Tous les articles par Mathias Dolidon

Fait : Niveau 2 dans l’Ain avec Chris et Mathias, moniteurs N2 !

La gentille dame de la météo parlait de « possibilité d’averses résiduelles ».

En fait elle voulait dire « une nuit de pluie forte, entrecoupée de déluges », avec le tonnerre en bruit de fond juste pour l’ambiance. Mémorable, alors, de se trouver là-dessous avec le genre de matériel qu’on aurait pris dans un petit sac pour une sortie de quelques heures à ramasser les châtaignes : une ou deux couvertures de survie, un petit couteau, pas de sac de couchage… Et finalement, avec un bon boulot d’équipe, non-seulement on arrive à garder le corps et le moral presque au sec, mais on réussit même à rigoler et à s’endormir, le bide réchauffé par une soupe de plantes rapidement glanées autour du bivouac.

Une carotte, plus petite qu'au supermarché mais beaucoup plus dense en nutriments.

J’aime bien les N2. On y retrouve les stagiaires les plus impliqués des N1. On voit que la théorie a été absorbée, et on passe à l’action pour faire quelques grands bonds en avant avec eux. Entre le bivouac d’urgence et les autres ateliers pratiques qui occupent le plus clair du stage, leur instinct de terrain et leur manière de s’adapter efficacement se transforment à vue d’oeil.

Conversion d'une braise en flamme

La météo pédagogique et un groupe vif auront aussi permis de clore agréablement un chapitre : c’était le dernier stage dans l’Ain du binôme Chris Cotard / Mathias Dolidon. A l’avenir, Chris sévira surtout dans les Pyrénées, tandis que Mathias va continuer avec François Chouvellon, plutôt du côté de l’Auvergne.

Les prochains N2 :

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Fait : N1 en Isère

Sans histoires, ces deux journées constructives avec un groupe efficace ont été très satisfaisantes pour Christophe et moi. Même quand on aime l’aventure et qu’on adore gérer l’imprévu, c’est agréable de sentir le ronronnement d’une machine pédagogique bien rôdée qui propulse un stage parfaitement selon les plans.

Venir en Niveau 1 c’est recevoir une belle boîte à outils de savoir-faires. Comme souvent, plusieurs stagiaires parlent déjà de revenir sur une formule avancée (N2, N3, grand froid etc.) pour essayer leurs outils tout neufs en situation.

Explications avant l'atelier de signalisation.
Explications avant l’atelier de signalisation.

Un seul regret : la présence d’une seule femme (et oui elle a adoré le stage :). Malheureusement, nous n’avons que 10% de femmes dans les groupes de N1 ; étonnamment il y en a plus sur les stages plus avancés. Nos stages ne sont pourtant pas des repaires de bourrins suant la testostérone mal utilisée. Nos stages s’adressent aux êtres humains qui veulent jeter la lumière sur leurs vrais besoins physiologiques et sur leurs vrais moyens d’action, dans une recherche d’autonomie intelligente. Le tout est encadré par des moniteurs qui garantissent avec poigne qu’aucun débordement n’est possible. Il est alors dommage d’observer encore les traces d’un conditionnement social qui suppose, malgré toutes les preuves du contraire, que cette connaissance de soi ne devrait pas être une préoccupation féminine. Cet état de fait me touche d’autant plus que la destruction de carcans mentaux est un aspect important de notre métier. J’espère que celui-là sera vaincu un jour aussi.

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Fait : stage N1 dans la plaine de l’Ain


– Branle-bas général pour stabiliser une victime d’hypothermie (simulée !) après avoir défini jusqu’à quel stade d’hypothermie notre cobaye s’était enfoncé et décidé des solutions adéquates pour lui acheter quelques heures supplémentaires de survie avant l’arrivée de la cavalerie médicalisée.

– Orientation avec des cartes neuves achetées la veille mais, comme souvent, éditées par l’IGN il y a 20 ans. On a bien vu en pratique quelles informations topographiques restent fiables avec le temps, et lesquelles se transforment au fil des années pour égarer le randonneur trop confiant.

– Séance combinée de soulagement d’entorse (simulée) et d’épilation (réelle) au Duct-Tape pour tout le monde.

– Feux réussis dans une hêtraie sombre et humide pleine de bois pourri.

– Clarification de la soupe immonde d’un marécage qui macère au soleil (avec survol de martin-pêcheur).

– Debriefing en groupe de situations de survie réelle vécues par des stagiaires.

– …

Pas besoin de tout énumérer pour se convaincre qu’on a passé un bon week-end bien dense.
Quelques personnes ayant annulé au dernier moment, nous nous sommes retrouvés avec un petit groupe de 6 stagiaires pour 2 moniteurs, Christophe Cotard et Mathias Dolidon (dont un stagiaire a d’ailleurs fini par dire en off : « Vous faites un putain de binôme » ; merci pour nos egos. ;)). La taille restreinte du groupe a permis une interaction privilégiée entre les stagiaires tous plus motivés les uns que les autres, ainsi qu’une pédagogie de proximité encore plus personnalisée que d’habitude. Que du bon pour mon premier stage de la saison.

Signé : un moniteur content !

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Fait : niveau 1 dans le Bugey, 22/23 juin

« C’était super ». Ce fût le commentaire d’un stagiaire juste avant de nous quitter, un homme d’expérience qui n’en était pas à sa première formation sur le thème de la survie.

Le stage de niveau 1 offre bel et bien des contenus qui peuvent profiter à tout le monde. Les novices y trouvent des bases saines et propres pour sécuriser leurs pratiques et commencer leur réflexion sur la survie. Les vieux briscards, eux, en plus de quelques nouvelles astuces de terrain qu’ils auront grattées, sont souvent surpris de découvrir comment leur savoir empirique peut être (re)mis en cohérence, et revoient souvent leur expérience sous un jour différent. Ces gens viennent illustrer par l’exemple l’humilité que nous prônons durant nos stages : personne n’a jamais fini d’apprendre (et surtout pas nous).

J’aime toujours constater comment nos stages permettent ainsi à des gens que tout semble opposer de passer un week-end autour d’un thème commun avec un plaisir partagé.

Ce deuxième stage dans le Bugey n’a pas fait exception. Des hommes et des femmes, des jeunes et des nettement moins jeunes, un militaire et une comptable, un trekkeur-globe-trotter passionné et un gars qui n’avait jamais dormi hors d’un lit, dix personnes nous ont montré ce qu’elles avaient en commun : leur personnalité proactive, indépendante, perspicace et curieuse. Outre les interactions sympas entre les membres du groupe, ce fût un bonheur pour Chris et moi d’animer un stage avec des gens d’une telle qualité.

Quant à nous, notre duo Christophe Cotard / Mathias Dolidon a prouvé une fois de plus que la diversité fait la force. Nos expériences différentes répondent à la diversité de notre public, et enrichissent la manière dont nous pouvons approcher les questions de la survie. Et puis, faut avouer, l’alternance des timbres de voix a quelque chose de reposant tant pour nous que pour les stagiaires. :D

Vivement la reprise en septembre !

(Merci à Claude pour les photos)

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Bientôt le premier stage dans le Bugey

De retour d’un week-end de repérages avec Chris sur le territoire inédit du N1 des 27 et 28 avril prochains dans le Bugey.

Le Bugey est un nouveau venu prometteur dans l’inventaire des zones d’action régulières du CEETS. Le rendez-vous à Ambérieu permettra à des stagiaires d’horizons divers de venir rapidement en voiture ou en train (ou en Mirage). Le relief y fait naître des ambiances variées qui illustreront parfaitement bien les contenus pédagogiques sur le bivouac, l’eau ou l’orientation. Le climat y a son caractère. Et les stages offriront de bons prétextes pour aller se laisser porter par la beauté de ces vallées.

En tous cas nous deux on a adoré notre excursion, et on a hâte de passer aux choses sérieuses avec vous !

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