FAIT : STAGE DE SURVIE NIVEAU 1 DANS LE PILAT

Les 29 et 30 septembre derniers, une douzaine de stagiaires sont venus dans le massif du Pilat pour se former sur un stage niveau 1, afin de gagner en autonomie  dans leur pratique outdoor.

Nous laissons la parole à Sylvie qui a eu la gentillesse de nous écrire un compte rendu:

« Après une expédition à travers la forêt équatoriale, la savane, le sahel, le désert puis une autre de l’Amazonie à la Terre de Feu suivie, quelques années après, d’un tour du monde durant 6 ans avec un
bébé puis des randonnées dans le bush canadien, après tout ce vécu riche d’aventures, de découvertes certes, mais scandé parfois de sérieuses difficultés inattendues, de peurs, de dangers contre lesquels il a fallu faire face avec rapidité et discernement pour notre sécurité voire notre survie, « pourquoi s’inscrire à ce stage ? » m’a-t-on dit.

Selon certains, après de telles expéditions, on doit savoir. Mais au fait, savoir quoi au juste ? On ne sait jamais vraiment tout. La vie, n’est-elle pas un apprentissage permanent ? Et c’est si bon, si constructif et dynamisant de rester en éveil, d’être à l’écoute des expériences et des connaissances d’autrui, d’échanger, de progresser … pour toujours aller plus loin…

Alors, suivant mon instinct, je me suis inscrite par envie (j’aime, depuis mon enfance, l’outdoor !) et avec la conviction que ce stage allait m’apprendre des notions et des détails importants en termes de réflexes nécessaires en situations délicates voire de survie.

Atelier orientation, ou comment apprendre à faire le rapport entre la carte et le terrain

Et je n’ai pas été déçue !

Tout d’abord, par nos moniteurs François et Robin

D’emblée, une atmosphère de bienveillance s’est dégagée de leur attitude humble, évaluant rapidement chaque stagiaire, restant attentifs aux besoins et confort de chacun. Débutant par cette note de respect d’autrui, je me suis tout de suite sentie à l’aise… donc réceptive aux informations.

Ponctués de courtes marches ne nécessitant pas une forme physique exemplaire (donc accessibles à toutes et à tous), les ateliers, durant ces deux jours, se sont succédés abordant les fondamentaux et les savoirs essentiels indispensables pour faire face aux risques les plus fréquents en milieu naturel quel qu’il soit.

Riches en contenu, les sujets, entre autres sur la régulation thermique, les premiers secours, la gestion du stress, le montage d’abri, la réussite d’un feu, l’utilisation d’un couteau à lame fixe et la sécurité, le filtrage de l’eau, l’optimisation de l’utilisation du sac à dos ont été amenés d’une façon claire, concise et structurée, pimentés d’anecdotes propres aux expériences de nos formateurs, récits rendant le stage encore plus vivant, personnalisé et plus marquant.

A travers l’enseignement de leurs principes de base utiles et efficaces, François et Robin ont, chacun à leur manière, apporté de réels compléments à mon expérience : positionnement dans le maniement d’un couteau, détails pour démarrer rapidement un feu, informations plus approfondies sur la thermorégulation, élaboration de nœuds, confection d’un brancard de fortune… Tous ces apports
d’informations peuvent faire une réelle différence sur le terrain. C’est à nous de les assimiler et aussi d’apprendre à créer, sur les fondamentaux, ses propres méthodes voire stratégies afin de vivre et/ou survivre dans la nature.

Faire plus avec moins : utilisation optimisée d’un petit couteau fixe

Merci à vous deux pour votre bienveillance, votre humilité, votre respect (j’y reviens mais c’est important) et vos petites visites discrètes lors d’ateliers et de notre campement de nuit pour s’assurer que tout se passait bien. Merci aussi pour le partage de vos connaissances qui, je l’ai senti, sont encore beaucoup plus profondes que celles évoquées mais il faut bien en laisser pour le N2, le N3 voire plus…

Et par notre groupe de stagiaires

Nous étions tous différents mais tous curieux d’apprendre au-delà de nos connaissances, de comprendre, de s’interroger. Et d’aider si l’un d’entre nous le nécessitait. Nous étions en binôme pour certains ateliers et le mien, Julian, m’a très souvent aidé à mettre mon sac sur le dos, sac vraiment lourd, seul point à revoir à mon avis. Mais prenons l’aspect positif des choses : cela sensibilise sur l’attention à porter à autrui et sur l’entraide.

Le feu réchauffe, rassure et rassemble… encore faut-il savoir l’allumer!

Notre groupe aussi dégageait une atmosphère bienveillante, soucieux de connaître et de partager.

Seule femme de cette session, je n’ai ressenti aucune différence. Tout s’est passé d’égal à égal, avec la discrétion et le respect en prime. Dommage d’ailleurs qu’il y ait si peu de femmes car tout le monde peut y participer. Il suffit de s’intéresser à cet enseignement et…d’oser. On a tout à y gagner : connaissances intellectuelles, pratiques, rencontres, entraide dans un groupe, ouverture d’esprit, moments de partage et de convivialité, humilité et respect face à autrui et à la nature.

Aussi, dès que mon emploi du temps me le permettra, je reviendrai pour m’enrichir à vos côtés pour aller encore plus loin…

Merci à tous pour ce week-end de vie authentique ! »

Likez et partagez !