Tous les articles par David Manise

Fait : fondamentaux de la survie dans le Diois

Bon ben voilà.  C’était encore une semaine « fondamentaux » géniale avec plein de gens sympa, tous plus intéressants et humains les uns que les autres.

Ces stages attirent vraiment des gens extraordinaires.

Malgré une météo plutôt virile tout au long de la semaine et une alerte météo (un peu surfaite l’alerte pour le coup) mercredi qui nous a fait modifier le scénario pour la fin du stage par souci de sécurité (on annonçait du vent de tempête, force 8, et 50 à 80mm de pluie, finalement les arbres ont à peine dansé et il a plu un peu…), nous avons vraiment passé une excellente semaine riche d’apprentissages et d’échanges.  Et de bonnes grosses blagues aussi.

Comme toujours, plusieurs belles rencontres, et une ambiance géniale.

On a même eu le temps de bosser pas mal les déplacements à la boussole et la triangulation, le GPS, et plein de petits bonus qui ne sont pas prévus au stage, tellement les gens percutaient vite.  Et pour ne rien gâcher, trois moniteurs en formation dont un qui est mûr pour éclore : Robin qui est toujours plus pointu et précis dans sa méthodo à chaque fois et qui n’attend plus que son stage « validation » pour passer du côté obscur du CEETS ;)

Génial, quoi…

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Fait : Niveau 1 d’automne dans le Diois

Avec tous les moniteurs en formation au CEETS, nous nous retrouvons parfois en stage avec des ratios d’encadrement assez incroyables.  C’était le cas ce weekend dans le Diois avec un ratio de…  1 pour 1.  Un moniteur en formation pour chaque stagiaire.  Du coup j’ai créé des binômes avec un stagiaire et un moniteur.  Les uns apprenant à survivre, les autres peaufinant leur manière de transmettre sous ma supervision.

Moment génial pour tous, du coup, avec quelques moments forts dont le fameux « check » de la fin du stage.

La météo n’était pas très automnale pour le coup, avec un petit 25°C en fin de journée malgré un ciel parfois menaçant.  Pas une goutte de pluie pour tester les abris, mais les stagiaires ont bien compris quand même ;)

Nous avons vraiment un boulot en or, et une chouette équipe de moniteurs en formation dans les tubes qui viendront compléter l’équipe déjà en place :)

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Le sommeil polyphasique – la toute-puissance de la micro-sieste…

Les moments où on ne peut pas dormir suffisamment abondent dans la vie courante comme dans les situations de crise.  Et fidèlement au « principe du même curseur » qui veut que les techniques de survie vraiment efficientes soient aussi utiles au quotidien, le sommeil fractionné (ou sommeil polyphasique) fait le job.

Le manque de sommeil, sur le terrain ou dans la vie de tous les jours se traduit par plusieurs « handicaps » qui vont croissant au fur et à mesure que le déficit s’accumule :

  • Saturation de la mémoire de travail. On passe très vite en mode « poisson rouge » : les nouvelles informations se stockent peu et mal dans notre mémoire et on oublie tout.  On oublie où on a posé ses lunettes. On égare les choses.  On perd le fil de ses pensées, et de fait on a beaucoup de mal à s’organiser, à planifier, et à être efficace.
  • On compense la fatigue par de l’adrénaline, et on devient irritables.  Pour continuer à fonctionner notre corps se met littéralement en stress, ce qui a plusieurs effets néfastes, à commencer par le fait d’avoir moins de réserve de stress sous le pied pour les urgences, et notre irritabilité.  Cela a également plein d’effets néfastes dans la durée, notamment sur les systèmes cardio-vascuaires et immunitaires.
  • On se retrouve à avoir du mal à distinguer les détails des choses essentielles.  Tout se retrouve sur un seul plan dans notre esprit, et on perd vite en efficacité.

Maintenant, quand nous sommes en léger déficit de sommeil, le corps se met à dormir beaucoup plus efficacement.  Et une micro-sieste de 20 minutes environs permet au corps et à l’esprit de retrouver un niveau d’efficacité normal malgré un faible nombre d’heures de sommeil au total.  Le principe est simple : les micro-siestes permettent de très rapidement trier et classer les informations qui arrivent à saturer notre mémoire de travail, et elle permettent une relaxation suffisante pour diminuer notre niveau de stress compensatoire.  On en sort rafraîchi et détendu.

Les étapes de ma micro-sieste : toujours les mêmes, mais elles varient en durée selon les besoins.

N’ayant pas fait d’études sur les autres, je peux vous livrer les étapes de MES micro-siestes.  Elles semblent se retrouver un peu chez tous les gens à qui j’en ai parlé, mais chacun développe ses méthodes et ses habitudes.  Le tout est de trouver un truc qui nous convient.

Il est important de ne pas dormir trop longtemps pendant ces siestes, sinon on tombe en sommeil profond et on a vraiment du mal à émerger ensuite.  18 à 22 minutes sont une bonne moyenne (cela varie un peu selon les gens).  Typiquement, dans mon cas, je mets 3 minutes à me détendre et à « tomber ».  Je dors 18 minutes.  Je mets ensuite 3 minutes à me réveiller pleinement.  Total : 24 minutes.  Au début, je mettais un réveil pour être sûr de ne pas partir trop profondément dans le sommeil, mais je n’en ai rapidement plus eu besoin.

Les étapes de ce sommeil ultra-rapide sont toujours les mêmes (pour moi) :

  1. dans un endroit où je me sens objectivement en sécurité et où je n’ai ni trop chaud ni trop froid, et où il y a de la lumière, je m’allonge dans une position spécifique (typiquement sur le côté gauche en chien de fusil, ce qui n’est PAS ma position habituelle pour dormir : cela indique apparemment à mon système qu’il s’agit d’une micro-sieste et pas une plage de grand sommeil comme la nuit).  Si je suis dans le noir et que je me couche différemment, je pars généralement pour un cycle complet (ou plusieurs).  Si j’ai froid ou chaud, ou si je ne suis pas VRAIMENT en sécurité, je ne peux pas dormir.  Exemple, je n’arrive pas à faire ça dans un lieu public, ou en présence de personnes en qui je n’ai pas une confiance aveugle.  Si je dors dans un train, c’est uniquement avec quelqu’un de confiance à côté de moi, à qui je confie explicitement ma sécurité.  Bref, « chuis parano mais j’me soigne » ;)
  2. très vite, surtout si je me sens fatigué, mon corps se détend et ma respiration devient ample et lente.  Je soupire souvent une ou deux fois.  Et mon coeur se met à battre de manière plus soutenue : les battements semblent légèrement plus rapides mais ils sont surtout plus marqués, plus forts.  Mon hypothèse est que cette phase sert à réguler finement les fonctions cardiaques (d’ailleurs j’ai sensiblement plus de « souffle » après ces micro-siestes).  Cette phase dure plus ou moins longtemps en fonction de mon niveau de fatigue.  Il arrive que je n’aille pas plus loin pendant une micro-sieste de 18 minutes, surtout si je ne suis pas très fatigué, mais ça suffit à faire du bien et à repartir avec davantage d’énergie ensuite.
  3. les images oniriques arrivent, et je tombe directement en sommeil paradoxal…  je perds généralement la notion du temps et le contrôle de mon corps à cette phase là : je rêve.  Cette phase dure plus ou moins longtemps selon la masse d’infos à trier, etc.
  4. je me réveille sans passer par une phase de sommeil profond (celle qui fait qu’on a du mal à émerger longtemps après) ;
  5. pendant quelques secondes / minutes, je suis un peu dans les vapes, et après environs 3 minutes je peux fonctionner pleinement.

Total de l’opération, généralement 24 minutes, incluant les 3 minutes pour tomber, et les 3 minutes pour revenir.  Avec l’entraînement ça descend d’ailleurs plutôt vers les 21 minutes.  Mais on s’en fout, au final.  Je réserve 30 minutes dans le planning pour la micro-sieste,  afin d’avoir de la marge, et ne pas me sentir sous pression, auquel cas je n’arrive pas (encore) à lâcher prise pour sombrer.

Plusieurs méthodes existent, et j’en viens à deux conclusions (après de nombreux tests et avoir discuté avec plusieurs personnes qui pratiquent ces types de sommeil) :

  • méthode « uberman » : on peut tenir quelques jours sans jamais faire de cycle de sommeil complet (90 minutes), et en faisant des micro-siestes toutes les 4 heures.  Ce système permet de tenir 7-8 jours avec seulement 6X20 minutes de sommeil par 24h.  Soit deux heures seulement.  En revanche si on décale une sieste de seulement 15 minutes, on se prend une avalanche de fatigue accumulée.  Et il faut s’attendre à un énorme contre-coup de fatigue à la fin de ces quelques jours.  Typiquement on mettra le même temps à s’en remettre vraiment (7 jours d’uberman, ça sera 7 jours à faire de grosses nuits et à se traîner ensuite).
  • méthode « everyman » : on peut fonctionner toute sa vie en dormant au total 4h par 24h : 3h la nuit (deux plein cycles) et trois micro-siestes de 20 minutes pendant la journée (typiquement après les repas).
  • si on veut apprendre plus vite, ou développer ses capacités physiques (entraînement, études, whatever), davantage de sommeil facilite la tâche.  De même, si on est blessé ou malade, on récupèrera plus vite avec plus d’heures de sommeil profond (donc plus de cycles complets).

Récapitulatif graphique

(source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommeil_polyphasique)

Monophasic.svg
Sommeil monophasique classique : une grosse nuit de 6-8h…
Biphasique : une nuit un peu trop courte, et une micro-sieste après le repas de midi.
Biphasique : une nuit un peu trop courte, et une micro-sieste après le repas de midi.
"Everyman" : deux cycles pendant la nuit (3H environs, typiquement de 2h à 5h du matin) et une micro-sieste après chaque repas.  Je l'ai fait pendant des mois sans autre effet secondaire que beaucoup de temps pour bosser...
« Everyman » : deux cycles pendant la nuit (3H environs, typiquement de 2h à 5h du matin) et une micro-sieste après chaque repas. Je l’ai fait pendant des mois sans autre effet secondaire que beaucoup de temps pour bosser…
"Uberman" : pour les périodes extrêmes.  Peut être maintenue quelques jours, mais l'heure des siestes doit être scrupuleusement respectée, et une longue phase de "contre-coup" est à prévoir.  A ne pas faire, AMHA, sauf si c'est indispensable...
« Uberman » : pour les périodes extrêmes. Peut être maintenue quelques jours, mais l’heure des siestes doit être scrupuleusement respectée, et une longue phase de « contre-coup » est à prévoir. A ne pas faire, AMHA, sauf si c’est indispensable…

 

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Bugey

Fait : stage N1 de la rentrée dans le Bugey

Chris Cotard étant en train de chauffer ses baskets pour le probatoire du BE « accompagnateur en montagne », c’est Mathias Dolidon et David Manise qui ont assuré le stage N1 dans le Bugey ce weekend.

Quelques réflexions en vrac :

  • on a trop peu de femmes en stage, mais elles compensent souvent par la qualité : belle rencontre ce weekend avec une pharmacienne montagnarde spécialiste de la gestion des risques, pompier volontaire, au vécu aussi dense que son regard :) ;
  • le Bugey, c’est vraiment magnifique…  et c’est proche de Lyon, Grenoble, Chambery, Genève et Bourg en Bresse à la fois :) ;
  • on trouve des gens en caleçon à des endroits les plus inattendus (sur le retour le dimanche nous avons croisé trois gars des pays de l’est au milieu de la forêt qui se baladaient en sous-vêtements…  rencontre étrange qui nous a laissé imaginer tous les scénarios farfelus possibles :) ;

Un journaliste du Progrès s’est joint à nous brièvement dans la matinée pour couvrir ce petit évènement, et raconter un peu ce que font les gens en stage.  On vous tiendra au courant…

Merci à tous les participants.  C’était un plaisir de prolonger vos vies ce weekend…  d’autant que les rires, la bonne humeur et les échanges humains ne gâchent rien ;)

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Patch velcro CEETS

Le moniteur CEETS : les faits.

Le moniteur survie au CEETS…

  • Le moniteur CEETS arrive à voir les courbes de niveau même avec la lampe rouge.
  • Avant que le moniteur CEETS ne se lave dedans, la mer morte était vivante…
  • Cest l’assurance vie du moniteur CEETS qui lui verse des sous tous les mois pour s’excuser du dérangement.
  • Quand le moniteur CEETS appelle le serveur vocal de météo France, c’est lui qui parle, et la météo se démerde.
  • Le moniteur CEETS ne pleure pas. Il transpire des yeux pour refroidir son regard.
  • Le moniteur CEETS s’assoit près du feu pour que le feu se sente en sécurité, et qu’il n’ait pas trop froid.
  • Un jour une aiguille de pin est tombée dans la forêt. L’aigle l’a vue. Le chevreuil l’a entendue. L’ours l’a sentie. Le moniteur CEETS, lui, était déjà dessous et l’a attrapée au vol pour faire une infusion.
  • Quand il est énervé, le moniteur CEETS arrive à filtrer les virus dans l’eau avec ses dents.
  • Quand le moniteur ceets épluche un oignon, c’est l’oignon qui pleure.
  • C’est depuis que le moniteur CEETS joue que l’important c’est de participer.
  • Le moniteur CEETS ne ment jamais. C’est la vérité qui se trompe.
  • Le moniteur CEETS a toujours une urine claire et abondante, même quand il est déshydraté.
  • Le moniteur CEETS a voulu donner son corps à la science.  La science est encore toute émoustillée.
  • Les Suisses ne sont pas neutres.  Ils attendent d’avoir l’avis du moniteur CEETS.
  • C’est le moniteur CEETS qui a filé la maladie de Lyme aux tiques.  Depuis c’est un vrai problème.
  • Un jour le moniteur CEETS est mort, mais tout roule encore pour lui : la mort n’ose pas venir le chercher.
  • Le moniteur CEETS aime la vie…  heureusement pour elle.
  • à l’école, la maîtresse levait la main pour pouvoir parler au moniteur CEETS.
  • La laine merinos retient les odeurs corporelles, mais elle n’ose pas retenir celle du moniteur CEETS (copyright Robin).
  • La masse musculaire du moniteur CEETS est supérieure à son poids corporel total.
  • Le moniteur CEETS peut toujours retirer les périphériques en toute sécurité.
  • C’est le stress qui s’efforce de gérer le moniteur CEETS.
  • Chuck Norris est juste un moniteur CEETS qui a fait trop de trucs à la télé.
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Petits conseils prépa pour les copains kakis qui partent dans les pays chauds… – version bêta

Avertissement : ce texte est un travail collectif en cours.  Il est encore incomplet et imparfait. Il ne se substitue pas aux consignes et aux recommandations de l’armée pour les opérations sur le terrain.  Il ne remplace surtout pas votre bon sens, et vos observations à VOUS.  Ce qui marche pour l’un ne marche pas toujours pour l’autre.  Bref, RESTEZ CRITIQUE et FAITES VOUS VOTRE PROPRE IDEE DES SUJETS COUVERTS ICI.  Il s’agit simplement d’une collection d’avis et de « retex » informels, diffusés dans le but d’aider les militaires dans leur préparatifs perso.  

N’hésitez pas à le commenter / critiquer pour l’améliorer (vous pouvez me faire un mail à ce sujet –> lui@davidmanise.com ).  Comme tout le reste du site il est sous licence creative commons.  Vous êtes libre de l’imprimer, de le reproduire, de le partager, de le faire tourner, pour une utilisation non-commerciale.  C’est fait pour être utile, et c’est gratuit.  Je ne gagne rien à recommander tel ou tel produit.  Je n’ai aucun intérêt commercial dans l’affaire.

Remerciements : Loïc Degenne, la femme de Mika, Alexis Mikheef, Fred Hayoz, JM Costes, JM Snoeck, Aurélien Genet, Raoul Héritier, Thomas Tefnin, Tanguy Hoanen, et d’autres qui refusent qu’on les cite.  Merci à tous.

Dernière mise à jour : jeudi 23 mai 2014 – 11h21


La flotte

C’est THE gros problème.  En quantité mais surtout en qualité.

Deux trucs utiles à savoir :

  • On peut transpirer plusieurs litres à l’heure dans des températures extrêmes, mais notre corps peut absorber maximum 70cl d’eau par heure…  il faut donc se réhydrater longtemps après les patrouilles / activités.  Boire un mug (environ 25 cl) toutes les 20 minutes est un rythme assez optimal.  Si on boit plus vite que ça, le surplus part dans l’urine et est gaspillé.
  • Si on manque de sel dans le sang, on éprouve un dégoût pour l’eau.  Ca peut être dangereux (œdème cérébral qui peut être mortel).  Si on ne peut pas manger régulièrement et qu’on transpire beaucoup (pertes de sel), il faut grignoter un peu de sel, sous n’importe quelle forme.  Le goût pour l’eau revient ensuite naturellement.

D’avoir un filtre à eau efficace est un gros plus.

N’en déplaise aux médecins des armées, de simplement doubler les cachets d’Aquatabs quand l’eau est trouble ne suffit pas (même si c’est mieux que rien).  D’autant que les Aquatabs ne tuent pas les parasites (seulement les virus, bactéries et quelques protozoaires QUAND L’EAU EST CLAIRE), et n’éliminent pas la pollution chimique de l’eau.  Un filtre à eau de rando va grandement améliorer la qualité de l’eau avant traitement aux Aquatabs.  Et vous permettra d’utiliser pratiquement n’importe quel trou boueux sans tomber malade.  En clair on filtre et on rend l’eau claire et traitable d’abord.  On rajoute ensuite un Aquatabs pour tuer les petites bestioles qui peuvent rester.

A savoir que tous les filtres s’encrasseront au bout d’un ou deux litres si l’eau est vraiment sale.  Un pré-filtre genre filtre à café attaché au bout du tuyau peut déjà faciliter le process.  Sinon on peut nettoyer la cartouche rapidement même dans l’eau sale.

Plusieurs modèles existent.  J’en propose deux ici qui filtreront parasites, protozoaires (amibes etc.) et bactéries, tout en fixant une partie des polluants chimiques et des goûts/odeurs horribles de certaines flaques / sources.

katadyn pocketSi vous avez les moyens : un Katadyn Pocket (dans les 300 euros).  Très robuste (aluminium usiné sans pièces mobiles), peut filtrer jusqu’à 50 mètres cubes d’eau.  Débit plus rapide (environ 3 litres par minute si le filtre est propre et qu’on a des gros bras).  C’est la Rolls.  Il permet de faire de l’eau propre pour les copains assez rapidement.

 

 

 

MSR Miniworks

Pour les budgets plus limités, le MSR Miniworks est un bon rapport qualité prix.  Débit un peu plus lent, plastique pas très rassurant, il faudra éviter de trop le maltraiter mais il fait le boulot.  Dans le pire des cas, si la pompe casse on pourra retirer la cartouche et bricoler un système de filtration par gravité (vive le duct tape).

 

 

 

Mieux que les Aquatab des rations : Micropur Forte LIQUIDE (fioles de 10ml).

katadyn-micropur-forte-liquide-10ml10ml de pur bonheur.  Non seulement elles permettent de doser plus finement (3 gouttes par litre) mais les ions argent qui sont dedans conservent l’eau pendant 6 mois.  Super utile pour éviter la prolifération de moisissures dans les tuyaux des camelbak qu’on ne peut jamais bien faire sécher notamment.

L’autre gros avantage c’est que le flacon est beaucoup plus solide que les sachets de cachetons ou autres plaquettes avec feuille alu.  On peut l’avoir dans la poche des mois, et ça continue de fonctionner.

Deux fioles avant de partir, ça mange pas de pain et c’est sympa à avoir sur le terrain.

 

Quand c’est pas le manque d’eau, c’est le palu…

Paludrine, pas paludrine ?  Je ne suis pas qualifié pour répondre.  Les sensibilités et effets secondaires aux divers traitements préventifs sont très variables selon les gens.  A vous d’en discuter avec votre médecin et en fonction des zones où vous serez.  En revanche ce qui est sûr c’est que moins on se fait piquer par les moustiques, moins on a de risques de tomber malade (d’autant qu’il n’y a pas que le palu…  chikungunya, dengue, arboviroses diverses…  les moustiques tuent plus de gens chaque année que tous les barbus réunis).

Les moustiques sont attirés par quatre trucs :

  • la chaleur ;
  • le CO2 ;
  • les odeurs corporelles ;
  • les grosses masses de couleur unie et sombre ;

Contrairement à la croyance populaire, plus vous sentez bon et frais, moins ils vont vous foncer dessus.  Quelques lingettes pour bébé vous permettront donc AUSSI de prévenir un petit peu le palu sur le terrain.

Les antimoustiques, ça marche quand même pas mal.

Surtout ceux à base de DEET.  Attention, ça dissout tous les plastiques, nylons et autres produits à base de pétrole.  Une goutte sur un porte plaques et ça fait un trou.  Le mieux pour se protéger reste d’en mettre sur le bas des pantalons, autour de l’entrejambe sur le treillis, et sur le chapeau / chèche / couvre-casque (si coton) / casquette.  Directement sur la peau ça marche aussi (voire mieux) mais avec la transpiration ça s’en va parfois très vite, et ça brûle atrocement si ça coule dans les yeux ou sur une petite plaie.  Ça fonctionne environ 6h.

Un hamac avec moustiquaire imprégnée (péméthrine) est un must.

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Il en existe plusieurs modèles…  le mieux étant bien sûr ceux dont la toile est assez dense pour que les « maringouins » (expression de chez moi) ne puissent pas piquer au travers.  Les hamacs Henessy sont vraiment bien, et légers.  Ils viennent avec une bâche ultralégère juste à la bonne taille qui protège bien de la pluie et qui fait aussi un peu d’ombre.  Quand le contexte le permet, on la double avec une couverture de survie (posée à l’extérieur de la bâche, côté soleil, et fixée avec des pinces à linge) pour repousser plus de rayons infra-rouges.  L’ombre dessus est plus fraîche, du coup.  Mais on brille fort et très loin.  Pas très tactique.  Les hamacs Henessy ont l’avantage d’être complètement fermés (entrée velcro par le dessous qui se referme parfaitement quand on est dedans : pas de velcros qui s’ouvrent sur les côtés et qui laissent rentrer les vampires…, faciles à installer et assez robustes (surtout dans les versions un peu plus lourdes).

On peut imprégner ses vêtements et sa moustiquaire de pémétrhine en spray pour repousser encore plus efficacement les tiques, moustiques et autres.

Attention : dans le désert, se tenir loin des kékés (pleins d’araignées, serpents et autres)…  on accroche le hamac entre deux véhicules (éviter les dromadaires, ça bouge beaucoup et ça pue ;) ) // en milieu tropical on ajoutera une grosse corde (genre 10-12mm) au-dessus de son hamac pour parer un peu les chutes de branches et autres.

Pour compléter :

  • les moustiques pondent et se reproduisent dans l’eau stagnante.  Ils adorent les salles de bains, flaques d’eau, et toute zone un peu humide.  On sera donc particulièrement attentif quand on fait sa toilette…  d’autant que les zones les plus à risque pour le palu sont les zones peuplées (le moustique étant un vecteur, plus il y a de porteurs du palu dans une zone, plus on risque d’être soi-même infecté).
  • porter le treillis, qui protège du soleil et aussi des piqûres s’il est imprégné de péméthrine…
  • le chèche, idem, peut servir à se rafraîchir (en le portant mouillé notamment) et peut protéger des piqûres…

 

Prévoyez une petite tourista au début…

C’est quasiment systématique…  un anti-diarrhéique et l’antiseptique intestinal qui va avec peut être une solution pour fonctionner les premiers jours.  A discuter avec votre pharmacien.  Sinon, quelques lingettes pour bébé (la version peau sensible avec plein de trucs doux dedans ;) ) peuvent éviter les irritations.  Un petit onguent genre homéoplasmine pourra aussi compléter le boulot.  Evidemment, avoir de quoi se laver ET désinfecter les mains dans les phases « d’acclimatation » comme ça évitera de partager les microbes avec les collègues.

En France un savon et du gel d’alcool sont généralement parfaits.  Selon les contextes, le gel d’alcool en pays Musulman peut être assez mal vu et vous faire perdre des points de karma avec les locaux.  Il faut parfois en tenir compte.  On pourra utiliser, à la place, un savon antiseptique (genre solution moussante à base de chlorexidine), ou simplement se laver correctement les mains et ensuite les frotter avec quelques gouttes de désinfectant (biseptine ou autre).  Ce qui sera déjà beaucoup mieux que rien.

Dans tous les cas on évitera systématiquement de boire ou d’utiliser une eau qu’on n’a pas traitée soi-même (ou alors l’eau en bouteille qui vient de France).  Un simple glaçon oublié peut vous mettre HS 15 jours.

 

Evitez les irritations et les mycoses !

  • Pour les pieds : avoir les pieds propres et secs 8h par jour minimum.  Ne pas hésiter à les désinfecter, et à utiliser un mélange de talc et d’acide borique en poudre (un ziploc plein de talc + acide borique, on met le pied dedans, on secoue, ça économise le talc et ça en met vraiment partout…).  Les mycoses, c’est la misère.  Il faut les prévenir au maximum.
  • L’entrejambe : les mycoses dans les aines (le loup) sont très handicapantes.  Idem : laver, sécher, aérer, désinfecter au maximum.  Sec et propre 8h par jour.
  • Des cuissardes (type cycliste ou caleçon genre « boxers ») sans coutures irritantes peuvent éviter trop de frictions à l’entrejambe (le treillis mouillé devient abrasif…  mouillé par la transpiration c’est encore pire) en zone tropicale.  Choisissez des trucs très confortables pour vous et testez les en faisant du sport avec avant de partir.  Vous saurez ce qui va le mieux pour votre corps à vous.  Dans le sable et la poussière (savane, désert) les sous-vêtements moulants peuvent se remplir de sable et devenir irritants.  On préférera donc généralement des sous-vêtements amples qui protègeront quand même l’intérieur des cuisses de la friction du treillis tout en laissant le sable sortir.  A vous de tester selon vos préférences, mais pensez-y ça fera la différence.
  • Soyez rigoureux sur l’hygiène et enlevez au maximum le sable de vos chaussures / sous-vêtements.  Surtout sur les zones de frottement (aines, aisselles, pieds, sous les sangles et sur les épaules…) : une petite abrasion qui macère peut vite s’infecter et se transformer en cauchemar.  Dépoussiérez régulièrement vos aines / aisselles et toutes les zones de frottement.
  • Le savon de Marseille de base, sans odeur, est idéal pour se laver et il désinfecte bien la peau (faire mousser, laisser agir 10 minutes, rincer après).  Il permet en outre de laver ses vêtements régulièrement.  Le savon d’Alep est très bien aussi (voire mieux à cause du laurier qui est désinfectant) mais il se fait rare vu les évènements en Syrie.
  • Pour les yeux : un peu de sérum physiologique servira souvent.  Pour rincer les poussières etc.  Sinon des lunettes de soleil et un masque (ou lunettes avec mousse, moins chaudes) pour les déplacements en VHC.  On rajoutera au minimum le chèche sur la bouche et le nez pour filtrer le plus gros…
  • Attention si vous faites votre toilette avec des lingettes pour bébé bas de gamme qui laissent une pellicule grasse sur la peau : ça fixe les poussières et transforme le truc en pâte irritante avec la poussière de sable.  Comme ça comme pour beaucoup de choses « on est trop pauvres pour acheter de la merde ».
  • Pour une hygiène facilitée sur le terrain : se tondre intégralement est pas mal (pas d’épilation : risque d’infection à la repousse).  Ca facilite le nettoyage à la lingette comme le rincage de l’éventuel savon.

Ne sous-estimez pas le soleil…

Surtout si vous avez le teint clair (et encore !), le soleil des tropiques est vraiment extrêmement puissant et peut causer rapidement des brûlures importantes.  Couvrez-vous.  Vraiment.  Même et surtout par temps gris / couvert, les UV sont vraiment méchants.  Méfiez vous particulièrement du soleil sur les tatouages récents (moins d’un an).  Les réactions de la peau tatouée au soleil sont parfois surprenantes (réactions de type allergique, photosensibilité, brûlures accentuées, infections).

Protéger les yeux avec des lunettes de soleil de bonne qualité…

La crème solaire, c’est un truc utile aussi pour les durs de durs.

A toujours avoir dans les poches…

  • Un compressif israélien et des gants ;
  • de l’argent liquide (monnaie ayant cours localement, et euros, ça peut réellement servir, d’autant qu’il n’y a pas toujours d’avance ) ;
  • quelques mètres de duct tape ou gorilla tape enroulé sur une vieille carte quelconque (ça sert à tout !!!) ;
  • un petit couteau
  • quelques comprimés d’Aquatabs…  on n’en a jamais trop…
  • une petite lampe genre photon
  • un bout de paracorde (2-3m, ça dépanne souvent)
  • et quelques autres petits gadgets de dernier recours qui feront concrètement la différence dans le monde réel…

 

Quelques exemples en image de kits « perso »…

 

portefeuille avec une paye complète en liquide / téléphone durci / pince leatherman, pliant de bonne qualité / "grigri" avec briquet, clé USB, pince à échardes, petite lampe photon / lampe tactique avec clip / stylo / carnet / gorilla tape
portefeuille avec une paye complète en liquide / téléphone durci / pince leatherman, pliant de bonne qualité / « grigri » avec briquet, clé USB, pince à échardes, petite lampe photon / lampe tactique avec clip / stylo / carnet / gorilla tape
une vieille pochette en tissus, sangle coupée, deux bouches de paracorde cousues pour contenir du kit caché...
une vieille pochette en tissu, sangle coupée, deux bouches de paracorde cousues pour contenir du kit caché…
S'accroche sur la ceinture...
S’accroche sur la ceinture…
Se cache dans le bas du dos...
Se cache dans le bas du dos…
Ne pas négliger l'or ou l'argent (bijoux fondus,  pépites brutes, etc.) comme monnaie d'échange.  Ca fonctionne souvent bien.
Ne pas négliger l’or ou l’argent (bijoux fondus, pépites brutes, etc.) comme monnaie d’échange. Ca fonctionne souvent bien.

 

Les autres pièces de matos et astuces matos qui vont bien

Certaines sont évidentes et déjà dans « la liste » mais plusieurs vétérans sont unanimes :

  • Les Lowa Zephyr  beige sans membrane (j’ai rarement vu un modèle de chaussures faire autant l’unanimité)…
  • les poches à eau type camelbak (tout le monde en a ou presque mainenant, mais je le dis quand même, on sait jamais).  Un peu de maintenance en plus mais permettent de continuer à boire en mouvement.  On peut les nettoyer avec les solutions effervescentes pour nettoyer les dentiers.  Sinon avec le micropur forte les moisissures ne prolifèrent pas dedans…  Prenez un truc de bonne qualité, sinon elles fuiront très très vite.
  • pour prévenir les mycoses aux pieds, les semelles antifongiques à l’acide borique (peditrans).  A défaut, de l’acide borique en paillettes / poudre mélangé dans le talc (les deux se trouvent en pharmacie pour très peu d’euros) ça marche super bien.
  • les gants : absolument indispensables.  On peut couper le pouce et l’index (des gants hein ;)) pour plus de dextérité…  pas besoin de gants tactiques de luxe.  Les gants coqués de combat sont bien, mais des gants en cuir ordinaires, un peu ajustés pour une bonne dextérité, c’est déjà pas mal ;
  • des genouillères dignes de ce nom…  Alta industries en font des bien et pas trop chères…  mais il y a de plus en plus de choix…
  • les chaussettes : laine mérinos fine…  anti-fongique et antibactérien naturel, retient les odeurs, etc.  Toujours en avoir une paire propre et sèche dans le sac, préalablement imprégnée de talc / acide borique est un plus.
  • des tongs / sandales : prend pas de place, pas lourd, et ça permet de sécher les pieds, d’aller à la douche, etc.  Certains préfèrent des sandales à velcro pour une meilleure mobilité en cas de pépin au camp…  et pour pouvoir mettre des chaussettes traitées contre les moustiques.
  • des sacs plastique genre ziploc : permet de garder les affaires propres et sèches…  s’usent vite mais valent leur pesant de cacahuètes…
  • une frontale, ça sert parfois …
  • quelques mini-cyalumes…
  • un sac de couchage avec moustiquaire intégrée…  parce que la nuit il fait froid, même si c’est difficile à croire la journée…  sinon, pour pouvoir se lever plus rapidement, le poncho liner ou une simple couverture en laine sont très bien, et plus polyvalents.  Les anciens d’Afgha utilisent souvent des pathus afghans (couvertures en laine traditionnelle de couleur terre très mate et très chaude) un peu partout et ils adorent tous…
  • une montre…  c’est tellement évident qu’on peut l’oublier.  Très très utile tout le temps.  Prenez plutôt une avec un verre minéral : les verres en plastique se rayent et deviennent presque opaques dans la durée.
  • une bête cuiller…  les spork en titane sont pas mal mais une simple cuiller de base permet de manger avec un truc propre…  et durable.
  • une carte de la région ou du pays (on trouve généralement des cartes touristiques qui suffisent…  sinon prenez au moins une photo de la carte au PC avec votre téléphone pour consultation si nécessaire…  le mieux étant bien sûr de mémoriser au moins les axes et villes principaux !)
  • un « dumbphone » bien basique (exemple Nokia 101, double sim, même pas d’appareil photo, pour les SMS et le téléphone uniquement, batterie qui dure une semaine voire plus, etc.) avec batterie de rechange et carte sim locale Et carte sim perso ordinaire…  permet d’assurer les coms minimales, pour 100g d’encombrement.  Evidemment on utilisera les moyens de com en accord avec les contraintes tactiques et les directives.  Mais ça peut dépanner, parfois.

Pour rafraîchir votre corps pendant les patrouilles

  • un bandana mouillé, noué autour du cou, va rafraîchir le sang irriguant le cerveau par évaporation et fera déjà un bien considérable, surtout dans les climats secs (dans les climats humides ça évapore moins bien forcément, sauf en déplacement rapide –> pirogue, véhicule ouvert…) ;
  • un autre bandana (ou autre bout de coton mince de couleur tactique hein…  un bout de chèche coupé fera l’affaire) mouillé sur la tête, sous le casque, peut parfois aider si on a un courant d’air qui passe dessus (sinon ça ne change rien).
  • de mouiller les poignets des gants et du treillis peut aussi aider un peu (évaporation)…
  • apprendre à profiter au maximum de chaque centimètre carré d’ombre, de chaque petit courant d’air…
  • se détendre au maximum (quand c’est possible, bien entendu) ;
  • partir bien hydraté, et s’hydrater tout le temps de la patrouille (camelbak : à 700ml/h, votre poche à eau de trois litres devrait durer un peu plus de quatre heures, pensez à grignoter un peu de salé de temps en temps).

 

Donnez-nous vos feedbacks (lui@davidmanise.com) et partagez ce texte !

C’est fait pour servir.  Vos retex permettront de l’améliorer.

Merci pour le boulot, et soyez prudents !

David Manise

 

 

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Fait : les fondamentaux de la survie, du 7 au 11 mai 2014

Une "5%" en action, préparant son abri (les matelas d'herbes ça fonctionne pas trop mal au final !)
Une « 5% » en action, préparant son abri (les matelas d’herbes ça fonctionne pas trop mal au final !)

Encore une semaine « fondamentaux » de faite.  Avec des stagiaires en or, qui étaient tristes de partir dimanche midi…

Ces stages sont, et de loin, notre meilleure formule pour la survie nature.  Ils sont l’équivalent d’un niveau 1 « version luxe » et d’un niveau 2, le tout sur 5 jours.  Dans ce stage, nous avons le temps de creuser, d’approfondir, de bien comprendre, de pratiquer sereinement.  Et 5 jours ça laisse aussi le temps de connaître un peu mieux les gens, et de voir la magie opérer.

Un mélange de cours théoriques et de modules pratiques pendant deux jours et demi.  Une phase « terrain » de deux jours ensuite…  où on peut tester, restituer, fignoler, expérimenter.  Et au final c’est surtout toujours une aventure humaine riche, qui fait du bien au moral.  De voir des gens veiller les uns sur les autres, rigoler, coopérer, ça me réconcilie à chaque fois avec le genre humain.

J’ai un boulot en or… :)

Merci encore à tous les participants.  Vivement le prochain ;)

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Fait : stage niveau 2 dans le Vercors – pluie, neige, pas de sac de couchage… même pas mal :)

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Bon…  j’avoue, j’ai failli annuler en voyant la météo et les températures plonger pour ce weekend « niveau 2 ».  Et puis voyant qu’on avait plusieurs moniteurs en formation pour aider, et un bon groupe, j’ai décidé de tenter le coup avec quelques précautions additionnelles.  Et c’était la bonne décision au final, parce que ce fut un stage mémorable :)

Un N2 avec de la grosse pluie, du vent, puis ensuite des températures négatives, c’est pas tous les jours qu’on voit ça.  Et le pire c’est que les gens ont bien dormi :)

Super ambiance, super groupe, grosse rigolade, travail de qualité…  j’adore ce métier.

MERCI ENCORE A TOUS.

David

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Presque arrivés au but

Fait : version bêta du stage « Back From Hell »

Travail en équipe sur le plan d'exfiltration
Travail en équipe sur le plan d’exfiltration

« Vous êtes un groupe de travailleurs du secteur télécoms qui êtes en mission au Goulistan.  Cette petite région d’une république naissante est assez instable, et en proie à des tensions vives entre le FGN (Free Gulistan Now), le gouvernement et les Frères du Boulistan, un groupe de fondamentalistes religieux qui viennent de se soulever militairement pour prendre le contrôle du pays tout entier.  L’hôtel où vous logez va être réquisitionné d’ici 24h par des hommes en armes, et se retrouver en pleine zone de combat. »

« Objectif : rejoindre le consulat Français en Roussie, pays voisin qui se trouve juste de l’autre côté d’un fleuve.  Des combats ont lieu partout au sud et des patrouilles fluviales tirent sur tout ce qui bouge sur la partie sud dudit fleuve.  Au nord, un pont existe mais il est tenu, côté Goulistan, par les fondamentalistes.  Votre seule option est de vous enfoncer dans les terres, puis de monter vers le nord pour contourner le pont.  De là, vous devrez trouver un moyen de traverser discrètement. »

Après une semaine de cours qui a servi à fournir des outils pour y arriver, nos stagiaires ont monté un plan d’exfiltration, et l’ont mis à exécution grâce au soutien d’un certain monsieur Igor Petrov, des services touristiques du gouvernement Goulistanais et de son garde du corps (qui s’est révélé un peu verreux, en fin de parcours, d’ailleurs !).  Après une semaine intense en apprentissages et une nuit mouvementée, nos stagiaires ont pu rejoindre le consulat Français de l’autre côté de la frontière…  où les attendaient un petit déjeuner bien mérité :)

Je tais les quelques détails « surprise » qui seront encore présents à la prochaine édition, version 1.0 qui aura lieu en novembre prochain…  ;)

Nous compilons actuellement tous les feedbacks des beta-testeurs, on refait un plan de cours final, on met tout ça au propre…  la version 1.0 me fait déjà vibrer.  Ce stage sera un classique instantané, parce qu’il répond d’une manière unique à un besoin bien concret avec beaucoup d’astuce et d’espièglerie ;)

Franchissement de nuit -- merci à Manu et Jean-Luc, nos deux BE escalade qu'on a tiré du lit aux petites heures et qui ont fait un boulot magnifique.
Franchissement de nuit — merci à Manu et Jean-Luc, nos deux BE escalade qu’on a tiré du lit aux petites heures et qui ont fait un boulot magnifique :)
Muyo Djordjevitch lors de la prise de contact
Muyo Djordjevitch lors de la prise de contact (spéciale dédicace aux talents d’acteur de Pierre… :)
Chris, moniteur au CEETS, comme un poisson dans l'eau :)
Chris, moniteur au CEETS, comme un poisson dans l’eau :)

 

 

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Stage Grand Froid Vercors

Fait : dernier stage « grand froid » de la saison hiver :)

Lunettes de fortune en duct tape pour prévenir l'ophtalmie des neiges, faute de vraies lunettes...
Lunettes de fortune en duct tape pour prévenir l’ophtalmie des neiges, faute de vraies lunettes…

Et voilà…  encore un weekend de stage terminé…  et des ambiances de rires et d’apprentissages plein la tête.

Le Vercors est toujours aussi beau, surtout sous la neige.  Avec le soleil de printemps, le « grand froid » était plutôt un petit froid, mais il a fait suffisamment piquant la nuit pour que ça soit quand même pédagogique et utilisable en l’état.  Bref, un « dojo » parfait pour apprendre sans se mettre en danger, dans une ambiance sympa.

Au programme de ce « grand froid » : gestion de groupe et du rythme lors des déplacements dans la neige, abris et bivouac en milieu enneigé, « crash course » de nivologie et d’évaluation du risque d’avalanches, recherche de victimes d’avalanches, gestion de l’hypothermie, des gelures, prévention de l’ophtalmie des neiges, et j’en passe…  c’était franchement génial.

Fait marquant à ce stage, la participation de Jeff Prette (Outdoorsman sur le forum davidmanise.com), accompagnateur en montagne, plein d’expérience de terrain, qui va entamer la formation de moniteur d’ici peu…  et Mikey Willis, qui après un séjour en Guyane revient en métropole et va commencer la formation moniteur également.  La tribu s’agrandit petit à petit, et avec ces deux là (plus encore trois autres dans le colimateur) ça fera en tout 13 moniteurs qui sont dans les tubes, et qui viendront renforcer les 5 déjà formés.

Atelier "sonde" pour la recherche de victimes d'avalanches
Atelier « sonde » pour la recherche de victimes d’avalanches : nous avons utilisé un igloo pour pouvoir « enterrer » un moniteur en formation et ainsi apprendre à sentir quand on touche « de la viande »…

Je suis fier de voir tout ces gens en or mettre l’épaule à la roue et faire profiter nos stagiaires de leurs compétences, bienveillance et personnalité…  et d’ici 4-5 ans le CEETS va vraiment pouvoir commencer à répondre à la demande pour les stages en France et à l’étranger.  C’est génial :)

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Strategie Navigation Orientation

Nouveau module ORNAV

Boussole
Dessin Philippe Gady

Lire une carte, faire le parallèle avec le terrain, ajouter la boussole, un altimètre, le GPS, savoir communiquer ses coordonnées au secours, sont autant de compétences fondamentales à maîtriser sur le terrain.

Le CEETS propose un nouveau module d’une journée entièrement dédié à l’orientation et à la navigation. Ce programme a été pensé et testé pour venir soutenir votre recherche d’efficacité lors de vos déplacements. En d’autres termes votre Mobilité.  Ce module sera proposé couplé à notre stage N1, ce qui donnera un stage de 3jours appelé N1+ ORNAV.

Stage de survie niveau 1 + modules orientation et navigation (N1+ORNAV)

Objectifs

A l’issue de ce stage, nous souhaitons que vous sachiez :

  • gérer les risques lors de vos activités en milieu naturel / engagé ;
  • faire plus avec moins : optimiser et démultiplier l’efficacité de votre matériel ;
  • prendre les bonnes décisions et poser des gestes qui seront efficaces même et surtout en conditions dégradées ;
  • vous adapter aux réalités du terrain : VOTRE terrain, avec VOTRE physique, VOS objectifs, et VOS outils.
  • Acquérir les fondamentaux de l’orientation et de la navigation sur le terrain.

Notre défi est de vous de fournir les connaissances les plus utiles et les plus réalistes possibles en trois jours de stage intensif.

A ce stage, on peut encore utiliser tout son matériel : on apprend à l’utiliser de manière optimale, et à s’en passer.  Les purs néophytes y trouveront les bases essentielles pour préparer une rando ou un voyage nature…  et les vieux routards y trouveront des outils qui viendront démultiplier les bénéfices de leur expérience déjà acquise.

Prérequis : aucun, à part être en bonne santé mentale et physique.

Programme

(attention, le contenu précis du programme peut varier légèrement en fonction des intérêts du groupe, de la saison, de la météo, etc.) :

  • introduction théorique : les priorités en survie
  • sac à dos :
    • le charger correctement
    • le régler correctement
  • stress et gestion du stress : l’effet chimpanzé, le prévenir ou en sortir ;
  • couteau :
    • prévention des accidents
    • utilisation optimale d’un petit couteau à lame fixe
    • affûtage (si le temps le permet)
  • régulation thermique (lutter contre le chaud ou le froid, selon la saison) :
    • vêtements, principes de base, physiologie
    • trouver le bon micro-climat
    • abris de fortune (hors neige : poncho+feu+réflecteur et/ou montage de tarp – avec couvert neigeux suffisant : abris de neige)
    • feu : réussir son feu en toutes conditions (principes et mise en application, sauf risque d’incendie)
  • l’eau :
    • la trouver
    • évaluer sa potabilité
    • la rendre potable
    • la stocker / la transporter
  • bivouaquer avec du matériel, trucs et astuces :
    • optimiser l’utilisation d’un sac de couchage
    • tarps : montage efficace
    • poncho : l’abri d’urgence
  • premiers secours  en milieu éloigné
  • monter son kit de survie : principes et exemple
  • le secret de la survie… ;)
  • principes de base de gestion du risque, et applicatifs
  • Le module ORNAV :
    • Orienter sa carte avec et sans boussole
    • Se situer sur la carte avec et sans boussole
    • Choisir et anticiper son cheminement
    • Acquérir le réflex « relation terrain/carte »
    • Naviguer à la courbe de niveau sans instrument
    • Comprendre la différence Nord magnétique/Nord géographique, la déclinaison magnétique et quand en tenir compte
    • Prendre un azimut et le tenir même en condition de visibilité réduite
    • Relever une direction sur le terrain et la reporter sur la carte et inversement
    • Savoir relever ses coordonnées pour les communiquer
    • Étalonner son pas
    • Intégration d’aide à la navigation : GPS, altimètre

     

 

 

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Effacer les données d’un disque dur, une approche intégrative

Nombre de gens sous-estiment toutes les données qui restent encore présentes sur un disque dur, même quand on les a effacées depuis des mois ou des années, même quand on l’a formaté…  Nombre de personnes aussi, y compris des personnes qui ont des « security clearances » ne se doutent pas de la durée de vie des données sur un disque dur abandonné dans une décharge.  Les disques durs sont des boîtiers parfaitement étanches, et même en présence d’eau, de froid, de gel, de produits chimiques divers, ils restent généralement très stables dans le temps.  5, 10, 15, 20 ans après les données peuvent souvent être exploitées en tout ou en partie.

Pour effacer réellement un disque dur, il existe des utilitaires qui, en gros, effacent et réécrivent entièrement de nombreuses fois des données aléatoires sur le disque de manière à recouvrir les traces magnétiques présentes.  En théorie ça marche vraiment pas mal.  Mais j’ai un ami qui vient de me prouver qu’il arrive, dans certains cas, à passer au travers (parce que, notamment, les données ne sont pas vraiment aléatoires et qu’il arrive parfois à refaire le processus à l’envers).  Même les disques qui ne s’amorcent plus et qui sont annoncés comme « morts » par votre réparateur informatique peuvent généralement être lus en tout ou en partie (d’ailleurs, selon votre métier il peut être utile d’insister pour récupérer le disque soi disant mort pour en disposer correctement).

Riche de sa culture de hacking low tech et de son pragmatisme habituel, le CEETS vous propose une manière 100% sûre de maîtriser les données restantes sur les disques durs que vous jetterez à la poubelle.

Une image vaut mille mots ;)

Ouvrez le boîtier du disque.  Il faut généralement un tournevis torx.
Ouvrez le boîtier du disque. Il faut généralement un tournevis torx.
Libérez la tête de lecture et retirez le disque de son socle (quelques vis torx en plus à retirer)
Libérez la tête de lecture et retirez le disque de son socle (quelques vis torx en plus à retirer)
Défoncez lui copieusement la gueule à coups de masse :)
Défoncez lui copieusement la gueule à coups de masse ;)

 

 

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Interview avec une ONG au sujet du stage « Back From Hell »

Crédit photo : Théo / Synchro-X
Crédit photo : Théo / Synchro-X

Une organisation qui souhaite rester discrète m’a demandé de répondre à quelques questions cet après-midi au sujet de notre stage « Back From Hell ».  Le but est d’informer leurs cadres et de leur donner une vision alternative du problème de la sécurité à l’étranger, alors qu’on constate une nette augmentation des agressions / attaques en règles contre les travailleurs humanitaires depuis quelques années.

ONG : Pourriez-vous vous présenter, SVP ?  Qui est David Manise ?

DM : Bien entendu.  Je m’appelle David Manise, fondateur du CEETS.  J’enseigne la survie sous à peu près toutes ses formes depuis 2003.  J’ai également formé une poignée d’excellents formateurs qui m’épaulent désormais dans les stages, et qui rendent nos cours accessibles un peu partout en France, Suisse et bientôt Belgique.

ONG : On voit plein de stages de survie sur le « marché ». Qu’est-ce que vous avez à offrir en plus ?  En quoi êtes vous différents ?

DM : Pour être honnête et pour parler un peu crûment, ce que nous avons à offrir en plus, c’est tout un tas de conneries en moins.  Nos stages sont épurés.  On filtre, on trie, on expérimente et on recommence pour offrir uniquement les choses utiles, testées, pragmatiques…  ce qui reste dans nos stages c’est ce qui fonctionnera vraiment sur le terrain, avec des humains, dans un contexte dégradé.  Et nous savons enseigner ça de manière efficiente : rapide, sûre et agréable.

ONG : Nos équipes, un peu partout dans le monde, sont de plus en plus mises à l’épreuve.  Les attaques contre nos véhicules et installations se multiplient.  Notre image et notre neutralité qui, jusque là, étaient garantes d’un minimum de sécurité ne semblent plus faire reculer certains groupes qui nous voient comme des concurrents dans le rôle du bienfaiteur.  Quelles réponses concrètes apportez-vous à ce genre de problèmes ?

DM : Le cours « revenir vivant » (aussi surnommé « back from hell ») a pour objectif de former les individus et les petites équipes à la gestion des risques et aux bonnes habitudes de base de la sécurité.  L’idée maîtresse est de les rendre acteurs.  En effet, même si les équipes de sécurité ont largement fait leurs preuves, elles sont coûteuses et pas toujours une bonne option stratégiquement parlant (lourdeur logistique, modification des rapports humains entre les différents acteurs, etc.).  Par ailleurs, même le meilleur dispositif de sécurité du monde doit, pour la santé mentale de tous, laisser un minimum de marge de liberté et d’intimité aux personnes protégées.  Ces zones grises dans le dispositif sont, on le sait, des moments qui sont de mieux en mieux exploités par l’adversaire.

En formant directement les acteurs de terrain, on les rend à la fois plus autonomes et plus pro-actifs dans la gestion de leur propre sécurité, mais aussi davantage conscients des problèmes que doivent gérer les équipes de sécurité qui s’occupent d’elles, ce qui facilite les rapports.  Ils deviennent des clients plus faciles à protéger.  Et dans les courtes phases inévitables où ils ne sont pas protégés, ils sont des cibles plus dures.
Plusieurs obstacles sont rencontrés pendant ces formations.  Et ils sont tous d’ordre culturels ou psychologiques :
  1. Certains sous-estiment le danger (parfois parce qu’ils sont simplement inconscients ou, pire, parce qu’ils y sont déjà allés plusieurs fois sans problème…), et sont réfractaires à ces « pertes de temps » ou « gaspillages de ressources »…
  2. Certains autres préfèrent inconsciemment « ne pas savoir » : l’accès aux informations sur les risques et leur gestion étant trop anxiogène, ils font l’autruche ou préfèrent déléguer complètement leur sécurité à ceux « dont c’est le boulot »…
  3. Certains autres encore s’imaginent complètement incompétents pour la gestion de leur sécurité et retombent dans la catégorie 2, mais avec la peur et la conscience du risque en plus.
Bref, c’est un sujet sensible.  Et nous avons développé des méthodes pédagogiques qui prennent en compte ces résistances.
Nous ne transformerons jamais les consultants en commandos marine, ni les infirmières idéalistes en Lara Croft.  Et nous avons l’habitude de faire avec.  Nous formons des gens ordinaires à faire des choses extraordinaires — et à trouver cela plutôt facile — depuis bientôt 12 ans.
ONG : Quels seront les intervenants pour ce cours ?
D.M.: Nous avons réuni une équipe assez inhabituelle qui se compose de (outre moi-même) :
– Pierre F., « vétéran » de l’humanitaire avec près de 15 ans d’expérience dans la gestion et la formation de personnels de terrain (Pakistan, Géorgie,Tadjikistan, Bosnie, Afghanistan, Sri Lanka, Mexique, Républiqiue Fédérale de Yougoslavie, Colombie entre 1991 & 2004 avec MSF et le CICR), uniquement dans des zones à risques ou sinistrées (pays en guerre, zones dégradées). Sa connaissance DES terrains est phénoménale.
– Frederic Hargain, ancien du 1er RPIMa spécialisé en protection rapproché et en logistique opérationnelle.
– Plusieurs moniteurs CEETS qui seront là pour aider à encadrer les phases pratiques de « survie » sur le terrain.
Le tout se jouera sur une base nautique avec toutes les infrastructures nécessaires à loger, nourrir et former nos stagiaires.  La semaine se terminera vendredi matin par une exfiltration de nuit, avec point de rendez vous, traversée en bateau et, après un petit atelier surprise, un débriefing et petit déjeûner dans un restaurant avec vue sur le lac de Vauglans.
ONG : Merci d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
D.M.: Merci à vous ! :)
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Stage survie ceets grand froid

Fait : stage grand froid à Embrun, les 25 et 26 janvier 2014

Stage grand froid CEETS
Robin Cottel, moniteur CEETS en formation avec son ARVA

On aurait pu surnommer ce stage « petit froid » plutôt que grand froid…  températures positives la journée, un petit -7 la nuit, on a dû changer de lieu de stage et se rabattre sur un plan B pour trouver de la neige, mais ça a quand même été un super stage, avec comme d’habitude une superbe ambiance et des stagiaires en or.

Tous ayant déjà fait au moins un N1 ou un fondamentaux (pré-requis pour ce stage), le niveau général du groupe était excellent et nous avons pu vraiment nous plonger dans le coeur du sujet : vivre dans et avec la neige.  Outre les igloos et autres abris plus réalistes pour le bivouac équipé dans la neige, la gestion des vêtements en déplacement, et tous les classiques, Mélodie Lioret (moniteur en formation) nous a fait un superbe module d’information sur les avalanches et la recherche de victimes.  Nous avons pu constater que les appareils de RVA sont très utiles, comme tous les outils, quand on sait bien les utiliser… ;)  On a ensuite poursuivi la seconde journée du stage avec la gestion des gelures, de l’hypothermie, etc, etc.

Bref, un weekend mémorable encore…  et nos 10 stagiaires sont repartis avec des compétences et de bons souvenirs en plus.

MERCI encore à tous pour ces moments géniaux.  J’ai vraiment un boulot en or et c’est grâce à vous.

Prochaine édition fin février dans le Vercors ;)

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Un exemple de liste de matériel « grand froid »…

IMG_2589Je ne suis pas fan des listes de matériel toutes faites, mais je partage celle-ci quand-même.  Plusieurs sauront l’apprécier à sa juste valeur : non pas un truc à copier/coller bêtement, mais bien un exemple de démarche pour créer une liste de matos en fonction des besoins.  Et donc c’est ce que je vais porter et utiliser ce weekend dans les conditions d’un stage de survie/vie sauvage « grand froid ».

Ce que je vais faire et devoir être en mesure de faire (définir l’activité et le contexte)

  • marcher un peu, avec peu de dénivelé, pas de pente et pas de risque particulier lié au déplacement.  Faible profondeur de neige, possible plaques de glace / verglas.
  • être souvent statique à tchatcher ou à superviser des ateliers (donc je ne peux pas compter sur le mouvement pour me réchauffer toute la journée) ;
  • manger dehors plusieurs fois ;
  • construire des igloos et jouer dans la neige ;
  • bivouaquer par un petit -18 ressenti avec du vent ;
  • marcher encore un peu et rentrer
  • encadrer un groupe de 15 personnes, moniteurs compris, et devoir veiller sur tout le monde
  • pouvoir à tout moment stabiliser une victime d’accident (le risque majeur, d’expérience, étant la coupure sur un doigt et l’entorse de la cheville)
  • être en mesure de donner une alerte précise et rapide en permanence, et de faire évacuer quelqu’un
  • pouvoir prévenir les gelures et l’hypothermie de tous…

Si je reprends la règle des trois dans l’ordre pour faire mon analyse de risque, ça me donne un truc assez simple :

3 secondes avec la connerie (l’accident con)

  • Les avalanches : le risque étant élevé (couche verglacée / croûtée sous de la neige fraîche) on restera scrupuleusement dans la forêt et loin de toute zone potentiellement à risque, point barre.  On n’a aucune nécessité à aller s’exposer.
  • Coupures : le risque est modéré parce qu’on va surtout jouer avec des pelles à neige mais bon…  avec les mains gelées, un coup d’opinel dans l’index est vite arrivé.
  • Pour le reste, l’itinéraire est choisi pour sa facilité (nous sommes là pour apprendre à vivre dans la neige, pas à marcher) ;

3 minutes sans O2

  • Personne dans le groupe n’est asthmatique ou n’a de problème cardiaque ou respiratoire connu.  Outre une hémorragie éventuelle (j’ai de quoi gérer), pas de risque identifiable.

Mon matos pour assurer le transport d’02 :

  • Pansements compressifs (avec les gants pour me protéger) ;
  • Pince kosher
  • CAT (à utiliser en dernier recours et en sachant ce qu’on fait) ;
  • Ventoline (à utiliser en accord avec le médecin régulateur au téléphone)
  • Ampoules d’adrénaline (idem…  à manier avec précautions et en accord avec le médecin régulateur au téléphone, pour les urgences extrêmes)

3 heures sans réguler sa température

  • Tous les gens présents ont déjà fait un N1 au CEETS et savent gérer…
  • J’ai fait passer une liste de matos, des infos météo et des recommandations claires : tout le monde aura le matos suffisant au départ…  sinon ils sont prévenus qu’ils resteront à la gare.
  • J’ai pris du matos en plus au cas où (duvets, mousses, tarps, réchauds, doudoune, etc.)

Mon matos pour gérer ma température (LE gros problème du weekend) :

  • Vêtements :
    • Bottes Sorel Caribou
    • Chaussettes à bouclette épaisses en synthétique (3 paires au total : une de rechange, une de backup)
    • Collant thermique en laine mérinos
    • Pantalon imper-respirant avec tricot isolant intégré (pas eu les moyens de me payer autre chose qu’un truc à bas prix chez D4)
    • Sous vêtement thermique Brynje en polypropilène qui pue
    • Sous-vêtement woolpower 100g
    • Polaire à poils longs « famille d’ewoks » Taiga…
    • Veste coupe-vent imper-respirante d’entrée de gamme (c’est devenu du consommable vu la quantité de stages par an et comme je suis soigneux donc j’achète pas cher…)
    • Tour de cou merinos armée anglaise
    • Buff merinos (cadeau de Shrek, c’est mon préféré du coup ^^)
    • Bonnet en cachemire oublié par quelqu’un dans ma voiture (s’il se reconnaît, qu’il se manifeste et je renvoie ^^)
    • Shemagh
    • En plus dans le sac, surtout au cas où quelqu’un en ait besoin : une énorme doudoune Carinthia.
  • Abri / bivouac
    • Sursac en gore-tex armée anglaise (merci Alain)
    • Wiggy’s superlight, extra long, extra large (deux stagiaires de gabarit normal tiennent dedans) ;
    • Matelas mousse thermarest (mon bon autogonflant s’étant auto-dégonflé, j’ai pas les thunes pour en racheter un donc j’aviserai en rajoutant des branches de sapin pour augmenter l’isolation au sol qui sera un peu limite)
    • Pelle à neige (pour créer un micro-climat plus favorable à la vie…)
    • Tarp 3×3 au cas où il n’y ait pas assez de neige pour fabriquer les bons abris…
  • Source de chaleur
    • Vieux réchaud optimus Nova, gracieuseté de Karto il y a des années (merci à son papa pour la graisse pas soluble dans l’essence qui coûte super cher qui est venue avec pour réparer le petit joint en cuir ^^) avec son demi litre de fuel, sa grosse gamelle 2L et de quoi faire des bouillottes.
    • kit « feu » avec oeuf, firesteel, bois gras, briquet
    • Scie et couteau à lame fixe pour trouver du bois sec partout…
    • Quelques chaufferettes chimiques pour compléter le tout

3 jours sans eau potable

  • On a de la neige sur place à faire fondre (traitement chimique nécessaire ensuite) ;
  • Il y a une source d’eau potable à proximité du lieu de bivouac prévu (et reconnu à l’avance) ;

Mon matos :

  • Deux gourdes nalgène
  • une fiole de micropur forte liquide…
  • (pour faire fondre la neige, voir pus haut)

3 semaines sans manger

  • Normalement je ne m’en soucierais pas, mais vu le froid les calories seront indispensables : les stagiaires ont pour consigne de bien manger avant leur stage et d’avoir bcp de calories avec eux pour manger sur le terrain.

Mon matos :

  • Noix
  • Viande séchée (sauf si Cepo m’oublie ^^)
  • Comté
  • Fruits séchés
  • Qques cubes de bouillon de poulet (ça ne vaudra pas celui de Sév…)
  • Chocolat noir 99% (c’est paléo, c’est gras…  le gras c’est la vie ;))
  • Deux lyophilisés en plus (en tests pour lyophilise.fr …)

3 mois sans hygiène

  • Trousse de toilette (brosse à dents, dentifrice, PQ, lingettes, pour deux jours ça ira bien !)
  • sous-vêtements de rechange (idem)
  • Nalgène dédiée pour le pipi de la nuit (m’évitera de sortir me les geler pour pisser, ET de passer pour un gros dégueulasse en rinçant ladite bouteille le matin pour ensuite m’en resservir de gourde…  ce qui dans l’absolu n’est pas dangereux objectivement, mais il faut gérer socialement quand les gens percutent qu’on leur a prêté notre gourde la veille… ^^)

Puis les outils fondamentaux : CCVMD –> Ca, Ca Vaut Mille Dollars…

  • Conscience : caféine et prudence ;)
  • Communication : il y a du réseau GSM sur place, mon tel est avec moi, bien chargé avec batterie chaude de rechange (gardé près du corps) ;
  • Vision : lunettes de soleil, frontale, piles de rechange ;
  • Mobilité : raquettes, bonnes chaussures, carte, boussole, GPS…
  • Dextérité : mouffles et sous-gants pour protéger les mains du froid, chaufferettes chimiques en plus au cas où, pelle à neige, divers accessoires pour bricoler (ficelle, pince leatherman, duct tape, etc.)

Le tout fait environs 15kg dans le sac…  ce qui est lourd mais pas énormément.  Avec un groupe à gérer, je préfère avoir un plus gros sac et avoir plus de marge.  Quand je pars seul, j’ai souvent moins de redondance et tout un peu plus « juste », parce que je sais que je pourrai prendre soin de moi et gérer finement.  Alors que là en cas d’urgence il faudra pouvoir gérer un début d’hypothermie sans réféchir avec du matériel brutalement efficace, ne demandant pas de temps ni de motricité fine.

(pour plus de détails à ce sujet, voir le fameux article « La théorie du GROS » de Julien Imbert, moniteur CEETS)

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