Les plaies — par Damien Caron, médecin urgentiste

stages survie ceetsQui ne s’est jamais blessé lors d’activités dans la nature ? Même bénigne, une plaie peut vite se compliquer si l’on n’applique pas quelques règles simples.

Quels sont les gestes essentiels pour soigner une plaie ?  Quel matériel pour effectuer ces gestes ?  Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Quelque soit votre métier, vos loisirs, vos habitudes, votre âge, votre condition physique, votre sexe, etc… tout le monde sera amené un jour à se blesser.

Il est donc intéressant, pour soi-même et pour son entourage de savoir bien soigner une plaie.

Observation du problème

Notre peau n’ayant plus la résistance de celle de nos ancêtres du fait de notre mode de vie extrêmement protégé, la moindre petite agression du milieu naturel sur notre épiderme peut très rapidement aboutir à une plaie : griffure par des ronces, glissade sur des rochers, écorchure par une branche cassée, …

Par ailleurs pour pallier à la pauvreté de nos armes naturelles nous avons développé des armes et outils extrêmement performant et contondant : couteau, scie, hache, … qui mal utilisés peuvent créer des blessures profondes.

La pratique d’activité dans la nature conjugue ces deux risques, ajoutés souvent à un certain degré de fatigue et de distraction. Il en résulte des blessures fréquentes. Le fait d’être parfois relativement isolé pose la question du traitement de la plaie sur place.

Nous verrons dans cet article :

  • Quels sont les gestes essentiels pour soigner une plaie ?
  • Quel matériel pour effectuer ces gestes ?
  • Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Analyse

Tout d’abord, un mot de prévention. De même qu’en self défense on dit que le seul combat qu’on est sûr de gagner, c’est celui qu’on ne mènera pas, je dirais que la seule plaie dont on est sûr de guérir, c’est celle que l’on ne se fait pas.

Alors dans mon sac, systématiquement, je mets une paire de gants de bricolage. Encombrement ridicule, efficacité maximale, ils peuvent servir à plein de choses et surtout à éviter tout un tas de petite blessures qui sont des ennuis potentiels : griffure, écharde, brûlure, …

De la même manière j’évite de passer en t-shirt dans des ronciers. Une veste solide type treillis évitera nombre de griffures. Si je glisse j’aurais un hématome là ou sans veste j’aurais eu une dermabrasion (abrasion de l’épiderme).

Parlons vaccin. Le vaccin anti-tétanique (« VAT » ) est le seul vaccin connu n’ayant aucun effet secondaire, ayant une efficacité de 100%, et qui protège d’une maladie souvent mortelle. Il est OBLIGATOIRE. Ceux qui ont des objections n’ont qu’à rechercher sur internet les signes de tétanos, il y a de très jolies photos. Le VAT s’administre en même temps que le vaccin anti-diphtérique et anti-polyomyélitique (DTP), un rappel tous les 10 ans. Vérifiez le.

Prenons maintenant l’exemple d’une plaie toute simple, mais fréquente : la plaie du saucisson.

Plantons le décor : 3ème jour de randonnée, 13h, la faim fait s’arrêter le randonneur à l’ombre d’un arbre. On sort le pain, le saucisson, l’opinel et tout en admirant le paysage on se découpe une belle tranche… Aïe ! pas que le saucisson, le pouce aussi !!! Ca coupe bien, un opinel ! Ca saigne, petite bouffée de chaleur, le copain qui s’affole, … ON SE CALME !

Reprenons note calme, appliquons la base : la règle des 3.

3 secondes sans connerie, c’est trop tard, mais on peut encore faire pire si on court dans tous les sens (avec l’opinel ouvert, bien entendu ! ). On n’a jamais vu quelqu’un mourir en quelques minutes d’une plaie du pouce, alors on respire (3 minutes) et on réfléchit.

Pour éviter que tout le monde s’affole, et accessoirement salir toutes ses affaires avec l’hémoglobine, une seule chose à faire : on comprime. Avec un mouchoir (propre), c’est mieux, mais sinon avec son doigt/ sa main. On nettoiera après.

Si la personne coupée ne se sent pas bien (malaise vagal : pâleur, sueurs, pouls faible, bouffée de chaleur, vertige) on l’allonge, si possible jambes surélevées.

C’est le moment de sortir sa petite trousse de secours avec le matériel « kivabien ». Avant d’empoigner le matériel on se lave les mains (eau, savon, solution hydro-alcoolique si possible). Sauf si l’on se soigne soi-même il est prudent de mettre des gants jetables.

Bien, maintenant tout le monde est calmé, ça ne saigne plus, le malaise est passé, on peut soigner la plaie tranquillement. 4 phases : nettoyage – désinfection – hémostase – pansement.

  1. nettoyage : le but est d’enlever un maximum de déchets qui auraient pu pénétrer dans la plaie : gras du saucisson, grains de sable, poussière, etc… On peut utiliser de l’eau ou du sérum physiologique. Si la plaie est très sale on peut ajouter du savon (notamment si présence de corps gras : cambouis, graisse,…), dans ce cas penser à bien rincer. Et on n’hésite pas à frotter. Si vous le faites bien, ça doit recommencer à saigner. Normal, vous venez d’enlever les petits bouchons de plaquettes qui avaient fait l’hémostase.
  2. désinfection : à l’aide d’une compresse si possible stérile on applique un antiseptique. Si la plaie est très large, béante, on peut aussi arroser d’antiseptique directement.
  3. hémostase : ou arrêter (stase) le saignement (hémo, comme dans hémoglobine). Là vous savez déjà faire, il suffit de comprimer. Simplement, comme maintenant c’est propre et désinfecté on utiliser une compresse, si possible stérile, ou un pansement compressif. Et on comprime. Fort. Longtemps (minimum 5 minutes). Les plaies qui ne s’arrêtent pas de saigner quand on les comprime correctement sont exceptionnelles. Pour aider on peut surélever le membre blessé (diminution de la pression artérielle et veineuse en distal). On peut aussi ajouter un point de compression si on sait le faire.Une difficulté maintenant fréquente est la présence de traitement qui « font saigner » : aspirine, Plavix°, anticoagulant. Dans ce cas la compression doit souvent être maintenue plus longtemps.
  4. pansement : sur une plaie qui ne saigne plus. Mettre un paquet de compresse et une bande sur une plaie qui saigne expose au risque de voir le sang traverser la bande 10 minutes plus tard. On a perdu 10 minutes et quelques centilitres de sang. C’est la raison pour laquelle je n’aime pas les pansements compressifs. Mal utilisés ils donnent une fausse impression rassurante, le temps qu’ils se gorgent de sang. Bien utilisés ils sont une aide précieuse, mais il faut bien qu’ils soient COMPRESSIFS.

Le pansement d’une plaie nettoyée, désinfectée et dont on a assuré l’hémostase est très simple : il suffit de recouvrir avec quelques compresses stériles et du sparadrap, ou bien de poser quelques stéristrips pour rapprocher les berges, ou bien encore d’utiliser un pansement adhésif, du bon format ou à découper. Le principe est de protéger la plaie maintenant propre de toute salissure externe.

Quel matériel ?

  • savon, solution hydro-alcoolique
  • gants jetables
  • Dosettes de sérum physiologique
  • Compresses stériles
  • Antiseptique : Bétadine°, Chlorhexidine°
  • Pansements adhésifs, individuels (stériles) ou à découper (non stériles)
  • Stéristrips°
  • Sparadrap
  • Bande velpeau, ou bande cohésive
  • Pansement compressif
  • Paire de ciseau

Comment évaluer la gravité d’une blessure ?

Le premier critère de gravité est l’existence d’une hémorragie. Si la blessure atteint une artériole ou une artère, le saignement peut être intense. Encore une fois la compression directe règle le problème dans la majorité des cas.

En dehors de l’hémorragie la blessure a pu atteindre d’autres éléments « nobles » : nerf, tendon, articulation, … qui doivent bénéficier d’une prise en charge en urgence, avec parfois intervention chirurgicale (suture d’un tendon, lavage articulaire chirurgical, … ).

Ensuite, selon l’agent contondant : une plaie par une chaine de tronçonneuse, pleine de sciure et de graisse, déchiquetée sera toujours considérée plus à risque qu’une plaie linéaire par un couteau propre.

Dans tous les cas montrez dès que possible cette plaie à un médecin.

Conclusion

Les plaies sont des blessures extrêmement fréquentes, souvent bénignes, mais qui mal soignées peuvent amener des complications parfois graves. Connaître les quelques techniques nécessaires à leur traitement et emmener avec soi le minimum de matériel utile peut éviter de dégrader en situation de survie un simple incident dans la nature.

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3 réflexions au sujet de « Les plaies — par Damien Caron, médecin urgentiste »

  1. Tout d’abord bravo pour ce site assez interressant sur bon nombre de point de vu.

    Bien que ce post part d’un bon sentiment il dénote toutefois un manque de connaissances tant sur l’utilisation de matériel (ou il va trop loin sans l’apport qui va avec) que sur Conduites a tenir. Plus grave elle encourage des technique qui sont désormais interdite que ce soit au Grand public ou au acteur de santé depuis 2007!

    Des formations d’une dixaine d’heures minimum vous apporteront cela, qui sont proposé par les pompier , les structures hospitalieres pours leurs agents et futurs agents ( mais le CESU en rando vous sera pas vraiment utile!) ou des organisme agrée par le département de votre lieu de formation (ex: SST / PSC1 / AFGSU1/….)

    #AVANT TOUT petite Définition concernant le cas exposé
    ==========================================
    UNE HÉMORRAGIE c’est une perte de sang provenant d’une plaie ou d’un orifice naturel mais surtout quand cette perte est ABONDANTE (gros débit) ou PROLONGER
    (çà fait 2hrs que çà fait du goûte à goûte)

    UNE PLAIE est une lésion de la PEAU , REVÊTEMENT PROTECTEUR du corp , avec une atteint possible des tissu sous la peau.
    risque important tétanos / vaccin tous les 10ans / prendre un avis médical si + de 5 ans

    # CONCERNANT l’ARTICLE
    =====================
    Dans l’ensemble il s’agit de détail qui si il surviennent en zone non hospitalière ou difficile d’accès veulent s’avérer important. je reprendrait les chose annoncé méritant à mes yeux un apport ou une redéfinition !

    Dans la partie :

    1] NETTOYAGE:
    ***************
    il faut dès que l’on a supprimer de manière permanente et immédiate tout danger lié a l’environnement ; faire le distinguo entre une lésion qui serait
    * sale (présence de terre; huile , etc)
    * d’un aspect propre.
    Dans le premier cas on fera un nettoyage au savon ou a grande eau jusqu’à ce quelle ne présente plus de trace de salissure
    Puis dans tout les cas on rincera la plaie à l’aide de sérum physiologique. [faite attention avec quoi vous rincez : si c’est de l’eau qui a séjourné dans la gourde ou pris a une source le risque de mettre des germes sera bien présent]

    cette action vous amènera a identifié le type de lésion en l’occurrence si il s’agit d’une plaie puis a identifié si il s’agit une plaie simple/ Grave/ ou hémorragique!
    Il est donc important que vous identifiez
    * ou la plaie se situe
    * par quoi elle fut provoqué
    *son aspect (morsures, taille, déchiqueté , saignante)
    Car de tout cela dépendront les conduites a tenir et surtout l’efficacité de la prise en charge (même de vous même)

    2] DÉSINFECTION
    ******************
    attention éviter si possible l’utilisation d’antiseptique colorant (ex les Béthadines) ou Hydro-alcoolique pas top car en gros çà creuse les chairs et c’est tout aussi efficace que la Biceptine ou la chlorhexidine . (l’eau oxygéné peut être utilisé car celui ci fait ressortir les impuretés)
    => au cours de cette action pensé a désinfecter :de la plaie vers l’extérieur pour ne pas souiller la plaie
    si plaie mettre une protection adapter filet tubulaire!! ou bande ou pansement! mais celle ci doit recouvrir l’ensemble de la plaie empêchant au mieux toute contamination
    Pour le confort de la victime ou de vous même éviter les compresse stériles TISSE! prenait des stériles mais non-tissé!

    3] HÉMOSTASE : ou arrêter (stase) le saignement (hémo, comme dans hémoglobine)
    ****************************************************
    c’est surtout cette partie qui me choque car pas mal d’aberration ! et votre conduite a tenir met la victime en grand danger de mort!!!
    là je me permai de reprendre entièrement la Conduite A Tenir
    car en cas de vrai d’hémoragie (cf def ci dessus) de prendre le temps de faire un nettoyage/ désinfection … serai joué avec la VIE de la victime! (une hemo est une urgence vital aussi importante qu’un arrêt cardio-respiratoire, )

    CONDUITE A TENIR en cas d hémorragie
    Protéger la victime & vous même écarté le couteau ou faite lui posé avant de la prendre en charge

    1) venir faire une compression sur la plaie ; sauf si présence d’objet(morceau de lame saucisson coriace et couteau pas chères ^^) là a cause des risque infectieux éviter si possible le contact au sang en utilisant un objet PROPRE et peu volumineux entre la plaie et votre main (Poche , vêtement, gant a usage unique …) Ne vous en faite pas dans tout les cas si vous êtes exposé au sang on claquera un AES et vous serez aussi évacué sur hôpital pour analyse préventif
    PS ON NE RETIRE JAMAIS un Objet d’une plaie risque d’aggravation et suivant ou il est placé et sa taille il peu dans l’état faire « bouchon » donc le retirer ammenera une aggravation de l’état de la victime

    2) allonger la personne afin de répartir le sang dans l’organisme. mai surtout une personne qui perd son sang s’évanouira! (a cause du volume perdu +/- 500ml ou sensibilité au sang) donc allonger elle risque pas de chuté
    Penser a la couvrir! une personne ayant perdu du sang ou se sentant mal aura froid (couverture de survie )
    SI inconscient (ne répond pas et ne pouvant vous serrez les mains mais qui respire) = PLS

    3) Alerté! (faire le 112 15.. ou crié a l’aide)
    Si besoin de se dégager pour l’alerte; on mettra en place un TAMPON RELAI (un objet absorbant + un lien large non élastique) ou un CHU=Coussin Hémostatique d’Urgence!
    si celui ci ne fonctionne pas=> on en remet un autre par dessus !!
    si les 2 ne fonctionnes pas => Repassé a une compression local avec la main

    DIFFÉRENT POINT
    ===============
    DEPUIS QUELQUE ANNÉE LES POINT DE COMPRESSION A DISTANCE SONT INTERDIT! même pour les professionnel de santé!
    Seul le GARROT est gardé mais en cas d’extrême urgence pour les professionnel! car comme le point a distance le risque est qu’une fois que c’est mis en place les muscles n’évacueront pas petit a petit des toxine et si vous lâchez , dé-serrez ou enlevez c’est toxine iront rejoindre le coeur qui fera un ACR! => MORT
    De plus pour le point de compression a distance étaient des technique difficile a tenir jusqu’à arriver de secours
    => si mal fait la personne perdra toujours trop de sang
    => si celui ci est relâche la personne se videra de son sang en quelque seconde! effet d’aspiration un peu comme si on siphonné un réservoir!

    Pour les stéril strip! c’est un acte s’apparentant a du médical; on pourrait les situé comme un stade intermédiaire entre le pansement et la pose de point de suture
    Ils sont utilisé quand:
    => la plaie ne saignant plus (et donc pas du tout sur une hémorragie)
    => la plaie est récente & « belle d’aspect » car on pourra toujours recoller les berges se qui évitera des cicatrices.. a noté que maintenant on utilise des colles de suture a usage médical

    Dans la recherche de lésions on regardera pas les nerf ou autres ou seul un médecin saura interpréter cela mais on recherchera pour tout type d’accident
    => si la personne est orienté dans le temps / espace
    => si elle se souvient de se qui c’est passé ou comment elle est arrivé là (PCI)
    => si elle a une motricité pour chaque membre/ si elle a une sensibilité (attention a le vérifier doucement risque d’aggravation)

    si si elle se sent mal on cherchera a savoir 6 infos
    I – depuis combien de temps çà lui est arrivé
    II – es que c’est la première fois
    III+ IV – suit elle un traitement & quelle est son ages
    V+VI – a telle eu une hospitalisation récente (4-6 mois) & a t’elle des allergies mange t’elle des coquillages ou poissons de mer

    EN BREF
    ==========
    il est important de se former en passant au moins une formation de premiers secours avant de passez des spécialités
    Pensez sur tout a recyclé vos formations voir les refaire! (un AFPS ne voyait pas les Défibrillateur)

    PS
    pour ma part meme en rando légère sur plusieurs jours ou en terrain difficile je prend toujours en trousse de secours (volume 1/2 gourde 1L) :
    **********************************
    10 monodose de sérum phy en 5ml
    5 monodose d’anticeptique en 5ml
    1 boite de pensement/1 rouleau de sparadrap / 1 pince a écharde /ciseau
    6 sachet *de 5 compresse stéril non tissé
    20cm de fillet tubulaire de taille pour les doigts
    3 bande petite largeur & 2 bande grande largeur
    1 boite de dolyprane / 1 petit tube de voltaren ou autre

  2. Bonjour,

    J’ai publié votre commentaire, même si je suis en désaccord avec beaucoup de vos propos.

    Ce texte parle surtout du traitement des petites plaies, lésions de la peau et du gras qui est dessous, éventuellement. En cas d’hémorragie, l’auteur insiste sur la nécessité d’un traitement d’urgence.

    Pour le reste, vous récapitulez très bien le programme du PSC1. Moi-même formateur, je reconnais bien là le cursus… et il est effectivement très bien dans une optique de premiers secours. Là, on parle de soin.

    Les points de compression à distance ne sont plus enseignés dans le programme de PSC1 comme ils l’étaient dans l’AFPS et ses ancêtres. En revanche, ils ne sont pas « interdits ». Si on sait les faire et qu’ils sont utiles, il est surtout de notre responsabilité de les faire, sinon c’est clairement de la non-assistance à personne en danger.

    Ceci étant dit, je suis entièrement d’accord avec vous sur un point : la nécessité de se former, et de pratiquer les gestes régulièrement.

    Bonne journée à vous ;)

    David

  3. Je n’ai pas suivi toutes ces formations premiers secours, mais après de nombreuses gardes aux urgences et tout autant d’opérations en tant que chirurgiens général et maintenant vasculaire je me permet de réagir a cette question importante.

    Pour les petites plaies, je suis d’accords, une hémostase par compression manuelle ou digital sera toujours possible si on appuis longtemps sans relâcher régulièrement pour voir ou montrer la plaie. Il me semble important de laver une plaie macroscopiquement sale avec de l’eau, même de la gourde, pour enlever les particules qui en restant dans la plaie seront a l’origine d’abcès. De toute façon une plaie est toujours contaminée, ne serait ce que par les germes cutanés. Si il n’est pas possible d’appliquer ensuite un antiseptique il faudra juste éviter de refermer la plaie. Le corps sait se défendre contre une colonisation bactérienne superficielle, mais beaucoup moins contre un bout de bois ou de terre. Je dois avouer que la betadine est utilisée de manière courante sur les plaies aiguës, effectivement sur une plaie en voie de cicatrisation propre bourgeonnante elle n’est pas propice a la cicatrisation, mais c’est un autre débat.

    Pour les plaies hémorragique l’idéal est d’arriver a évaluer le saignement, c’est la que manifestement l’expérience joue, et que même des praticiens de terrains peuvent manquer d’a propos. Reconnaitre un saignement veineux, plus sombre en en nappe ou gros bouillons (toujours compressible, surélévation+++) ou un saignement artériel rouge, en jet et qui nécessitera une pression supérieur a la pression artériel pour être tari est parfois difficile. Une connaissance basique de l’anatomie peut orienté sur le risque qu’un gros vaisseau soit atteints. De toute façon c’est une question de bon sens: bien sur dans un premier temps rapide évaluer le saignement et tenter de comprimer localement. Si le saignement est hémorragique ou artériel il demandera une compression soit par un garrot au dessus de la plaie soit en comprimant l’artère. Le garrot permet de se libérer pour appeler les secours (+++ éviter tout retard, pour le choc hémorragique la prise en charge a l’américaine direct au trauma center est a privilégier), ne demande pas de connaissance particulière, il entrainera aussi une ischémie d’aval mais qui sera sans conséquence si le délais n’est pas trop long. Le point de compression est plus complexe (pratique quotidienne sur les ponctions artériels!), et effectivement long a tenir longtemps. Cependant, cela reste un geste qui peut sauver par sa rapidité de mise en oeuvre si bien exécuté le temps de réfléchir au moyen de poser un garrot et d’appeler les secours. Il y a effectivement une ischémie, qui ne portera pas a conséquence s’il est levé dans les 4 a 6h en milieu hospitalier.
    Je comprend le message de mon confrère dans le sens ou sans expérience, il vaut mieux mettre un garrot par tout moyen a disposition que d’essayer un point de compression, et votre opinion car devant un accident de moto avec une fracture du fémur ouverte hémorragique sans possibilité de mettre un garrot, le point de compression est le meilleurs moyen de sauver la personne.
    Et effectivement a l’autre bout le la chaine, une bonne partie des plaies impressionnantes pour lesquelles on a réaliser un pansement compressif, voir un garrot et appeler le chirurgien vasculaire en urgence ne saignent plus a l’ablation du pansement. L’idée serait alors non pas d’interdire garrot ou point de compression mais de sensibiliser a leur risque, pour ne les réserver qu’au saignements incontrôlés.

    Je ne sais pas si vous avez était emmené à réaliser un point de compression, mais il est effectivement difficile d’être efficace longtemps.
    Petit truc parfois oublier même par les médecins, le brassard a tension, si la taille du membre le permet et qu’il y a de la place, permet d’obtenir une bonne hémostase, pour l’évaluation d’une plaie, son nettoyage sommaire, ou la confection d’un nouveau pansement comme garrot pneumatique facilement disponible, et permet de dégonfler progressivement pour juger du caractère hémorragique.

    Bonne journée
    Joel

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