Fait : stage N1 en Haute-Saône

Un stage qui commence par des pains au chocolat offerts grâcieusement ne peut que bien se passer, malgré le mauvais temps annoncé (qui ne le sera pas finalement) !

Voici, par exemple, l’illustration parfaite la réponse à la question suivante « combien faut-il de petit bois pour allumer un feu ? »

Photo0271

« Toujours plus ! » ;)

 

Autant vous dire que le « check feu » qui a suivi n’a pas été trop difficile, avec un petit 2’14 au chrono…

 

Nous avons eu la surprise d’avoir la visite de Robin Cottel, moniteur en fin de formation. Il ne lui reste plus que son stage de validation à effectuer mais il a tenu à venir prendre la température en Haute-Saône avant. J’espère que le détour en valait la peine.

En tout cas, c’est avec plaisir que nous travaillerons de nouveau avec lui !

Merci à tous pour cet excellent WE qui clôture avec brio la fin des stages en Haute-Saône pour l’année 2014.  Rendez-vous au printemps ! ;)

Julien et Guillaume

 

Likez et partagez !

Une réflexion au sujet de « Fait : stage N1 en Haute-Saône »

  1. Stage de survie N°1 Haute-Saône du 11 et 12 octobre 2014
    L’appel de la forêt
    3h33 grosse envie pipi depuis 15 minutes. Tu ne gagneras pas !!! Je sors péniblement de la chaleur de mon sac de couchage. Penser régulation thermique, mon bonnet, mon tour de cou, ma polaire a même la peau, en caleçon et pieds nues dans mes pompes de marche. J’ai bien repéré le terrain, mais prudence et mère de sureté, je prends ma frontale que je glisse dans ma poche. La terre est base mais je suis debout, étonnamment la température extérieure est super agréable. Il y a du vent, la cime des arbres se balance et un oiseau nocturne se fait entendre. J’attends debout prés de mon abri que mes yeux s’habituent à l’obscurité. Je prends mes repères, toujours du général au particulier, les chemins des débardages, le camp, la loupiote du formateur clignote rouge et mon abri. Je me dirige vers l’endroit de l’autre coté du chemin qui me semble le plus approprié pour soulager mon envie. Je me retrouve seul face à la nature et à une obscurité que je trouve bizarrement rassurante. Si on m’avait dit que je me retrouverai en caleçon à 4h du mat en pleine nuit en forêt et que je me sentirai bien, je ne vous aurai pas cru !!! Je suis tellement bien que je décide de m’aventurer un peu plus loin. Pas totalement inconscient non plus je choisis le chemin de bardage pour mon périple. J’avance doucement et ma vision nocturne est maintenant parfaite. Je suis enveloppé par la nuit et la douce chaleur du vent. Prudence mec ! pense aux trois secondes ! Je fais corps avec la nature, plus de crainte et un sentiment incroyable de plénitude. L’effet est ahurissant, je suis peut-être en train de redécouvrir l’effet que produit sur le cerveau l’utilisation optimum de tout mes sens. Je pense que nos ancêtres ont souvent vécus cette situation. Je suis en train de me faire un trip mystique sans aucun produit, trop trop fort. Pendant combien de temps j’erre en pleine nature ? Mystère ? La réalité reprend ses droits sous la forme d’un frisson qui me parcourt l’échine. Ok, message reçu, un grand merci a toi nature. Retour au camp, mon abri, Je rentre dans mon sac de couchage et une douce chaleur me transporte rapidement dans les bras de Morphée. Le lendemain au debriefing de la nuit je raconte ce qui est vrai, que pour un abri en forme de A il vaut mieux une bâche de 3 sur 3 plutôt que 2 sur 3. Courageux mais pas téméraire ! Mea culpa de ne pas vous avoir fait partager ce moment. Peut-être que, égoïstement j’avais envie de le garder pour moi.
    Un grand merci a Karine, Julien, Guillaume et Robin
    Jean-Marc

Laisser un commentaire