Archives de catégorie : Evenements & annonces

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Retour sur une aventure au Tibet

13 octobre 2016. Voilà trente minutes que notre trek à travers l’ancien royaume tibétain de Nangchen a commencé. Nous cheminons sur une mince couche de neige lorsque survient une rencontre incroyable : un lynx nous regarde depuis un rocher en hauteur. Pendant de longues minutes, nous nous observons mutuellement, avant que l’animal sauvage ne disparaisse dans la montagne.

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De tous cotés, le plateau à perte de vue. Il faudrait milles vies pour le parcourir, le découvrir. Dépaysement complet…

Des rencontres étonnantes comme celle-ci ne manquerons pas les jours suivants : singes des forêts résineuses de Baizha, ours bleu du Tibet, petits bharals (un caprin sauvage que l’on trouve jusqu’à 5 500 mètres d’altitude !), gypaètes barbus, et bien d’autres.

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6 humains en autonomie dans une zone hors des circuits touristiques. Pour les quelques habitants rencontrés, certains n’ont vu des européens qu’à la télé et notre aventure suscite de nombreuses interrogations. Tout en faisant remonter à l’esprit le temps passé où toutes les familles nomades vivaient sur le plateau, se déplaçant au rythme des saisons et des troupeaux… Aujourd’hui ils luttent pour maintenir leur culture et leur mode de vie…

Rencontres, aussi, avec les habitants de ces contrées reculées du Tibet : nomades khampas et leurs troupeaux de yacks, fermiers, moines bouddhistes qui nous ont reçu dans leurs monastères aux allures de cités médiévales fortifiées… Moments inoubliables aussi, comme la traversée de ces immensités sauvages. Ou ces soirées à cuisiner et discuter autour d’un feu de bois, à contempler la voute étoilée, avant d’aller dormir confortablement sous sa tente.

 

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Yak en liberté,  le camp nomade n’est pas loin…

Huit jours de marche en montagne, en haute altitude et en autonomie : il ne s’agissait pas d’un stage CEETS, même si l’un de nos moniteurs (Chris Cotard) y participait pour assurer la sécurité en binôme avec Luc Richard (guide et organisateur du trek, qui a vécu dix ans en Chine et au Tibet). Ce type d’immersion fait prendre pleinement conscience de l’intérêt et de l’efficacité des techniques et principes enseignés lors des stages proposés par le CEETS.

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Feu de camp à 4000m d’altitude, juste avant d’arriver sur le haut plateau…

Les journées de marche en elles-mêmes n’étaient pas très difficiles (400 mètres de dénivelé en moyenne sur des sentiers faciles). Malgré quelques légères chutes de neige, les conditions météos étaient excellentes. Mais l’environnement du trek présentait un certain engagement : la haute altitude (entre 3 900 et 4 500 mètres), l’éloignement et le principe de l’autonomie en pleine nature demandent une rigueur que nos stages aident à acquérir.

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Passage de col, et descente dans une vallée qui nous éloigne encore de tout axe fréquenté… Pas de balisage, pas de panneau, pas d’aménagement…  liberté totale.
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Traverser la rivière encore et encore  pour chercher le meilleur passage et finir par marcher pieds nus…

Une expérience qui sera rééditée en 2017 et pour la préparation de laquelle un stage N1 est recommandé. Chaque futur participant doit en effet prendre conscience que pour réaliser un tel voyage il n’est pas inutile de savoir bien choisir son matériel, de n’emporter que le nécessaire et de savoir réagir en cas d’imprévu. Tout cela afin de profiter pleinement du séjour.

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Le tipi fait encore ses preuves sur le plateau tibétain après une tempête nocturne et un réveil tout en fraicheur…

Contact :
Luc Richard, 06 08 16 66 44 / lucrichard1@gmail.com

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Luc Richard en plein cours de cuisine chez une famille semi-nomade… Et pour le reste du groupe un cours d’hospitalité à la tibétaine. Très belle rencontre.
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Pow wow des moniteurs

Depuis mercredi, les moniteurs du CEETS se réunissent en Haute Saône.  Le programme de cette réunion est dense, et doit servir à :

  • discuter et redéfinir au besoin notre vision collective pour le CEETS à long terme (5 à 15 ans, puis pour la génération suivante) : cette vision collective et cet idéal va nous guider tous pour l’année qui arrive, et nous aider à définir ce qu’on fera, et comment.  De magnifiques projets, assez ahurissants d’envergure, ont vu le jour cette fin de semaine…  on n’annonce rien pour le moment, mais vous allez adorer :)
  • réorganiser et clarifier notre offre de stage : on a fait le grand ménage dans les programmes des stages et de fait dans le cursus complet, en supprimant quelques redondances, et en recentrant nos stages sur deux axes principaux : la survie (80% mode dégradé, 20% utilisable tout le temps) et la pratique normale des activités nature (80% de techniques pour « quand ça va bien », qui servent à bien profiter de ses activités, et 20% de techniques pour gérer le mode dégradé) ;
  • discuter un peu de nos outils, et faire un point pédagogique complet (échanges des nouveaux trucs, partages, etc.)…
  • manger de la viande et picoler ;)

Deux grooooossses journées bien remplies qui ont vraiment été bénéfiques pour tout le monde :)

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R&D : rations de survie dans les tuyaux !

Julien Imbert (moniteur CEETS) et moi sommes en train de plancher sur le sujet « rations de survie ». Les moulins à café s’activent, on teste des sources de protéines végétales, des superaliments, des manières de compiler un truc le plus dense et le plus complet possible dans un package pratique et ne nécessitant aucune préparation ou presque.

L’idée de manoeuvre est de créer un mélange de supercarburant complet qui permette soit :

– de compléter une alimentation « de rando » de base (souvent simple et assez pauvre en produits frais / vivants) ;
– de faire tenir l’organisme en état de jeûne ou de semi-jeûne le plus longtemps possible, avec une capacité de travail conservée, voire augmentée (pourquoi pas !).

Plus de nouvelles après les tests, mais on a trouvé quelques recettes plutôt pas mal…

David, cobaye humain depuis 1975 :)

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Repérage en Irlande en vue d’un stage « bien vivre avec la pluie froide et ignoble » ;)

En Irlande le climat est rude, mais il ne gèle pratiquement jamais, ce qui permet un entraînement aux climats humides toute l’année, hors gel et sans pointes de froid extrême…

Dans le Connemara, la météo peut être extrême par moments, avec des pluies torrentielles et des tempêtes, mais qui sont généralement de courte durée (ce qui est très utile pédagogiquement, au final)…

A deux heures d’avion de tous les aéroports de France, généralement pour quelques dizaines d’euros, l’Irlande est vraiment une petite perle d’humanité verte, à deux pas de chez vous ;)

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Fait : un petit stage sympa avec l’équipe de chez Solognac

crédit Photo : L’équipe Solognac

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Chris Cotard, moniteur CEETS en action :)
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Les landes, ça a son charme. Et aussi son pin :)
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Débriefing après la nuit en mode niveau 2…
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Pour passer toute une nuit… il faut beaucoup de bois ;)
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L’attitude, les connaissances, le physique, les outils…
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C’est des sauvages ;)

J’avais pas eu le temps de vous faire un compte-rendu sur le sujet, mais Chris et moi on s’est déplacé dans les landes, fin mars, pour bosser avec une partie de l’équipe de Solognac, la marque « chasse » de Décathlon.

Ca a été l’occasion pour eux, en plus de faire des tests de terrain de leur sacs à dos et de leurs vêtements, de voir un peu des utilisations alternatives à leur matos, et à tout le savoir faire de survie qui va autour.

Je suis un gros fan des vêtements Solognac, qui sont souvent robustes, bien conçus et bien pensés…  et j’ai mieux compris pourquoi quand j’ai rencontré ceux qui les mettent au point.  Tous des passionnés et des gens qui passent du temps dehors.

C’était une belle rencontre, et je suis sûr qu’on aura deux ou trois produits encore mieux chez eux grâce à ce stage.

Je suis content :)

David

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Fait : N2 dans la Drôme, Chris et Guillaume moniteurs N2 !

crédit photo : Stéphane Charmoillaux // http://www.stephane-charmoillaux.com/

Ce weekend, magnifique petit groupe de stagiaires souriants malgré la pluie, pour un stage survie niveau 2 (nuit sans sac de couchage, et avec son « fond de sac »).  Ca a été l’occasion pour Guillaume Mussard et Christophe Cotard de monter en grade et d’être validés « moniteurs N2 » .

Ils peuvent donc désormais encadrer des stages niveau 2, en plus du stage « grand froid », « initiation » et « niveau 1 » qu’ils donnent déjà depuis plus de deux ans !

En effet, au CEETS nous sommes conscients du fait que « soit on progresse, soit on régresse ».  Les moniteurs travaillent et avancent sans arrêt pour devenir meilleurs, tant au niveau méthodologique que technique.

Je suis donc heureux de les certifier « N2 » !  Ils ont non seulement fait leurs preuves techniquement et humainement depuis longtemps, mais en plus leur aisance sur le terrain et leur pédagogie épurée et précise en fait des formateurs solides et précieux.

Chris (moniteur CEETS et accompagnateur en montagne en formation) est établi dans les Pyrénées et donne tous les stages là bas.  Guillaume (moniteur CEETS, garde ONF, réserviste, pompier volontaire), de son côté, sévit en Haute Saône et dans la Sarthe.

Je suis fier de bosser avec eux !

POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’EQUIPE : http://stages-survie-ceets.org/lequipe/

Les prochains niveaux 2 où il reste des places :

David

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François Chouvellon : un nouveau moniteur CEETS en Haute Loire !

Le CEETS a l’honneur de voir éclore un nouveau moniteur : François Chouvellon.

François, outre sa formation de moniteur qui se termine, est pisteur secouriste, accompagnateur en montagne et ostéopathe.  Un personnage très humble et très pro.  Je suis vraiment très heureux de le compter dans le staff ! :)

François est basé sur Saint-Etienne, et il rayonnera dans le massif central, surtout.  C’est également avec lui que certains stages vie sauvage auront lieu (dont celui au Spitzberg cet été)…

Vous trouverez bientôt des dates où François sera en poste dans le calendrier ;)

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Le CEETS va pagayer au Spitzberg fin août :)

Vous n’aimez pas la chaleur ?  Moi non plus… ;)

Du 21 au 30 août, venez apprendre à organiser une expédition kayak en Spitzberg avec nous, et vivez la ensuite en live ;)

Encadré par François Chouvellon,  accompagnateur en montagne spécialisé, et un moniteur CEETS, ce voyage est à la fois une formation et une aventure humaine.

Pour plus d’infos : http://stages-survie-ceets.org/aventure-kayak-au-spitzberg/

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Le CEETS part au Népal fin octobre…

Fin octobre 2015, nous partons pour un voyage solidaire au Népal. Loin des grands circuits touristiques habituels qui portent le confort des touristes à dos de Sherpa, nous partons — en mode léger et rustique — à la rencontre de la culture Népalaise, avec un circuit de trek à moyenne altitude qui nous emmènera dans les villages et villes du Sud Est Népalais.

Nous serons les premiers à « ouvrir » ce circuit de trek qui nous emmènera dormir dans les écoles de village, et manger chez l’habitant ou dans les « tea-shops » locaux. Nous profiterons de l’occasion pour continuer de former un accompagnateur local, et pour financer la mise en place les infrastructures de base utiles pour l’accueil des touristes dans les villages. Cela permettra de créer de l’emploi local, et de faire circuler un peu d’argent dans les campagnes, et pas seulement à Katmandu dans les grandes agences de trek classiques.

Le trek, suite aux séismes des dernières semaines, prendra une vocation sans doute un peu plus humanitaire que prévu, et tous les participants s’en réjouissent…

Le voyage sera encadré par Philippe Guyot, accompagnateur en montagne et vieil ami du Népal, et David Manise, instructeur de survie et fondateur du CEETS.

Les pré-inscriptions nous indiquent que le voyage est déjà complet (le groupe sera limité à 7-8 personnes), mais vous pouvez malgré tout vous mettre sur liste d’attente, au cas où plusieurs places se libéreraient, à l’adresse mail suivante : davidmanise+nepal@gmail.com

Ce voyage sera, de fait, forcément reproduit régulièrement en 2016 et par la suite…  affaire à suivre de près ;)

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Le moniteur CEETS : les faits.

Le moniteur survie au CEETS…

  • Le moniteur CEETS arrive à voir les courbes de niveau même avec la lampe rouge.
  • Avant que le moniteur CEETS ne se lave dedans, la mer morte était vivante…
  • Cest l’assurance vie du moniteur CEETS qui lui verse des ronds tous les mois pour s’excuser du dérangement.
  • Le moniteur CEETS ne porte jamais de montre.  Il dit au soleil quelle heure il faut qu’il soit.
  • Quand le moniteur CEETS appelle le serveur vocal de météo France, c’est lui qui parle, et la météo se démerde.
  • Quand le moniteur CEETS pète, c’est son voisin qui s’excuse.
  • Le moniteur CEETS ne pleure pas. Il transpire des yeux pour refroidir son regard.
  • Quand Google ne trouve pas la réponse sur un sujet de survie, il demande au moniteur CEETS.
  • Le moniteur CEETS ne répond jamais au téléphone. Faut lui faire un mail.
  • Le moniteur CEETS ne dort pas. Il attend entre deux modules.
  • Le moniteur CEETS s’assoit près du feu pour que le feu se sente en sécurité, et qu’il n’ait pas trop froid.
  • Un jour une aiguille de pin est tombée dans la forêt. L’aigle l’a vue. Le chevreuil l’a entendue. L’ours l’a sentie. Le moniteur CEETS, lui, était déjà dessous et l’a attrapée au vol pour faire une infusion.
  • Le moniteur CEETS ne s’hydrate pas. L’eau se réfugie dans les cellules du moniteur CEETS.
  • On dit que la douleur n’est qu’une information. Pour le moniteur CEETS, la douleur est une information découpée en modules pour que les stagiaires la comprennent mieux.
  • Le moniteur CEETS n’a pas besoin de cafetière. Il fait chauffer l’eau dans sa bouche, et il mâche les grains de café en même temps.
  • Quand il est énervé, le moniteur CEETS arrive à filtrer les virus dans l’eau avec ses dents.
  • Le moniteur CEETS tue les moustiques automatiquement dans un rayon de 3 à 5.
  • Le moniteur CEETS bosse dans le plus beau et le plus grand bureau du monde. Et c’est un open space.
  • Quand le moniteur ceets épluche un oignon, c’est l’oignon qui pleure.
  • C’est depuis que le moniteur CEETS joue que l’important c’est de participer.
  • Le moniteur CEETS ne ment jamais. C’est la vérité qui se trompe.
  • Quand le moniteur CEETS raconte une histoire d’horreur, c’est les mots qui ont peur.
  • Le moniteur CEETS a toujours une urine claire et abondante, même quand il est déshydraté.
  • Le moniteur CEETS a voulu donner son corps à la science.  La science est encore toute émoustillée.
  • Le moniteur CEETS arrive à faire du feu sous la pluie même quand il ne pleut pas.
  • Le moniteur CEETS n’est jamais mouillé par la pluie.  C’est la pluie qui se MoniteurCEETSise.
  • Les Suisses ne sont pas neutres.  Ils attendent d’avoir l’avis du moniteur CEETS.
  • C’est le moniteur CEETS qui a filé la maladie de Lyme aux tiques.  Depuis c’est un vrai problème.
  • Un jour un stagiaire du CEETS est décédé en voyage, mais tout roule encore pour lui : la mort n’ose pas venir le chercher, de peur que ça énerve le moniteur CEETS.
  • Le moniteur CEETS aime la vie…  heureusement pour elle.
  • à l’école, la maîtresse levait la main pour pouvoir parler au moniteur CEETS.
  • La laine merinos retient les odeurs corporelles, mais elle n’ose pas retenir celle du moniteur CEETS (copyright Robin).
  • La masse musculaire du moniteur CEETS est supérieure à son poids corporel total.
  • Le moniteur CEETS aime les WOD avec beaucoup de burpees.
  • Le moniteur CEETS peut toujours retirer les périphériques en toute sécurité.
  • C’est le stress qui s’efforce de gérer le moniteur CEETS.
  • Le moniteur CEETS est immunisé contre l’article 49.3 :)
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Stage Grand Froid Vercors

Fait : dernier stage « grand froid » de la saison hiver :)

Lunettes de fortune en duct tape pour prévenir l'ophtalmie des neiges, faute de vraies lunettes...
Lunettes de fortune en duct tape pour prévenir l’ophtalmie des neiges, faute de vraies lunettes…

Et voilà…  encore un weekend de stage terminé…  et des ambiances de rires et d’apprentissages plein la tête.

Le Vercors est toujours aussi beau, surtout sous la neige.  Avec le soleil de printemps, le « grand froid » était plutôt un petit froid, mais il a fait suffisamment piquant la nuit pour que ça soit quand même pédagogique et utilisable en l’état.  Bref, un « dojo » parfait pour apprendre sans se mettre en danger, dans une ambiance sympa.

Au programme de ce « grand froid » : gestion de groupe et du rythme lors des déplacements dans la neige, abris et bivouac en milieu enneigé, « crash course » de nivologie et d’évaluation du risque d’avalanches, recherche de victimes d’avalanches, gestion de l’hypothermie, des gelures, prévention de l’ophtalmie des neiges, et j’en passe…  c’était franchement génial.

Fait marquant à ce stage, la participation de Jeff Prette (Outdoorsman sur le forum davidmanise.com), accompagnateur en montagne, plein d’expérience de terrain, qui va entamer la formation de moniteur d’ici peu…  et Mikey Willis, qui après un séjour en Guyane revient en métropole et va commencer la formation moniteur également.  La tribu s’agrandit petit à petit, et avec ces deux là (plus encore trois autres dans le colimateur) ça fera en tout 13 moniteurs qui sont dans les tubes, et qui viendront renforcer les 5 déjà formés.

Atelier "sonde" pour la recherche de victimes d'avalanches
Atelier « sonde » pour la recherche de victimes d’avalanches : nous avons utilisé un igloo pour pouvoir « enterrer » un moniteur en formation et ainsi apprendre à sentir quand on touche « de la viande »…

Je suis fier de voir tout ces gens en or mettre l’épaule à la roue et faire profiter nos stagiaires de leurs compétences, bienveillance et personnalité…  et d’ici 4-5 ans le CEETS va vraiment pouvoir commencer à répondre à la demande pour les stages en France et à l’étranger.  C’est génial :)

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Cours « revenir vivant » / « back from hell » ouvert début mars dans le Jura

Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles du cours « back from hell » dont j’avais parlé il y a quelques temps sur facebook.  Ce stage va avoir lieu du 10 au 14 mars 2014 dans le Jura.  Je trouvais le titre « back from hell » un peu trop sensationnaliste.  Le stage est donc rebaptisé « revenir vivant« .  Il sera possible de faire financer ce stage par les organismes de formation professionnelle.

Début mars, ce stage sera offert dans sa version « bêta » (comme en développement logiciel « open source » ;).  Après avoir testé ce stage en petit comité et après quelques ajustements, feedbacks et critiques constructives de la part de nos divers consultants, nous sommes prêts à l’ouvrir au public.  Ce stage, dans sa version bêta, sera offert à tarif réduit (environs 50% du prix final) en échange de votre collaboration pour améliorer encore le produit à travers tous les feedbacks que vous pourrez nous donner.

Ce stage s’adresse en priorité aux organismes, entreprises, associations qui déploient du personnel dans des zones où leur sécurité peut être compromise à cause du climat politique ou social instable, et/ou de l’isolement.  Le but est de fournir des outils de prévention et de gestion à ces personnes pour les rendre plus autonomes, et faire en sorte qu’elles puissent rentrer vivantes.

Traditionnellement, les solutions proposées par les organismes de formation ou les entreprises de sécurité sont fondées sur une approche agressive.  On propose de faire accompagner les personnes par des équipes de gardes du corps, ou de former les personnes à adopter des compétences issues de formations militaires sans les adapter aux activités et aux valeurs des gens formés.  Cela n’est souvent pas adapté.

Plutôt que de chercher à transformer ces acteurs de terrain en prédateurs, notre approche consiste à faire d’eux des proies moins coopératives, plus alertes, plus mobiles, plus insaisissables.  Etre plus intelligent, et ne plus être là.  Etre plus malin, et désamorcer.  Etre plus futé, et disparaître avant les ennuis.  Ne pas compter sur la force (sauf en tout dernier recours), ne pas compter sur la dissuasion…  simplement détecter le danger le plus tôt possible et glisser.    Le cours, d’une durée de 4 jours et une nuit, servira à donner des outils concrets pour faire tout cela.

Les objectifs généraux de ce stage :

  • comprendre les mécanismes de la violence et du passage à l’acte, de manière limiter le risque d’être pris pour cible ;

  • savoir mettre en place un système de veille qui permette de partir à temps : indicateurs, signaux faibles, sources…

  • savoir créer et entretenir un réseau de soutien sur place ;

  • savoir préparer son matériel de manière rationnelle : fond de poche, « go-bag » pour faciliter une évacuation / exfiltration ;

  • apprendre et intégrer quelques gestes efficaces de self défense à mains nues et avec armes improvisées ;

  • apprendre les techniques de survie de base qui permettront d’assurer ses besoins de base de manière autonome (en déplacement ou en statique) avec peu de matériel en contexte dégradé ;

  • savoir s’exfiltrer : pièges à éviter, méthodes et appuis potentiels ;

  • intégrer quelques notions fondamentales concernant la préparation physique ;

  • jeudi soir : exfiltration de nuit grandeur nature.

  • vendredi matin : débriefing et derniers conseils autour d’un bon petit déjeuner.

Ce stage sera ouvert en priorité aux humanitaires, journalistes, consultants ou autres professionnels amenés à évoluer à l’étranger dans des environnements à risque.  Il sera également ouvert, dans la limite des places disponibles, à toute personne honorable souhaitant intégrer ce genre de compétences.

Le staff pour ce stage sera formé de :

David Manise, instructeur de survie, self et tir de combat, et président du CEETS, entouré de plusieurs consultants : un ancien du CICR, un ancien du 1er RPIMa, un photographe de guerre…  plus trois moniteurs du CEETS, qui viendront prêter main forte lors de la partie « exfiltration » notamment.

– Tarif du cours en version « bêta » : 1150€ hébergement et repas inclus (une liste de matériel à prévoir vous sera fournie lors de l’inscription) ;
– Tarif normal du cours par la suite : 1950€ hébergement et repas inclus.

Pour toutes question et pour les inscriptions, contacter David Manise par e-mail : stages@ceets.org

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La formation des moniteurs au CEETS

Chaque semaine, je reçois plusieurs dizaines de demandes de la part de gens qui m’annoncent qu’ils ont décidé de devenir moniteurs au CEETS. Presque tous, après s’être heurtés à ma légendaire réceptivité sur le sujet, s’en retournent vexés, frustrés, et aigris. La vérité est que devenir moniteur au CEETS n’est pas accessible à tout le monde. Autant nos programmes de formation, le contenu de nos stages, peuvent être suivis avec succès par n’importe quelle personne en bonne santé mentale et physique, autant pour ce qui concerne nos moniteurs, c’est strictement l’inverse. Je pense qu’environ une personne sur 100 000 a les qualités requises pour entamer le cursus (le chiffre est une pure estimation, oui, mais ça donne un ordre d’idée qui me semble très proche du réel).

 

La survie est un domaine infiniment complexe. Techniquement, déjà, c’est extrêmement vaste. La survie, c’est la convergence de centaines de disciplines diverses et variées, allant de la psychologie à la médecine de montagne, en passant par la météorologie, la dynamique des fluides, la métallurgie, la couture, la taille de silex ou l’informatique. Humainement, la pression qui est mise sur un moniteur, lors d’un stage de survie, est souvent phénoménale. Les gens viennent avec des attentes énormes. Et les risques, aussi, peuvent vite devenir gigantesques si on laisse une situation se dégrader. La responsabilité engagée est colossale, et, concrètement, nous avons une obligation de RESULTATS lorsqu’il s’agit de la santé de nos stagiaires.  Le moniteur CEETS, coincé entre l’envie de certains de « passer un bon moment » (autrement dit pouvoir dire qu’ils ont pris des risques comme de vrais aventuriers, mais sans prendre de vrais risques comme de vrais aventuriers), le besoin réel des autres d’acquérir un savoir pratique, les effets de groupe, le détail des programmes, le terrain, la météo, la logistique, le juridique… est littéralement tiraillé dans plein de directions à la fois, et doit gérer tout ça de manière simultanée, sans droit à l’erreur. Ainsi, les qualités que l’on exige d’un bon moniteur de survie sont vastes, difficiles à acquérir, et demandent en outre des compétences qui sont souvent assez antinomiques.

Un bon moniteur de survie, en clair, c’est quelqu’un qui:

  • Est très physique, mais aussi très intellectuel ;
  • Est très sensible, avenant et humain, mais aussi capable de s’imposer et de trancher de manière bête et méchante pour la sécurité de son groupe quand il le faut ;
  • Est capable d’écouter, mais a une grande gueule et un charisme suffisant pour s’imposer face à n’importe quel groupe ;
  • Est sûr de lui, mais capable de se remettre en question constamment pour progresser ;
  • Est bienveillant, mais intraitable ;
  • Est un spécialiste de la pédagogie, et un touche-à-tout doué pour tout le reste…
  • Etc.

Bref, ce sont là des qualités que l’on retrouve généralement chez une infime minorité de gens. Le profil « très physique, capable de s’imposer, charismatique, sûr de lui et intraitable », on en trouve beaucoup. Et on n’en veut pas comme moniteur… Leur place est plutôt derrière un fusil, avec des méchants en face. Le profil « intellectuel, sensible, humain, capable d’écoute, capable de remise en question et bienveillant », de son côté, est encore plus courant de nos jours. Mais sa place est dans un labo de recherche, pas face à un groupe de carnivores qui veut apprendre.

Si je devais faire des statistiques, dans la population générale, je dirais que les gens qui ont, intrinsèquement, 80% des qualités recherchées doivent représenter environ 1% de la population, au GRAND maximum. Parmi ce 1%, environ 1% a un intérêt pour la survie, et l’outdoor. Et parmi ce 0,01%, encore peut-être 1% a envie d’en faire son métier, à plein temps ou à temps partiel. Bref, oui, un moniteur CEETS, c’est une perle rare.  Pour le moment je n’en ai trouvé qu’une petite dizaine (sur des milliers de gens que je connais) qui ont accepté d’entamer le cursus… Certains ont été appelés sous les drapeaux, ou vers d’autres projets personnels entre temps… Et au final, pour le moment, seuls cinq ont terminé le cursus.

 Mais parlons-en, de ce cursus… De quoi s’agit-il au juste ?

Devenir moniteur CEETS, déjà,  cela suppose d’avoir un réel intérêt pour la chose, puis :

  • D’avoir fait tous les stages du CEETS au moins une fois, mais surtout le stage « Fondamentaux », le niveau 1 et le niveau 3 ;
  • De venir observer pendant une période plus ou moins longue le fonctionnement des stages en coulisses, avec moi. Pendant cette période, l’aspirant moniteur n’est pas rémunéré, ni même défrayé pour son déplacement. Il est là, mais il ne sert à rien. Il prend de la place dans ma voiture, de la place dans mon esprit, et je ne peux pas accueillir un seul stagiaire en plus grâce à lui… Il est là un peu comme un voyeur, pour essayer de voir si le job pourrait l’intéresser, et cherche à intégrer les modules, les méthodes, etc.  Et je l’aide, bien sûr.
  • De venir m’aider à encadrer les groupes pendant une période qui varie selon les personnes : à ce stade, on parle d’un « aide moniteur ». Là, le moniteur en formation donne un coup de main pour l’encadrement : il prodigue des conseils, donne ses petits trucs, corrige de temps en temps les gens sur des techniques précises qu’il maîtrise bien. Et de temps en temps il donne un module, sous ma supervision directe. Je corrige le tir au besoin. Et là, le moniteur fait ses premières armes : il parle à un groupe, il doit expliquer clairement, faire les démonstrations percutantes, répondre aux questions (y compris les miennes, qui sont parfois déstabilisantes)… Ensuite, le soir, souvent 45 minutes ou une heure sont prises en petit comité pour débriefer le ou les moniteurs en formation. Trucs, astuces, correctifs, remarques, questions réponses… Le moniteur engrange, discute, cherche à comprendre, et moi je l’aide du mieux que je peux…
  • Une fois que j’ai constaté que le moniteur donne tous les modules correctement, que son comportement est juste, que sa gestion de groupe est saine, que tout est fluide, et que je le sens solide, je commence à le pousser hors du nid. Il est encouragé à organiser son stage de validation. Il s’agit d’un stage qu’il organise de A à Z, auquel j’assiste comme simple stagiaire, avec mon petit calepin maléfique… Je note, je pose des questions, je cherche la faute… Et si tout roule, je valide…  Et le moniteur est diplômé. Il devient officiellement moniteur du CEETS.

 

Et là, le boulot ne se termine pas ! Au contraire. Les moniteurs sont recyclés, remis à jour en permanence. Chaque année, nous nous réunissons pour remettre tout le monde à niveau, remettre les choses à plat, partager nos dernières trouvailles… Le diplôme de moniteur est valable trois ans. Sans recyclage, au bout de trois ans, je considère que le moniteur est périmé…  parce que les connaissances évoluent trop vite pour qu’on puisse s’asseoir sur ses lauriers (et c’est valable, en priorité, pour moi).

Et vous savez quoi ?  Je suis un putain de privilégié de pouvoir bosser avec des gens comme ça.

Quand je vois ces moniteurs en gestation, ces personnalités en or, en stage, en formation, etc, j’ai toujours cette même impression d’être réellement privilégié. Je me dis toujours que j’ai une chance incroyable qu’ils acceptent de me suivre dans mes délires, et de bosser avec moi. Et j’ai, j’avoue, une pression monumentale pour leur donner assez de grain à moudre, pour être cohérent, fiable, et à la hauteur, globalement, de la qualité de ce qu’ils font de leur côté. Et quand je me loupe, ils ne se privent pas pour me le faire remarquer. C’est de bonne guerre. C’est voulu comme ça. C’est leur responsabilité aussi de critiquer ce que je fais, de me faire progresser aussi en tant que « boss ». On ne se fait pas de cadeaux… mais on reste bienveillants les uns avec les autres.  On bosse. Et on avance.

Cette dynamique est extrêmement saine, et franchement on se marre bien, parce que tout le monde fait avancer tout le monde… C’est un investissement énorme, pour tous. C’est une vocation, même, je dirais… Mais au final tout ça a un sens, une utilité réelle.

On l’oublie parfois un peu, avec ces effets de mode et ce délire de la survie « loisir » (et pourquoi pas des premiers secours « loisirs », aussi, un jour ? Tant qu’à tout pervertir au nom du profit…), mais nous donnons des stages qui ont pour but d’empêcher les gens de mourir. Si nous leur racontons n’importe quoi, nous les mettons en danger. Si nous choisissons mal les sujets abordés, les gens repartent avec un faux sentiment de sécurité, et sont encore plus en danger que s’ils n’étaient pas venus chez nous. Et si nous faisons bien notre boulot — et c’est le cas !!! — que nous transmettons correctement et efficacement les bonnes connaissances, les gens meurent moins souvent.

Ça n’est pas un jeu. Ça n’est pas un loisir. Ça n’est pas un hobby qu’on ferait comme ça par-dessus la jambe.

Nous ne faisons pas ça pour « passer un bon moment avec nos stagiaires ». C’est sérieux. Et c’est avec ce sens aigu des responsabilités que je forme les moniteurs du CEETS… Ils n’ont pas le droit à l’erreur. Et moi encore moins.

A la question, qui revient souvent, lors des inscriptions : « Est-ce que les moniteurs sont aussi bons que David Manise », je souris, et j’avoue éprouver une certaine fierté à pouvoir répondre qu’ils sont meilleurs. Et je le pense vraiment. Sur les N1, ils font réellement un boulot extraordinaire, avec un enthousiasme, un dynamisme et un professionnalisme qui me font réellement chaud au cœur.

Un moniteur CEETS, c’est autre chose que juste un formateur ordinaire. Un moniteur CEETS, c’est une personne avec des qualités rares, longuement formée, testée plusieurs fois, s’investissant réellement sur généralement plusieurs années, passionnée et compétente, qui s’inscrit dans un processus d’auto-critique et de formation continue. Il est dépositaire d’une pédagogie éprouvée par 10 ans sur le terrain avec des groupes divers et variés. Il profite et contribue à développer une technicité issue de 30 ans d’expérimentations, de milliers d’ouvrages de référence, de tests, de blessures, de conneries déjà faites et à éviter désormais… C’est un cerveau, un physique, une attention, un bagou, une capacité à se remettre en question, une capacité à s’imposer, à cadrer, à transmettre… Le tout dans la bonne humeur, avec un humour et une auto-dérision qui évitent de se prendre trop au sérieux… et avec un grand professionnalisme, une rigueur intraitable, et des résultats qui parlent d’eux-mêmes… ;)

Un jour, superman et un moniteur CEETS ont fait un bras de fer.  Le perdant devait porter son slip par-dessus son pantalon pour le reste de sa vie ;)

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Bientôt au calendrier : back from hell. Gérer sa sécurité à l’étranger avec de petits moyens.

Le stage « back from hell » est en train de sérieusement prendre forme, les amis :)

On se fait bientôt une version « bêta » entre consultants et formateurs, puis on ajuste le tout, et on envoie une version 1.0 fin 2013 ou début 2014.

Le but de cette formation va être de donner des outils aux PETITES EQUIPES, voire aux individus isolés de revenir entiers de boulots à l’étranger dans les coins plus ou moins pourris. Sans gros moyens, sans gros réseaux de support sur place, sans équipes de contractors qui gèrent la sécu, etc. L’idée étant de responsabiliser les gens sur place, de les outiller, de les rendre acteurs de leur propre sécurité personnelle à l’étranger.

Le monde est plein de spécialistes de la sécurité pour les grosses boîtes, pour les entreprises, pour les multinationales de l’humanitaire, et pour tous ces gens qui ont de gros moyens. Mais les formations réellement adaptées aux petites structures qui pour plein de raisons se retrouvent sans armes et sans équipe de protec en pays à risque doivent pouvoir gérer aussi. Et il faut adapter la gestion du risque à ces petits moyens là.

Forcément, ça intéresse moins de gens : peu de moyens financiers = gros travail et gros défi et plus petite paye pour les formateurs / consultants… mais si on faisait ça pour faire du pognon, y’a longtemps qu’on aurait tous arrêté ;)

Plus de nouvelles bientôt !

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