Fait : niveau 1 dans le Bugey, 22/23 juin

« C’était super ». Ce fût le commentaire d’un stagiaire juste avant de nous quitter, un homme d’expérience qui n’en était pas à sa première formation sur le thème de la survie.

Le stage de niveau 1 offre bel et bien des contenus qui peuvent profiter à tout le monde. Les novices y trouvent des bases saines et propres pour sécuriser leurs pratiques et commencer leur réflexion sur la survie. Les vieux briscards, eux, en plus de quelques nouvelles astuces de terrain qu’ils auront grattées, sont souvent surpris de découvrir comment leur savoir empirique peut être (re)mis en cohérence, et revoient souvent leur expérience sous un jour différent. Ces gens viennent illustrer par l’exemple l’humilité que nous prônons durant nos stages : personne n’a jamais fini d’apprendre (et surtout pas nous).

J’aime toujours constater comment nos stages permettent ainsi à des gens que tout semble opposer de passer un week-end autour d’un thème commun avec un plaisir partagé.

Ce deuxième stage dans le Bugey n’a pas fait exception. Des hommes et des femmes, des jeunes et des nettement moins jeunes, un militaire et une comptable, un trekkeur-globe-trotter passionné et un gars qui n’avait jamais dormi hors d’un lit, dix personnes nous ont montré ce qu’elles avaient en commun : leur personnalité proactive, indépendante, perspicace et curieuse. Outre les interactions sympas entre les membres du groupe, ce fût un bonheur pour Chris et moi d’animer un stage avec des gens d’une telle qualité.

Quant à nous, notre duo Christophe Cotard / Mathias Dolidon a prouvé une fois de plus que la diversité fait la force. Nos expériences différentes répondent à la diversité de notre public, et enrichissent la manière dont nous pouvons approcher les questions de la survie. Et puis, faut avouer, l’alternance des timbres de voix a quelque chose de reposant tant pour nous que pour les stagiaires. :D

Vivement la reprise en septembre !

(Merci à Claude pour les photos)

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2 réflexions au sujet de « Fait : niveau 1 dans le Bugey, 22/23 juin »

  1. Effectivement, très chouette ce stage sans David Manise ; )

    …et pourtant, on* avait quelques doutes au moment de s’incrire à ce stage, et quelques uns avaient réussi à subsister dans un coin de nos caboches jusqu’au jour J :
    – sur l’utilité du stage. Parce qu’on croit en avoir lu beaucoup (sinon assez) ou parce qu’on commence à avoir un peu d’expérience) ou parce que 36h, c’est court.
    – sur l’ambiance. Est-ce que ça va pas être trop « week end dans la forêt et échange de p’tits trucs » ou sur la présence de militaires quand on est un farouche anarcho-indivudualiste, de chasseurs quand on est végétarien, de M.U.L.s quand on est un militaire suisse, … :P
    – sur l’orientation globale de la formation. Est-ce que ça va pas être trop rando, trop sanglier ou trop Bushcraft™.

    …et bien maintenant que c’est passé, on peut le dire : vraiment, c’est bien.
    L’ambiance était bonne mais studieuse, le programme « simple » (au sens noble du terme) mais efficace, et entendre, voir et pratiquer donne une toute autre dimension aux concepts qu’on a cru acquérir par la lecture, et il y a la juste dose d’anecdotes pour que ça s’ancre facilement et durablement dans le crane.
    Les quelques rares parties didactiques (secourisme, feu, couteau) viennent ponctuer une formation qui vise surtout à présenter des procédés de réflexion utiles et utilisables, et qui serviront dans bien plus de domaines que le simple cadre rando/nature.

    *Nous sommes venus en couple, et vu la faible présence féminine (enfin, 20% tout de même !) je tiens à revenir là-dessus pour dire que c’est vraiment un plus. Quand on a l’habitude de partir à deux, la présence de l’autre peut-être un plus pour s’éviter des ennuis quand on devient tellement con/obtus/flippé qu’on est plus capable de s’occuper de soi (et si avec l’expérience la fréquence diminue, avec le nombre la probabilité que ça arrive tendra tout de même vers 1). Encore faut-il que la personne sache prévenir, detecter, voire réagir et pour cela, pas de mystère, il faut qu’elle soit fomée aussi.
    Si la tentation « d’économiser » le prix d’une formation est grande elle mérite d’être reconsidérée sérieusement : clairement, je n’arriverais pas à transmettre l’enseignement du C.E.E.T.S. aussi bien que je l’ai reçu. Tout au plus avec ce que je sais, j’arriverais à revéler à quelqu’un son envie d’en savoir plus (alors pourquoi pas se former l’un puis l’autre, d’ailleurs).

    Attention, il ne s’agit pas de trainer de force son/sa partenaire, ce qui serait de toutes façons inutile, mais si votre conjoint-e est partant-e, faites-le.
    …et si il/elle est hésitant-e, peut-être faut-il envisager que ce soit révélateur d’une grave divergence d’opinion concernant vos conceptions de vie (mais bon, je cherche des signes précurseurs dans les choix de matelas, alors c’est un avis à nuancer…)

  2. Super c’est bien le mot!un stage super, alternant cours théoriques simples, ateliers pratiques compréhensibles par tous, même aux novices comme moi, et séances de (courtes) marches…le tout animé par des moniteurs expérimentés et passionnés…sans oublier de vraies rencontres humaines avec les autres stagiaires pendant ce WE!! une vraie réussite que ce N1 comme base indispensable et accessible aux principes de la survie…

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