Fait : Stage de survie N2 en Haute-Saône, novembre 2017

Plutôt qu’un compte rendu long et ennuyeux rédigé par Julien ou par moi-même, laissons la parole aux principaux intéressés qui étaient présents lors de ce stage.

Après tout, c’est vous qui parlez le mieux de nos stages de survie !

Le CR de Fred :

« En ce beau Samedi matin de Novembre nous-nous sommes retrouvés tous les 7 sur le parking de la gare de Lure.

Arnaud, Aurélien, Fred, Hugues, Pierre et Julien & Guillaume.

La bonne humeur et l’esprit d’aventure étaient au rendez-vous également.

Après un court co-voiturage nous voilà partis pour un week-end forestier.

Rien de mieux pour débuter qu’un rafraîchissement sur les acquis du N1 : la règle des 3, CCVMD, RECC etc.

Et pour être sûr que tout le monde comprenne bien le CCVMD, nous avons débuté par un petit atelier « ludique ».

Et on y va pour monter son abri et démarrer un feu. Nous avons vite compris les effets sur l’organisation de son matériel (tous ces zip et autre cordons à défaire d’une main) et sur l’efficacité des gestes.

Les rappels de connaissances du N1 ont été poursuivis avec un objectif en tête: transformer ces connaissances en compétences.

Après avoir validé le contenu du fond-de-sac pour chacun, on a monté les abris de backup (tarp) et planqué dessous le reste du matériel dont, le sac de couchage.

Pour continuer sur les principes de navigation à la carte topo, nous avons mis en pratique la navigation à la boussole pour atteindre une fontaine. Au retour, quoi de plus sympa que d’évoquer notre prochaine nuit.

Guillaume et Julien nous ont alors expliqué comment allait se dérouler la nuit en nous proposant un agencement de couvertures de survies en binôme/trinôme.

Nous allions passer la nuit alternativement sur un tapis de feuilles ou un tapis de mousse avec comme protection, la couverture de survie tendue en abri et les seuls habits que l’on emmène normalement dans notre fond de sac et pour nous tenir au chaud : un feu qu’il va falloir alimenter toute la nuit.

Une fois ces explications données, il nous restaient environ 1h30 avant la tombée de la nuit pour :

  • Monter nos abris
  • Monter une table à feu

  • Collecter suffisamment de bois pour alimenter le feu pendant…. 7-8 heures

  • Collecter suffisamment de feuilles (on a abandonné l’idée de trouver des feuilles sèches) pour confectionner un tapis

Une fois tout en place rien de tel qu’une petite leçon de botanique sur les bienfaits nutritionnels des Plantin, Tussilage, Fraise des bois, Pissenlit, Ortie, graine de Faine et autre infusion de Sapin.

Nous avons (enfin) démarré la soirée autour du feu des instructeurs qui nous ont fait une démonstration mémorable de cuisine semi-improvisée : une tarte aux poivrons façon Tatin qui colle au fond et une tarte au citron qui cuisait à n’en plus finir.

Leur persévérance a payé et nous autres gagnions du temps sur le moment fatidique où nous devrions aller allumer nos feux respectifs.

Et pour nous oublier que nous ne mangions nous avons pris le parti de tester les infusions de Sapin.

Un peu après 23h nous-nous sommes donc installés dans nos abris et avons organisé les rotations, toutes les 2h pour maintenir le feu.

Comme prévu, vers 2h du matin la pluie s’est invitée et a duré toute la nuit jusque vers 8h30 environ.

Le challenge n’était pas tant de dormir car nous avions bien appliqué les principes du RECC et bien installé nos abris, mais c’était surtout de maintenir une bonne flamme permanente sans se retrouver à court de bois.

Vers 7h du matin le jour commençait à pointer et il restait suffisamment de braise pour faire du thé ou du café et de tout notre stock il en restait…1 bout de bois.

Cette épreuve fut une vraie réussite, un apprentissage qui nous en appris beaucoup sur nos capacités et sur le bienfondé de certaines paroles (son auteur se reconnaîtra): « pour faire un feu, soyez ambitieux et vicieux” .

La journée de Dimanche a été consacrée au perfectionnement de la pratique du couteau. Les techniques que nous avions testés comme des bourrins lors du N1, il fallait désormais les maîtriser.

Puis, la récupération d’une écorce de Bouleau pour la transformer en allume-feu et enfin, utiliser la technique du briquet à Silex pour créer une braise qui à son tour, permet d’allumer une boule de copeaux les plus fins possibles.

Mais entre-temps, une leçon de…. sieste, eh oui, pour nous convaincre des bienfaits d’un repos contrôlé et surtout pour nous mettre en bonnes conditions avant de reprendre la route le soir.

Et ce fut bigrement efficace.

La Communauté du stage de survie      N2 s’est séparée après un dernier débriefe et une promesse de se retrouver pour le stage de survie N3. »

Le CR d’Aurélien :

« Jour 1

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L’ensemble des participants se sont retrouvés au lieu de rendez-vous convenu et après vérification des matériels indispensables le covoiturage s’est organisé pour rejoindre la zone de stage.

Arrivé à destination chacun à pu faire une rapide présentation, organiser les sous-groupes (un binôme et un trinôme) avant de débuter le chemin vers notre « terrain de jeu » avec plusieurs haltes decrites ci-dessous :

  • Etalonnage du nombre de pas au 100m, un outil utile pour l’orientation/navigation
  • Révision des grands principes énoncés lors du stage N1 (règle des 3 / CCVMD / RECC / HSBC)
  • Mise en application du CCVMD avec l’exercice « VDM »
  • Les formateurs ont ensuite donner quelques conseils pour gagner en efficacité (technique du fagot« jeune, ambitieux et parfois vicieux », …)
  • Orientation (repérage en allant du plus grand au plus petit, lignes de niveau, prise d’azimut, ligne d’arrêt, erreur volontaire, …)
  • Traitement de l’eau : rendre traitable (décantation/filtration) puis traitement (chimique/thermique) >>> (toutes les infos ici)

Une fois le « terrain de jeu », le scénario de l’après-midi et de la nuit nous a été donné (nous sommes partis pour une rando à la journée et une situation nous oblige à dormir sur place avec le peu que nous avons dans notre sac prévu pour la journée). Le déroulement a été le suivant :

  • Préparation du fond de sac (reprise des principes généraux, et notamment le CCVMD)

  • Présentation abri pour la nuit avec un rappel sur le RECC (isolation du sol avec un tapis de feuille, structure de l’abri, …) et la sécurité nécessaire avec le feu (HSBC)
  • Mise en place abri (récupération d’environ un demi stère de bois, table à feu, …)
  • De la botanique pour voir avec quoi en situation dégradé on peut se remplir l’estomac (espèces communes, qualités nutritive, …) et les dangers existants (plantes toxiques, déjections d’animaux, …)

  • Débrief de la journée et discussion autour du feu

Nuit

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La nuit a été un moment de mise en pratique et d’expérimentation important (gestion du feu et du stock de bois, organisation des quarts de veille, …).

Guillaume et Julien sont passés à plusieurs reprises pour s’assurer que la nuit se passait bien pour chaque sous-groupe.

Jour 2

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Chaque sous-groupe a pu maintenir le feu en vie jusqu’à la fin de la nuit et ainsi à pu faire chauffer de l’eau bien utile pour la préparation du p’tit dej.

Le journée a commencé par un débrief de la nuit et la consommation de thé histoire de s’assurer de la bonne hydratation de chacun puis s’en est suivi le démontage du « campement » et la « remise en état » du lieu (leave no trace).

Ensuite nous avons travaillé à apprendre à faire du feu, non plus à partir d’une flamme et d’un allume feu mais à partir d’une flamme seule, d’étincelles et enfin d’une braise. Pour en arriver là nous sommes passé par les étapes suivantes :

  • Collecte de bois bien sec (mort sur pied/résineux/…)
  • Utilisation en sécurité du couteau (gant, sens de coupe, lame calé sous le genoux, …)
  • Destruction de 2 Mora ;)
  • Réalisation de copeaux (angle, force, rotation, dimension des copeaux, …)
  • Usage du firesteel pour allumer à partir d’étincelle
  • Ecorce de bouleau/amadou/bois gras/…
  • Le grand final avec l’utilisation du briquet à percussion, du coton carbonisé, d’un mélange de copeaux ultrafin et plus épais et des gaz de pyrolyse :).

Ce grand atelier a eu le droit à un entracte salvateur (repas et sieste).

La journée s’est terminé par le débrief de la journée et celui de la formation, nous étions tous unanimes quant à notre satisfaction sur le déroulement du stage et les bons moments passés.

Points forts

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Sur le plan formel, le CEETS rempli son contrat en respectant le programme de formation annoncé :)

Sur un plan plus subjectif (et vu le debrief final des participants, l’avis est sans aucun doute partagé) apprécié le coté non directif et non infantilisation de la formation. J’ai le sentiment d’avoir passé un week-end avec des potes très expérimentés dans le domaine et qui nous partageais leurs connaissances sous formes de conseils et qui veillaient sur notre sécurité. Plein de bienveillance donc :)

Guillaume et Julien on su gérer ce stage en grand professionnel et en bon pédagogue, en respectant chacun et en démontrant à plusieurs reprises une forte détermination à réussir (même avec les firesteel les plus récalcitrants ;))

Merci à tous pour ce weekend ! De bons souvenirs et vivement le stage de survie N3 ;) »

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