plus ou moins épaisse en fonction de la température extérieure.
La troisième couche sera imperméable, si possible « respirante » et plus ou moins épaisse en fonction des conditions de vent et de température : c’est l’anorak (qui doit être équipé d’une capuche). Par grands froids, bonnet et cagoule seront également indispensables.

La combinaison sèche peut remplacer la troisième couche. En cas de dessalage le corps n’est pas mouillé, le refroidissement s’en trouve donc ralenti.

– Condition physique : Être en forme, mais également en bonne santé ou suffisamment reposé aura son importance. Une exposition régulière et stratégique au froid permettra au corps de développer de meilleures capacités d’adaptation et d’augmenter sa résistance, mais il faut cependant faire attention à la surexposition dont le caractère excessif sera plutôt nuisible à long terme.

– Connaissances et compétences techniques : Plus le kayakiste a une technique éprouvée moins il a de risque de se trouver en difficulté. Tout l’art du kayakiste de mer est de ne pas se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, c’est de pouvoir anticiper, évaluer les risques et prévoir les conditions de navigation. Il faut souvent pratiquer les méthodes de récupération, de remorquage et les scénarios de sauvetage. Prévoir c’est également disposer en back up d’une tenue de rechange complète et chaude ainsi que du matériel de gestion du froid tel que : couverture de survie, sac de survie, chambre chaude/tente, thermos avec boisson chaude, nourriture énergétique, chaufferettes et de quoi pouvoir allumer un feu. Avoir des connaissances, c’est également savoir qu’en cas de séjour dans l’eau froide, la nage sans but aggrave inutilement l’hypothermie, qu’il est préférable d’enfiler un sac de survie et autant que possible rester en position fœtale pour attendre les secours.

– Attitude mentale : Il s’agit là de la compétence la plus fondamentale. La volonté de vivre compte plus que tout, c’est le carburant qui fera de vous une véritable machine à résister au froid. Il s’agit d’une compétence qui se travaille dans une certaine mesure, en s’exposant régulièrement à l’inconfort par exemple. Un autre paramètre qui peut peser dans la balance est d’avoir « une bonne raison de vivre » mais ça, c’est très personnel et personne ne pourra trouver cette raison à votre place…

François Chouvellon

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La formation moniteur au CEETS vue de l’intérieur – par Luc Richard

Une forêt de pins dans la Drôme. Une dizaine de stagiaires, hommes et femmes, debout en cercle autour de David qui nous parle, la main sur son couteau rangé dans son étui. C’est mon premier stage avec le CEETS.
David explique qu’il y a deux règles de sécurité quand on utilise un couteau : « Premièrement, jamais de viande amie dans le chemin du couteau. Deuxièmement, quand on a terminé de se servir d’un couteau, on le range dans son étui. » Cela implique, d’une part, que l’on ne doit jamais circuler un couteau en main ; d’autre part que l’on ne pose jamais son couteau à terre. Dit comme cela, ça n’a l’air de rien. David explique « C’est comme quand on dit à un gamin : “Ne pose pas ton verre au bord de la table !“, ou bien “Fais attention à ton verre, il va tomber !“ Ça ne marche pas bien. D’abord parce qu’en lui disant de ne pas poser le verre au bord de la table, on fait apparaître l’image mentale du bord de la table, et du coup c’est ce sur quoi il va se focaliser et il où va naturellement poser son verre. Et si on lui dit de faire attention, à chaque fois qu’il posera son verre il devra se concentrer sinon le verre tombera du bord de table.
Si on lui dit de mettre son verre à la bonne place, au milieu de la table, d’abord la formulation est positive, et ensuite on lui permet d’intégrer l’information pour que cela devienne une habitude. C’est structurant : il a l’esprit libéré de son verre, qui est automatiquement en sécurité… »

Quand j’ai entendu ce développement, j’ai compris que l’expérience, parfois, ne suffisait pas pour apprendre quelque chose. Quelques mois plus tôt, j’avais fait un voyage de soixante jours avec un ami en Terre de Feu. Vous savez, cette région sauvage quasi-inhabitée à la pointe extrême de l’Amérique Latine, juste au dessus du Cap Horn. Des forêts primaires qui n’ont pas vu d’homme depuis des décennies. Et nous étions seuls, à nous nourrir en pêchant des truites. Nos couteaux étaient donc clairement nos biens les plus précieux. Malgré tout, nous en avons perdu un, et failli perdre le deuxième, parce que nous avions l’habitude de poser nos couteaux au sol après avoir vidé les poissons. Au retour, la seule leçon que j’en avais tiré était : « Il faut faire plus attention aux couteaux. » Et là, lors de ce premier stage, je découvrais que cette solution n’était pas du tout efficace. Il fallait ranger le couteau après l’avoir utilisé.
C’est cela que l’on apprend lors des stages du CEETS : des principes simples, efficaces, structurants, qui permettent à chacun d’élaborer ses propres propres technique et stratégies pour survivre – et surtout vivre ! – dans la nature. En découvrant cela, j’ai tout de suite eu envie de devenir moi aussi moniteur.

J’ai découvert l’existence du CEETS en lisant un article de David Manise dans Carnets d’Aventures. Comme cette année là j’avais traversé l’Islande d’est en ouest en autonomie, et passé deux mois en Terre de Feu, j’ai pensé que je n’avais pas grand chose à apprendre sur la vie dans la nature. Je me suis inscrit par curiosité, même si je redoutais un peu de me retrouver dans un repaire de Rambo des bois et autres survivalistes dingos à l’américaine. J’étais loin du compte et ce premier stage fut une révélation. La manière simple et bienveillante avec laquelle les moniteurs CEETS partagent des connaissances souvent plus complexes qu’il n’y paraît m’ont tout de suite attiré. Et j’ai aussi découvert une communauté de moniteurs et de stagiaires à la fois tous très différents mais tous animés de la même passion, curiosité et ouverture d’esprit. Des personnes qui ne restent jamais sur leurs acquis, toujours prêts à apprendre des autres, où à creuser à fond une question, que ce soit des techniques d’allumage du feu ou des concepts plus scientifiques sur l’eau ou la thermorégulation.

Avant, lorsque je pliais mon bivouac le matin, je regardais sidéré toutes mes affaires étalées autour de moi en me demandant comment j’allais faire pour ranger tout ça dans mon sac à dos. Ca prenait en général deux heures ! J’ai l’esprit très éparpillé et une tendance à l’exhaustivité, jusqu’à l’excès. Les idées me viennent par paquet, court-circuitant parfois ma pensée. Le long apprentissage pour devenir moniteur m’a appris la simplicité. À aller du général au particulier.

J’ai toujours aimé apprendre puis transmettre et partager. Et la meilleure manière d’apprendre quelque chose, c’est de l’enseigner. La formation de moniteur m’a appris que l’on ne pouvait bien apprendre aux autres que si on leur prêtait une grande attention. Il faut créer un lien avec ceux à qui on s’attache à transmettre quelque-chose. À ce que le contenu soit toujours lié à une image, une émotion forte ou bien qu’il se rattache à un souvenir. Faire travailler tous les sens. Parce que c’est comme cela qu’ils retiendront vraiment. Le CEETS m’a aussi appris comment me positionner face à un groupe : faire passer le groupe avant son propre confort, et toujours être attentif à ceux qui sont en difficulté. Surtout lorsqu’on est dans la nature et qu’il il fait un temps ignoble. Quelles que soient les conditions, quelles que soient les expériences, chacun doit se sentir en sécurité.

On devient moniteur en pratiquant. En donnant une fois, deux fois, dix fois le même module – « eau » ; « thermorégulation » ; « abris »… La liste est longue ! C’est parfois lassant. Cela prend des années. On doute. On a envie d’abandonner – ce qui arrive assez souvent avec des moniteurs stagiaires. Il faut de la volonté. À la fin, on fini par se détacher du contenu lorsque l’on est assez à l’aise pour jongler avec et qu’on se l’est approprié au point de ne plus y penser. On a alors trouvé sa manière, non pas de donner un module, mais sa manière d’être.

Une dernière chose : En stage, on apprend aussi beaucoup des stagiaires. On y fait de vraies rencontre, avec des personnes ayant des connaissance ou une expérience extraordinaire dans un domaine particulier. Alors on se pose tous pour apprendre d’eux, moniteurs comme stagiaires.

Peu de temps après mon premier stage au CEETS, j’ai appris l’existence du métier et du diplôme d’accompagnateur en montage (AMM). Tout juste revenu en France après avoir vécu dix ans en Chine, j’ai alors décidé de changer pas mal de choses dans ma vie.
Les connaissances acquises et la pédagogie du CEETS m’ont beaucoup servi à réussir mon examen probatoire et m’ont accompagné tout au long de ma formation. Ce que j’ai appris me sert toujours énormément dans mon métier d’accompagnateur. C’est une pédagogie simple et concrète, qui semble aller de soi. Mais elle n’est aujourd’hui enseignée presque nulle part, et certainement pas dans les IUFM (c’est là où l’on forme les enseignants de l’éducation nationale). C’est assez rare pour le souligner.
Il y a aussi une certaine satisfaction à se ré-approprier des savoirs-faire généralistes. Aujourd’hui, chacun ou presque est très spécialisé et hyper-dépendant de la technologie. À à tel point que nous ne savons plus rien faire nous même : réparer quelque-chose, préparer un repas sur un feu de camp, être attentif à son environnement… Au CEETS nous apprenons à devenir plus autonome, dans une civilisation où l’hétéronomie domine. Et aussi beaucoup de choses sur nous mêmes, sur qui nous sommes et ce que nous valons.

Quelque-fois on me demande pourquoi je passe autant de temps à m’entraîner pour donner des stage de survie. Qu’est ce que je fais là ? J’y suis parce que c’est ma place.

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Fait : stage de survie niveau 1 dans la Drôme avec David Manise

Comment résumer un stage de survie comme celui qui vient de se dérouler dans les montagnes du pays Diois, dans la Drôme, ces 7 et 8 avril 2018 ?
En deux jours et dans un cadre splendide, accompagnés de six moniteurs, dont deux en titre, nos quatorze stagiaires auront appris l’essentiel : Les 20% des connaissances qui servent 80% du temps lorsque l’on part marcher, sac sur le dos, dans la nature. Comment préparer un trek aussi bien qu’une ballade en famille. Comment se protéger du froid – être efficace quand il s’agit de faire un feu, et cela quelles que soient les conditions. Quels sont les noeuds réellement utiles. Comment monter un abri d’urgence en quelques minutes lorsque l’on a bien préparé son fond de sac, gérer ses efforts et son stress, s’orienter et transmettre des coordonnées GPS aux secours en mode low tech, quelques gestes de premier secours qui complètent ceux que l’on apprend en PSC1, trouver de l’eau et la rendre potable… Et chaque fois qu’une connaissance théorique était expliquée, la mise en pratique suivait. Le tout dans une ambiance bienveillante et détendue, car faire les choses sérieusement n’empêche pas de franches rigolades.
Nos stagiaires auront surtout compris que l’essentiel n’est pas ce que l’on a dans ses poches, mais de savoir s’en servir correctement, le détourner, et finalement s’en passer. Ce n’est pas parce que l’on possède un beau scalpel tout neuf que l’on est chirurgien… Et l’on fini par discerner que les techniques apprises découlent surtout de principes bien compris. Maîtriser ces principes permet de créer ses propres techniques, faire plus avec moins.
Ils auront enfin compris que ce que l’on apprends en stage avec le CEETS ne sert pas seulement si l’on se retrouve un jour en slip sur la banquise, mais dans la vie de tous les jours : des principes éprouvés dont le champ d’application est presque infini, une ouverture au changement pour s’y adapter en souplesse, voire incarner soi-même le changement. La survie, c’est beaucoup plus que la survie. C’est une attitude.
Luc Richard, moniteur en formation
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Stage de survie niveau 2 CEETS

Fait : N2 en Haute Saône :)

En tant que directeur technique du CEETS, je me déplace désormais de temps en temps chez les moniteurs pour aller voir un peu l’état de leurs connaissances, et suivre un de leur stage histoire de voir à quel point ils bossent bien, les remettre à niveau au besoin, et échanger de leur pratique avec eux.

J’avoue avoir été particulièrement ému de voir Guillaume et Julien dans les collines de la Haute Saône le weekend dernier pour un stage niveau 2 « nouvelle mouture » avec un programme densifié par rapport aux N2 traditionnels.

Stage de survie CEETS niveau 2 topographie navigation
Stage de survie CEETS niveau 2 – navigation à la boussole…

J’avoue avoir été bluffé par le niveau méthodologique et les connaissances nouvelles acquises par Guillaume et Julien pendant ces trois ans où je ne les avais pas vraiment vu bosser.  lls ont continué à progresser, et ils continueront encore.  C’est vraiment génial…  :)

Bref, gros manitou content ;)

Stage de survie CEETS niveau 2
Stage de survie CEETS niveau 2

Détails du programme N2 et prochaines dates :

Stage de survie niveau 2

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Pow wow des moniteurs

Depuis mercredi, les moniteurs du CEETS se réunissent en Haute Saône.  Le programme de cette réunion est dense, et doit servir à :

  • discuter et redéfinir au besoin notre vision collective pour le CEETS à long terme (5 à 15 ans, puis pour la génération suivante) : cette vision collective et cet idéal va nous guider tous pour l’année qui arrive, et nous aider à définir ce qu’on fera, et comment.  De magnifiques projets, assez ahurissants d’envergure, ont vu le jour cette fin de semaine…  on n’annonce rien pour le moment, mais vous allez adorer :)
  • réorganiser et clarifier notre offre de stage : on a fait le grand ménage dans les programmes des stages et de fait dans le cursus complet, en supprimant quelques redondances, et en recentrant nos stages sur deux axes principaux : la survie (80% mode dégradé, 20% utilisable tout le temps) et la pratique normale des activités nature (80% de techniques pour « quand ça va bien », qui servent à bien profiter de ses activités, et 20% de techniques pour gérer le mode dégradé) ;
  • discuter un peu de nos outils, et faire un point pédagogique complet (échanges des nouveaux trucs, partages, etc.)…
  • manger de la viande et picoler ;)

Deux grooooossses journées bien remplies qui ont vraiment été bénéfiques pour tout le monde :)

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Kit premiers secours =/= bobologie

Kit 1ers secours =/= bobologie !!!

Le kit premiers secours

Le kit premiers secours sert à sauver des vies là où les secondes comptent.  Pour ce faire, il doit être aussi épuré et efficient que possible, et contenir uniquement les outils utiles pour les urgences absolues.

A titre d’exemple, le kit que j’ai avec moi tous les jours contient :

  • trois paires de gants en vinyle placés au-dessus, en premier accès
  • un tourniquet tactique avec son stylo feutre indélébile (pour écrire l’heure);
  • deux pansements compressifs israéliens ;
  • une « gazeuse » de ventoline (plusieurs asthmatiques graves dans mon entourage, sous ordonnance) ;
  • un masque pour la RCP ;

Et c’est tout.  Parfois j’y ajoute un epipen (pour les fortes réactions allergiques). Sous ordonnance aussi.

Ce kit sert à arrêter un saignement massif, ou rétablir la ventilation.  Tout ce qui est dedans sert à gérer des trucs qui tuent en trois minutes ou moins (voir la désormais célèbre « règle des trois » du CEETS).  Et quand il s’agit de bloquer le saignement d’une fémorale qui pisse, je n’ai pas de temps à perdre à chercher mon garrot au milieu des paracetamols, antidiarrhéiques et pansements anti-ampoule.

D’ailleurs, pour les sorties à la journée, je ne prends jamais toutes ces merdouilles, et je garde uniquement l’essentiel, sachant quesi je me fais un petit bobo, je peux simplement rentrer…

Le kit bobologie

Pour les sorties plus longues ou les voyages, j’ai en revanche un SECOND kit qui est un intermédiaire entre le kit de premiers secours et la trousse de toilette : mon kit « bobologie » où j’ai tous les trucs de confort : analgésiques, désinfectants et pansements pour les petites plaies, steristrips, ciseaux à ongles, pinces à échardes, collyre…  tous ces petits trucs qui changent vraiment la vie et préviennent les gros ennuis quand on est à plusieurs jours du premier toubib avec les mains propres du coin ;)

J’y mets aussi des gants, mais surtout parce que j’aurai moi-même les mains sales, et que ça me permettra de limiter le risque infectieux en soignant mes bobos comme ça…  (en admettant que je ne puisse pas me laver les mains, quoi).

Donc, en clair, DEUX trousses à pharmacie.  Une pour les trucs urgents, qui va droit à l’essentiel, et une autre pour les petits bobos et le confort.

Faites tourner ;)

David

P.S.: Rendons à César ce qui est à César : c’est Arnaud B., « médic en milieu pas complaisant » (sic), qui m’a remis cette astuce en tête.  Depuis des années je laissais le kit bobologie à la maison faute de vouloir mélanger les trucs urgents du reste.  Maintenant j’ai les deux strates pour les voyages plus engagés, et ça m’a servi encore il y a peu.  Merci m’sieur ;)

 

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Fait : stage de survie « fondamentaux » (5 jours) dans les Pyrénées !

5 jours.

Dans la formule « Pyrénées » de notre stage de survie fondamentaux, pendant 2 jours et demi, on commence doucement et confortablement avec deux nuits en pension complète dans un gîte d’altitude, en alternant cours théoriques et sessions pratiques sur le terrain.  Ensuite, la fin du stage consiste à restituer tout ça et à continuer à pratiquer sur le terrain, d’abord en mode « niveau 1 » (avec tarp, matelas, duvets, et tout le confort moderne), puis en mode « niveau 2 », le défi ici étant d’arriver à passer la nuit avec ce qu’on aurait normalement avec nous lors d’une sortie à la journée.

Ce format sur 5 jours est vraiment excellentissime, et permet aux gens d’apprendre vraiment bien, de progresser énormément, et de pratiquer sereinement pour avoir, à la fin, des connaissances et une formation solide pour l’autonomie en nature.

Partie théorique en gîte, ici assurée par David Manise
Partie théorique en gîte, ici assurée par David Manise

 

 

 

 

Chris Cotard – moniteur CEETS, instructeur en formation

Chris Cotard, après plus de trois ans de formation, est devenu moniteur au CEETS en 2012. Depuis quatre ans, maintenant, il donne des stages, et fait également profiter ses stagiaires de sa grande expérience de la montagne et de la rando.  Ayant arpenté la Scandinavie et pas mal d’autres coins pentus de la planète, ayant une belle expérience de l’alpinisme et de la haute montagne, il comprend l’importance de ce que nous enseignons et il transmet le tout avec passion et rigueur.

 Savoir trouver de l'eau et la purifier : un savoir essentiel pour survivre, surtout en été.

Savoir trouver de l’eau et la purifier : un savoir essentiel pour survivre, surtout en été.  Ici Chris Cotard – moniteur CEETS – donne quelques conseils supplémentaires à un stagiaire particulièrement intéressé par ce sujet.

En tant que directeur technique, je tâche de remettre à jour mes moniteurs aussi régulièrement que possible, et de continuer leur formation pour qu’ils puissent un jour me succéder.  C’est pour cette raison que je suis descendu dans les Pyrénées la semaine dernière : l’idée était de faire une « mise à jour » des programmes à Chris, et de commencer à le former pour qu’il donne les stages fondamentaux et qu’il atteigne le niveau « instructeur ».  Je m’attendais à ce qu’il aie un excellent niveau, bien sûr.  Mais en le revoyant à l’oeuvre j’ai quand même été agréablement surpris de voir la densité de son expérience et à quel point il est solide dans son rôle de formateur en milieu engagé.  Il était déjà bon quand je l’ai lâché dans le monde cruel des stages de survie il y a trois ans, et qu’aujourd’hui, ayant bâti sa propre expérience, il est vraiment excellent…  et il continue donc son cursus de formation.  D’ici peu, il pourra de lui-même offrir des stages N3 et fondamentaux, en plus des N1, N2 et grand froid qu’il maîtrise déjà.  Il commencera ensuite à former lui-même des moniteurs.  D’ici quelques années, outre lui, Guillaume Mussard et Julien Imbert seront également instructeurs.  D’autres suivront sans doute.

Christophe Cotard, moniteur CEETS, qui enseigne la marche à suivre pour poser un pansement compressif pendant le module "premiers secours en milieu éloigné".
Christophe Cotard, moniteur CEETS, qui enseigne la marche à suivre pour poser un pansement compressif pendant le module « premiers secours en milieu éloigné » près de notre gîte dans les Pyrénées.

 

Ne manquez pas le stage « Trek ‘n Queyras » de Chris Cotard et Luc Richard, début août :)  Il consiste à apprendre à préparer et bien gérer un trek, avec plein de connaissances et d’apprentissages transmis sur une durée de 5 jours en autonomie.  Un régal de connaissances pour vous aider à gagner en autonomie.

Trek’in Queyras

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Fait : stage N1 dans le Pilat – 9-10 avril 2016

Le Bessat, samedi 9 avril. Stage N1

A huit heures et demie, Le Bessat se réveille à peine… Il a neigé cette nuit et le brouillard rend le village mélancolique. Nous quittons à regret le petit café de la Grand-Rue sous le regard un tantinet interloqué des patrons… « Vous allez vraiment dormir dehors ? » « Eh, oui… et sans tente en plus  !!! »

Un peu plus tard, les 14 participants ont bravé le petit chemin enneigé pour se trouver au départ de notre stage. Pneus d’été et neige ont permis quelques belles glissades et certains se sont dérouillés en poussant les voitures récalcitrantes…

En découvrant la diversité des profils et des niveaux d’expériences des participants, je me sens rassurée. Ici, pas de survivalistes machos, ni l’ombre d’une nénette new âge… Rien que des gens qui ont envie de nature, et d’apprendre à se sentir mieux armés pour y être à l’aise quelles que soient les conditions… Certains sont de vrais citadins et vont vivre leur première expérience en plein air, d’autres sont  plus expérimentés et randonnent ou bivouaquent fréquemment…

Nous voilà à pied d’œuvre. Les ateliers s’enchaînent, la formation est très structurée, et répond à nos besoins… Pas de recette, des principes, qui permettent ensuite d’appliquer les différents acquis à toutes situations.

Le temps se réchauffe un peu, et c’est sous la forêt qui s’égoutte que nous allons apprendre à nous fabriquer du bois sec et à faire démarrer un feu… Conditions pédagogiques diraient certains !

Fin de l’après-midi, il est temps de monter nos abris… Moins de 10 minutes seront suffisantes, j’en suis bluffée.  Heureusement, les tapis de myrtilles  nous offrent un sol confortable et nous permettent de nous mettre au-dessus du sol encore enneigé. Au matin, ce ne sont pas forcément ceux que l’on pensait qui auront eu le plus froid !

La journée du dimanche s’annonce sous un jour plus riant. Malgré que le soleil soit de la partie, la température au petit matin encore fraîche et les « blessés » du module 1er secours se congèlent sur les matelas. A nouveau les ateliers s’enchaînent, on apprend plein de choses.

Tout au long de ce stage, c’est en étant confortable et aussi en m’amusant que j’ai  appris. A aucun moment je ne me suis sentie dans mes limites. Mon but  était de gagner en autonomie, et d’avoir plus confiance en moi en cas de situation délicate en randonnée. Objectif pleinement atteint.

Merci à François et à Robin pour leur encadrement et leur disponibilité à tout moment, et à tous les participants pour les échanges !

Lucille et Vanessa

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R&D : rations de survie dans les tuyaux !

Julien Imbert (moniteur CEETS) et moi sommes en train de plancher sur le sujet « rations de survie ». Les moulins à café s’activent, on teste des sources de protéines végétales, des superaliments, des manières de compiler un truc le plus dense et le plus complet possible dans un package pratique et ne nécessitant aucune préparation ou presque.

L’idée de manoeuvre est de créer un mélange de supercarburant complet qui permette soit :

– de compléter une alimentation « de rando » de base (souvent simple et assez pauvre en produits frais / vivants) ;
– de faire tenir l’organisme en état de jeûne ou de semi-jeûne le plus longtemps possible, avec une capacité de travail conservée, voire augmentée (pourquoi pas !).

Plus de nouvelles après les tests, mais on a trouvé quelques recettes plutôt pas mal…

David, cobaye humain depuis 1975 :)

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Fait : stage de survie grand froid avancé

Depuis plusieurs années, nous rêvions d’offrir une vraie immersion dans le monde du froid à nos stagiaires, avec une nuit en mode « bivouac d’urgence », avec un matériel restreint.   C’est désormais chose faite avec ce stage « grand froid avancé », où nous avons pu évoluer pendant trois jours et deux nuits dans les montagnes Savoyardes avec plein de neige, un petit peu de froid, et beaucoup de raclette ;)

Première nuit sous tarp ou tente en mode bivouac hivernal, nivologie, recherche de victimes d’avalanche, feu dans la neige, premiers secours (notamment la prévention et la gestion de l’hypothermie), principes pour le déplacement dans la neige, orientation…  et le clou du spectacle, le bivouac sans sac de couchage la seconde nuit, avec un petit -14°C ressenti.  Sympathique :)

 

Feu dans la neige
Le feu dans la neige

Gestion hypothermie
Gestion d’un début d’hypothermie : prévenir !!!

Déplacement dans la neige
Déplacement dans la neige

Définitivement, à refaire l’an prochain ! :)

Merci à Jeff, notre accompagnateur en montagne local qui a su nous dégoter un spot magnifique et parfaitement adapté, sans risque d’avalanche et permettant néanmoins de bien bosser (pas évident !).  Merci aussi à Chris Cotard, moniteur CEETS qui sévit dans les Pyrénées, pour son apparition en tant que guest star ;) Quant aux autres horribles, Robin, Cepo, Miky, pour les coups de main et l’assistance pour finir le fromage ;)

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Fait : stage de survie N1 hiver dans les Alpilles ! :)

Stage de survie N1 dans les Alpilles

Il faut bien avouer que le climat hivernal des Alpilles, dans le sud de la France, est un peu plus accueillant pour les stagiaires que les Alpes ou les Ardennes.  Sur un magnifique bois privé cerné d’oliviers et de garrigue, nous avons eu la chance de faire un N1 hiver dans des conditions très clémentes.  Idéal pour apprendre en douceur.

 

Je laisse la parole à une des stagiaires qui raconte le tout bien mieux que moi :

Attitude, Compétences, Physique, Matériel, RECC, CCVMD, PERLE, des mots et acronymes qui émergent dans ma tête avec la chanson 20, 20, 20, 10, 10…. 10, 10… et oui, de beaux souvenirs de mon week-end de survie avec le CEETS à Mouries.

Le stage N1 réunit nature, apprentissage, bonne humeur, belles rencontres autour du feu, échange, partage d’expérience, enrichissement des connaissances de vie et survie en nature, que demander de plus!

On est à l’aise dès le départ, et c’est super appréciable. Quel que soit notre origine, profile, sexe, âge, hobbies, gouts et couleurs etc.. il n’y a pas d’étiquette ou de jugement, juste beaucoup d’ouverture et une sincère envie de transmettre le savoir.

Apprendre comment vivre ou survivre en vie sauvage avec le CEETS c’est efficace, clair et ciblé. Les cours sont super pédagogiques, le verbe on ne peut plus explicite! Et les instructeurs, patients, bienveillants et passionnés.
Ils nous transmettent systématiquement le virus de la vie sauvage. Non seulement on apprend, mais en plus on aime et on veut apprendre plus, aller toujours un peu plus loin.

On nous apprend les gestes pour faire un feu par tous les temps, trouver de l’eau et la rendre potable, préparer son abri, anticiper et préparer son sac avant de partir, gérer les risques et éventuels accidents, s’orienter. Et tout ce qu’on apprend est réellement facile à reproduire sans les instructeurs le jour on se retrouve seul et qu’on a besoin de se transformer en McGyver.

Et puis, il y a une autre dimension du CEETS, plus subtile, qui apprend aussi à vivre et appliquer des règles de survie dans notre quotidien. Le bien vivre, l’équilibre, la justesse… le grand manitou nous transmettrait-il une certaine sagesse?

La cerise sur le gâteau, les lieux choisis sont magnifiques. Comme c’était bon de s’éveiller après une nuit de bivouac dans les bras de mère nature au pied des Alpilles ! …
Toujours tricher c’est toujours gagner! Autrement dit toujours s’écouter c’est toujours gagner.

Merci David, merci Cepo et à tous les instructeurs qui ont fait que ce stage restera gravé dans nos mémoires.

Prochains N1 prévus un peu partout en France (inscrivez-vous sans tarder, les stages se remplissent très rapidement) :

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