Pow wow des moniteurs

Depuis mercredi, les moniteurs du CEETS se réunissent en Haute Saône.  Le programme de cette réunion est dense, et doit servir à :

  • discuter et redéfinir au besoin notre vision collective pour le CEETS à long terme (5 à 15 ans, puis pour la génération suivante) : cette vision collective et cet idéal va nous guider tous pour l’année qui arrive, et nous aider à définir ce qu’on fera, et comment.  De magnifiques projets, assez ahurissants d’envergure, ont vu le jour cette fin de semaine…  on n’annonce rien pour le moment, mais vous allez adorer :)
  • réorganiser et clarifier notre offre de stage : on a fait le grand ménage dans les programmes des stages et de fait dans le cursus complet, en supprimant quelques redondances, et en recentrant nos stages sur deux axes principaux : la survie (80% mode dégradé, 20% utilisable tout le temps) et la pratique normale des activités nature (80% de techniques pour « quand ça va bien », qui servent à bien profiter de ses activités, et 20% de techniques pour gérer le mode dégradé) ;
  • discuter un peu de nos outils, et faire un point pédagogique complet (échanges des nouveaux trucs, partages, etc.)…
  • manger de la viande et picoler ;)

Deux grooooossses journées bien remplies qui ont vraiment été bénéfiques pour tout le monde :)

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Fait : Stage de Survie : Séjour Vie Sauvage « Trek’in Queyras » du 03 au 09 Aout 2016 Hautes-Alpes

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En route…
Qui n’a jamais rêvé de franchir cols et sommets en toute liberté ? Qui n’a jamais rêvé de planter son bivouac loin de la civilisation, à 2 800 mètres d’altitude, au bord d’un lac aux eaux turquoises, au milieu des chamois ? Qui n’a jamais rêvé se baigner dans les rivières, cuisiner son repas sur un feu de camp, dormir la tête dans les étoiles ?
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Un passage avec du bois pour économiser un peu de gaz

Et si vivre c’était ça, tout simplement ? Comme ont vécu nos ancêtres nomades des dizaines de milliers d’années durant ?

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Descente vers un glacier rocheux, à la recherche d’un bivouac
Et c’est ce qu’ont vécu nos six stagiaires et trois moniteurs, au fil des sept jours de ce trek, en autonomie complète, entre itinérance et formation.

L’environnement montagnard est un formidable catalyseur d’apprentissage. Rien de tel que de franchir cinq cols dans la journée ou de gravir un sommet à plus de trois mille mètres d’altitude pour bien comprendre l’intérêt de la gestion de l’effort. Rien de mieux que de dormir dans une vallée glaciaire pour intégrer les principes de la régulation thermique.

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Arnaud monte son bivouac

Le programme de formation aussi bien que les déplacements ont permis de comprendre l’intérêt de la rigueur, essentiel à ce type de projet. Prendre soins de soi et du matériel même avec la fatigue de fin de journée ne prend sens dans l’esprit de tous que par la pratique et l’accumulation d’expérience jour après jour.

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Après une nuit bien humide, retour à la marche

Cette formation a permis à nos stagiaires d’acquérir des techniques accessibles et éprouvées, tout en gagnant plus de confiance en soi. Ils ont découvert les sujets essentiels à l’acquisition d’autonomie en randonnée : sécurité en montagne, choix du matériel et allègement du sac, techniques de progression, physiologie et hydratation, gestion du stress, communication avec les secours en montagne, traitement de l’hypothermie et de l’hyperthermie, choix d’un lieu de bivouac et montage de l’abri, observation de la faune et de la flore de haute montagne.

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Chris explique comment récupérer les coordonnées GPS pour transmission aux secours.

Le passage du col dit du « petit enfer » (2783 mètres d’altitude) leur a prouvé qu’il était possible de s’engager en confiance dans des voies au delà de la zone de confort du néophyte.

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Encore un effort…

Merci à tous, pour votre confiance et votre bonne humeur durant tout le séjour, sous le soleil, le vent en altitude, la pluie et le brouillard.

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Conclusion autour d’un bon repas

Merci à Luc pour la reconnaissance du parcours et merci à Robin pour le coup de main… Et rendez vous l’été prochain, en 2017, pour un nouveau trek dans les Alpes !

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Luc, Robin et Chris,  AMM et moniteurs CEETS

Fait : stage randonnée sauvage au cœur des Vosges

Durant cinq jours, ce sont 10 stagiaires, Olivier Pohl, AMM, Guillaume Mussard et Julien Imbert, moniteur CEETS, qui ont arpenté les cotes ombragées du massif vosgiens pour une randonnée d’initiation EXCEPTIONNELLE !

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La ballade s’est effectuée sous les auspices d’une météo magnifique, jamais trop chaude, pleine de soleil éclatant et même agrémentée de moyens de rafraîchissements naturels propres à la région et qu’un peu d’exploration de ce très joli massif rend si facile d’accès.

Gigantesque piscine naturelle...
Gigantesque piscine naturelle…

Ainsi le petit groupe a su cheminer dans les très beaux paysage vosgiens à un rythme paisible, sans s’épuiser, laissant au corps la latitude de se métamorphoser au rythme particulier de la vie en pleine nature et du bivouac minimaliste.

Apprentissage sur le montage du tarp
Apprentissage sur le montage du tarp

Ces cinq jours ont été le temps ou l’on prend le temps. Temps de marcher en toute sérénité, temps de s’immerger dans une culture locale particulière, par le ravitaillement en ferme-auberge et les nombreuses interventions historiques géologiques ou botaniques de notre AMM du cru.

Ramassage des myrtilles
Ramassage des myrtilles

Temps d’apprendre à vivre dehors et d’acquérir des compétences précises et complètes pour la randonnée et la vie sauvage lors de nombreux ateliers qui rythmaient les journées suivies de phases de mise en pratique plus ou moins créatives. Une petite pluie pédagogique aura même su rappeler à ceux qui se sont essayés à une (courte) nuit minimaliste au coin du feu qu’une certaine technicité est nécessaire pour évoluer sereinement en montagne.

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Temps aussi de cuisiner et d’engouffrer des calories cuites au feu de bois : patates trappeur locales et tartes aux myrtilles cueillies ; plus audacieuses pizzas aux tomates séchées et boulettes de pois chiches au four, les réserves d’énergie du groupe ont été considérablement enrichies !

Et une pizza, une !
Et une pizza, une !
Tarte aux myrtilles...
Tarte aux myrtilles…

Temps surtout pour un groupe de personnes de tous horizons de se rencontrer, d’échanger autour du feu de bois et d’apprendre à fonctionner dans une harmonie joyeuse qui a été sans cesse croissante.

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Un stage exceptionnel, dont la formule diffère de nos stages de survie, où nous avons su profiter pleinement de la vie en pleine nature en limitant notre impact sur celle-ci.

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Le retour est rude, nos compagnons nous manquent tous déjà. On veut rempiler tout de suite…

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Fait : Premier stage de survie N3 en Haute-Saône !

Non, non, non, il ne s’agit pas d’un stage en région tropicale à la saison des pluies, mais bien du premier stage de survie N3 du CEETS en Haute-Saône !

C’est après avoir longuement réfléchi entre les palmes et le tuba que les stagiaires ont su apprécier l’approche du CEETS pour passer une nuit minimale, simplement équipés de ce qu’ils avaient dans les poches.

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Et oui, malgré ce climat qui tend à développer les pieds palmés, on arrive à dormir et à rester dans sa zone de confort avec très très peu de matériels.

Un déluge ? dehors ?
Un déluge ? dehors ?

Ce stage de survie permet également de poursuivre l’enseignement appris lors de précédents stages, dans une logique progressive de dénuement matériel et d’approfondissement des compétences qui amènent à se poser des questions et trouver des solutions pour y remédier : orientation avancée, feu primitif, création de cordages, etc.

Merci infiniment à toutes et à tous pour votre enthousiasme et votre bonne humeur malgré le ciel gris !

Guillaume

Kit premiers secours =/= bobologie

Kit 1ers secours =/= bobologie !!!

Le kit premiers secours

Le kit premiers secours sert à sauver des vies là où les secondes comptent.  Pour ce faire, il doit être aussi épuré et efficient que possible, et contenir uniquement les outils utiles pour les urgences absolues.

A titre d’exemple, le kit que j’ai avec moi tous les jours contient :

  • trois paires de gants en vinyle placés au-dessus, en premier accès
  • un tourniquet tactique avec son stylo feutre indélébile (pour écrire l’heure);
  • deux pansements compressifs israéliens ;
  • une « gazeuse » de ventoline (plusieurs asthmatiques graves dans mon entourage, sous ordonnance) ;
  • un masque pour la RCP ;

Et c’est tout.  Parfois j’y ajoute un epipen (pour les fortes réactions allergiques). Sous ordonnance aussi.

Ce kit sert à arrêter un saignement massif, ou rétablir la ventilation.  Tout ce qui est dedans sert à gérer des trucs qui tuent en trois minutes ou moins (voir la désormais célèbre « règle des trois » du CEETS).  Et quand il s’agit de bloquer le saignement d’une fémorale qui pisse, je n’ai pas de temps à perdre à chercher mon garrot au milieu des paracetamols, antidiarrhéiques et pansements anti-ampoule.

D’ailleurs, pour les sorties à la journée, je ne prends jamais toutes ces merdouilles, et je garde uniquement l’essentiel, sachant quesi je me fais un petit bobo, je peux simplement rentrer…

Le kit bobologie

Pour les sorties plus longues ou les voyages, j’ai en revanche un SECOND kit qui est un intermédiaire entre le kit de premiers secours et la trousse de toilette : mon kit « bobologie » où j’ai tous les trucs de confort : analgésiques, désinfectants et pansements pour les petites plaies, steristrips, ciseaux à ongles, pinces à échardes, collyre…  tous ces petits trucs qui changent vraiment la vie et préviennent les gros ennuis quand on est à plusieurs jours du premier toubib avec les mains propres du coin ;)

J’y mets aussi des gants, mais surtout parce que j’aurai moi-même les mains sales, et que ça me permettra de limiter le risque infectieux en soignant mes bobos comme ça…  (en admettant que je ne puisse pas me laver les mains, quoi).

Donc, en clair, DEUX trousses à pharmacie.  Une pour les trucs urgents, qui va droit à l’essentiel, et une autre pour les petits bobos et le confort.

Faites tourner ;)

David

P.S.: Rendons à César ce qui est à César : c’est Arnaud B., « médic en milieu pas complaisant » (sic), qui m’a remis cette astuce en tête.  Depuis des années je laissais le kit bobologie à la maison faute de vouloir mélanger les trucs urgents du reste.  Maintenant j’ai les deux strates pour les voyages plus engagés, et ça m’a servi encore il y a peu.  Merci m’sieur ;)

 

Fait : Stage de survie « N1+ORNAV » du 14 au 16 Mai 2016 Hautes Pyrénées

Je reproduis ici le retour que Pierre, stagiaire, a fait sur le forum Vie Sauvage et Survie avec son autorisation. Merci à lui :)  :

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Reprenons depuis le début…
Rdv 9h Samedi sur le parking d’une gare routière.

-8h59 Vérification de la check list matériels du CEETS. Quelques minutes après, le groupe était formé; 7 stagiaires (2 femmes & 5 apprentis chacals) sous la tutelle de 2 moniteurs à l’efficacité redoutable dans la transmission de leur savoir & la manière de le faire. C’est parti pour 56h d’immersion dans la Pachamama, nous offrant pour l’occasion une météo parfaite sur 3j/2nuits – pluie/crachat/nuageux/ensoleillé – fourchette de température de -3 deg à environ 15 deg – hygrométrie allant de 99% à sec – brouillard, brume. Le pied pour tester son matériels et ses couches de vêtements, ainsi que la bonne humeur & la bienveillance au sein de notre meute, euh groupe!

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-9h10 Speed dating bushcraft  :love: pour former 2 binômes & 1 trinôme; dans la foulée nous embarquons dans un cortège de voitures pour nous mener à une altitude d’environ 1300m (me corriger si besoin) à proximité du terrain.

-9h30 Mes yeux de citadin sont euphoriques devant ces montagnes, la beauté naturelle & l’atmosphère qui en émane… (Z’avez un gout pour l’esthétisme au CEETS, j’en ai pris plein la tronche!) Déjà je sens que je vais me plaire ici & parmi vous. Après une marche de quelques dizaines de minutes, la confirmation s’opère.

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Pour la suite & concernant le déroulement de l’apprentissage, je ne vais pas rentrer dans les détails pour ne pas « gâcher » le plaisir de la surprise / découverte des futurs stagiaires pour un N1.
Mais je peux vous certifier :
-que la règle des 3, ne fait pas intervenir de prof de math ni de calculatrice…
-que Ça Ça Vaut Mille Dollars, n’est pas un western spaghetti…
-que la méthode PERLE, n’est pas un épisode de Jack Sparrow…
-que la théorie du gros, n’est pas un régime montagnard à base de soupe déshydratée & de lard…
-que l’effet chimpanzé n’a rien à
voir avec la suite de « L’armée des 12 singes »…
-que l’anagramme R.E.C.C, n’est pas une touche débutant un enregistrement…
-que la tortue n’est pas juste un animal…
-enfin qu’azimut n’est pas seulement une boutique online!

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L’enseignement est divisé en modules, eux mêmes subdivisés en 1 partie théorique accompagné d’une restitution, mise en pratique. Pour ma part j’y ai découvert et re découvert de nombreuses connaissances, techniques essentielles à intégrer pour la pratique de certaines activités liées à des environnements naturels. Thermoregulation & couches de vêtements, gestion du risque & du stress, 1er secours, orientation/navigation, utilisation & sécurisation d’un couteau à lame fixe, hydratation/traitement de l’eau, confection d’abris rapide, feu… Etc (la liste est incomplète.)
À titre personnel, fréquentant le forum depuis un certain temps je suis passé de la théorie à la pratique. J’ai trouvé remarquable la pédagogie, les modules s’enchainent de manière fluide & à la fois ordonné intelligemment (mécanique et engrenage bien huilé.) On bosse dur, on apprend, on partage, on rigole! (Depuis j’ai de la vaseline/coton/bois gras/chambre à air, briquet & un firesteel autour du cou au cas ou d’un check feu.)
Plus sérieusement je possède un trauma kit et le transporte au quotidien depuis Novembre dernier en espérant qu’il reste hermétiquement fermé ou qu’il sauve une vie en cas de « check pansement compressif » dans la vie quotidienne… Avoir plus de solutions que de problèmes, je l’ai noté aussi!

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Le soir à l’heure du bivouac / diner, en dehors de passer un moment convivial autour d’un feu en compagnie des fourmis, un de mes meilleurs souvenirs restera ces conversations riches & pleines d’humanité qui se font entendre avec le crépitement des flammes et du lard. Un partage d’anecdotes / tranches de vie, d’expériences, de nos références, de philosophie parfois, et de beaucoup de rires.

Ce qui m’a semblé le plus difficile durant le stage a été finalement les derniers instants, au moment de quitter ma meute :'(, nouvellement formé avec qui j’ai partagé cette petite tranche de vie de 56h & qui je le sais déjà impactera mon existence positivement en me rendant plus autonome, libre, et en y ajoutant un gros zeste d’optimisme envers mes semblables. Un régal & un plaisir d’avoir partagé cela avec vous, un bel ancrage!

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Pour tout cela je tiens à remercier en 1er lieu nos « sentinelles bienveillantes » (Chris & Luc) :doubleup:, mes deux soeurs de N1 & mes 4 frères chacals.
Karine, pour son travail dans l’ombre ainsi que El Manitou pour avoir rendu tout cela possible.
Et enfin aux participants actifs du forum qui dispensent soigneusement leurs précieux conseils, trucs, astuces, techniques, retex, test matos, et ceux pour certain depuis des années. Merci pour tout ce signal!  :up:
Je vous encourage tous à le faire & n’hésitez pas, sauf à vouloir rater une très agréable parenthèse dans votre vie quotidienne ainsi que l’opportunité de rencontrer des gens en or.
Lancez vous, sautez le pas, « la seule chose qui empêche nos rêves d’aboutir est la peur d’échouer. »

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Prochain N1+ORNAV les 15-16-17 Avril 2017 dans les Hautes Pyrénées.

Et aussi  le N2+ORNAV les 29-30 Avril et 01 Mai 2017 dans les Hautes-Pyrénées.

ORNAV (orientation navigation)

Fait : stage de survie Formation Intensive en Haute-Saône

2 H 30, c’est le temps qu’il aura fallu aux différents groupes pour faire leur abri et collecter le bois nécessaire pour passer une nuit… Sans sac de couchage avec des températures frôlant le négatif !

En appliquant les principes vus lors des deux jours précédents, on arrive à dormir. On me souffle à l’oreille qu’en plus, on rigole bien !

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C’est ainsi que s’est déroulé, du 14 au 16 mai, le premier stage de survie « Formation Intensive » en Haute-Saône. Cette formule sur trois jours permet de couvrir l’ensemble du socle de base de nos stages et de le mettre immédiatement en application.

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Trois jours, c’est aussi le temps de créer des liens avec tout le monde, d’oublier le travail, etc. Dur de se quitter à la fin du stage !

Promis, il y en aura d’autres en Haute Saône ;).

Merci à toutes et à tous !

https://stages-survie-ceets.org/stage-formation-intensive/

Fait : stage de survie « fondamentaux » (5 jours) dans les Pyrénées !

5 jours.

Dans la formule « Pyrénées » de notre stage de survie fondamentaux, pendant 2 jours et demi, on commence doucement et confortablement avec deux nuits en pension complète dans un gîte d’altitude, en alternant cours théoriques et sessions pratiques sur le terrain.  Ensuite, la fin du stage consiste à restituer tout ça et à continuer à pratiquer sur le terrain, d’abord en mode « niveau 1 » (avec tarp, matelas, duvets, et tout le confort moderne), puis en mode « niveau 2 », le défi ici étant d’arriver à passer la nuit avec ce qu’on aurait normalement avec nous lors d’une sortie à la journée.

Ce format sur 5 jours est vraiment excellentissime, et permet aux gens d’apprendre vraiment bien, de progresser énormément, et de pratiquer sereinement pour avoir, à la fin, des connaissances et une formation solide pour l’autonomie en nature.

Partie théorique en gîte, ici assurée par David Manise
Partie théorique en gîte, ici assurée par David Manise

 

 

 

 

Chris Cotard – moniteur CEETS, instructeur en formation

Chris Cotard, après plus de trois ans de formation, est devenu moniteur au CEETS en 2012. Depuis quatre ans, maintenant, il donne des stages, et fait également profiter ses stagiaires de sa grande expérience de la montagne et de la rando.  Ayant arpenté la Scandinavie et pas mal d’autres coins pentus de la planète, ayant une belle expérience de l’alpinisme et de la haute montagne, il comprend l’importance de ce que nous enseignons et il transmet le tout avec passion et rigueur.

 Savoir trouver de l'eau et la purifier : un savoir essentiel pour survivre, surtout en été.

Savoir trouver de l’eau et la purifier : un savoir essentiel pour survivre, surtout en été.  Ici Chris Cotard – moniteur CEETS – donne quelques conseils supplémentaires à un stagiaire particulièrement intéressé par ce sujet.

En tant que directeur technique, je tâche de remettre à jour mes moniteurs aussi régulièrement que possible, et de continuer leur formation pour qu’ils puissent un jour me succéder.  C’est pour cette raison que je suis descendu dans les Pyrénées la semaine dernière : l’idée était de faire une « mise à jour » des programmes à Chris, et de commencer à le former pour qu’il donne les stages fondamentaux et qu’il atteigne le niveau « instructeur ».  Je m’attendais à ce qu’il aie un excellent niveau, bien sûr.  Mais en le revoyant à l’oeuvre j’ai quand même été agréablement surpris de voir la densité de son expérience et à quel point il est solide dans son rôle de formateur en milieu engagé.  Il était déjà bon quand je l’ai lâché dans le monde cruel des stages de survie il y a trois ans, et qu’aujourd’hui, ayant bâti sa propre expérience, il est vraiment excellent…  et il continue donc son cursus de formation.  D’ici peu, il pourra de lui-même offrir des stages N3 et fondamentaux, en plus des N1, N2 et grand froid qu’il maîtrise déjà.  Il commencera ensuite à former lui-même des moniteurs.  D’ici quelques années, outre lui, Guillaume Mussard et Julien Imbert seront également instructeurs.  D’autres suivront sans doute.

Christophe Cotard, moniteur CEETS, qui enseigne la marche à suivre pour poser un pansement compressif pendant le module "premiers secours en milieu éloigné".
Christophe Cotard, moniteur CEETS, qui enseigne la marche à suivre pour poser un pansement compressif pendant le module « premiers secours en milieu éloigné » près de notre gîte dans les Pyrénées.

 

Ne manquez pas le stage « Trek ‘n Queyras » de Chris Cotard et Luc Richard, début août :)  Il consiste à apprendre à préparer et bien gérer un trek, avec plein de connaissances et d’apprentissages transmis sur une durée de 5 jours en autonomie.  Un régal de connaissances pour vous aider à gagner en autonomie.

Trek’in Queyras

Fait : stage N1 dans le Pilat – 9-10 avril 2016

Le Bessat, samedi 9 avril. Stage N1

A huit heures et demie, Le Bessat se réveille à peine… Il a neigé cette nuit et le brouillard rend le village mélancolique. Nous quittons à regret le petit café de la Grand-Rue sous le regard un tantinet interloqué des patrons… « Vous allez vraiment dormir dehors ? » « Eh, oui… et sans tente en plus  !!! »

Un peu plus tard, les 14 participants ont bravé le petit chemin enneigé pour se trouver au départ de notre stage. Pneus d’été et neige ont permis quelques belles glissades et certains se sont dérouillés en poussant les voitures récalcitrantes…

En découvrant la diversité des profils et des niveaux d’expériences des participants, je me sens rassurée. Ici, pas de survivalistes machos, ni l’ombre d’une nénette new âge… Rien que des gens qui ont envie de nature, et d’apprendre à se sentir mieux armés pour y être à l’aise quelles que soient les conditions… Certains sont de vrais citadins et vont vivre leur première expérience en plein air, d’autres sont  plus expérimentés et randonnent ou bivouaquent fréquemment…

Nous voilà à pied d’œuvre. Les ateliers s’enchaînent, la formation est très structurée, et répond à nos besoins… Pas de recette, des principes, qui permettent ensuite d’appliquer les différents acquis à toutes situations.

Le temps se réchauffe un peu, et c’est sous la forêt qui s’égoutte que nous allons apprendre à nous fabriquer du bois sec et à faire démarrer un feu… Conditions pédagogiques diraient certains !

Fin de l’après-midi, il est temps de monter nos abris… Moins de 10 minutes seront suffisantes, j’en suis bluffée.  Heureusement, les tapis de myrtilles  nous offrent un sol confortable et nous permettent de nous mettre au-dessus du sol encore enneigé. Au matin, ce ne sont pas forcément ceux que l’on pensait qui auront eu le plus froid !

La journée du dimanche s’annonce sous un jour plus riant. Malgré que le soleil soit de la partie, la température au petit matin encore fraîche et les « blessés » du module 1er secours se congèlent sur les matelas. A nouveau les ateliers s’enchaînent, on apprend plein de choses.

Tout au long de ce stage, c’est en étant confortable et aussi en m’amusant que j’ai  appris. A aucun moment je ne me suis sentie dans mes limites. Mon but  était de gagner en autonomie, et d’avoir plus confiance en moi en cas de situation délicate en randonnée. Objectif pleinement atteint.

Merci à François et à Robin pour leur encadrement et leur disponibilité à tout moment, et à tous les participants pour les échanges !

Lucille et Vanessa

Fait : Formation Intensive – 26/27/28 Mars 2016 – Hautes-Pyrénées

Petit retour sur notre nouveau stage de survie Formation Intensive

Pour ce week-end de 3 jours exit tout ce qui touche aux techniques primitives pour se concentrer sur la préparation, l’anticipation et la gestion des situations à risque lors de sortie « outdoor ».

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Le groupe était composé de randonneurs de niveaux différents, une personne en reconversion professionnelle en recherche de savoir sur le milieu naturel, pêcheurs, chasseurs, voyageurs, ainsi qu’une personne avec pour projet de vie l’autonomie énergétique et alimentaire et la construction d’un éco-dôme. Tous animés par l’amour de la nature et le besoin de se sentir mieux préparés pour en profiter pleinement.

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Robin sur le module couteaux

Le programme a été pensé pour que la pratique soit omniprésente. Sans pour autant sacrifier aux explications de base sur la physiologie et sur les savoirs essentiels. Une base théorique est indispensable afin de comprendre le fonctionnement de notre organisme soumis à la fatigue, aux stress, aux intempéries, à la déshydratation…

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Le firesteel ne laisse guère de place à la chance. Le succès tient en une bonne préparation…

Robin et Chris ont relâché Lundi en fin de journée un groupe fatigué mais équipé pour modifier positivement leur approche de la nature. Merci à eux pour leur bonne humeur et leur envie d’apprendre, merci à Robin pour le boulot. C’est toujours un plaisir de bosser avec une personne solide et efficace et qui grille le lard à la perfection :)

 

 

 

 

Fait : stage de survie N1 en Haute-Saône

Ce fut la reprise de la saison des stages de survie pour Julien et moi. Des mois que nous bouillonnons dans l’attente de celle-ci !

Et vous avons été gâté : un super groupe, motivé, très appliqué et surtout très bon, accompagné un grand soleil tout le WE.

Bon, nous devons avouer que nous préférons un bonne petite pluie pédagogique, mais ça, on ne maîtrise pas ;).

L’occasion pour nous de tester quelques idées de gastronomie de bivouac : pizza au feu de bois, pain de campagne, gâteau au chocolat…

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Les courageux qui sont restés jusqu’au bout diront même que la pizza « était meilleure qu’à la maison ».

Merci à toutes et à tous d’avoir démarré cette saison sur les chapeaux de roues. Vivement le prochain stage !

Guillaume

R&D : rations de survie dans les tuyaux !

Julien Imbert (moniteur CEETS) et moi sommes en train de plancher sur le sujet « rations de survie ». Les moulins à café s’activent, on teste des sources de protéines végétales, des superaliments, des manières de compiler un truc le plus dense et le plus complet possible dans un package pratique et ne nécessitant aucune préparation ou presque.

L’idée de manoeuvre est de créer un mélange de supercarburant complet qui permette soit :

– de compléter une alimentation « de rando » de base (souvent simple et assez pauvre en produits frais / vivants) ;
– de faire tenir l’organisme en état de jeûne ou de semi-jeûne le plus longtemps possible, avec une capacité de travail conservée, voire augmentée (pourquoi pas !).

Plus de nouvelles après les tests, mais on a trouvé quelques recettes plutôt pas mal…

David, cobaye humain depuis 1975 :)

Fait : stage de survie grand froid avancé

Depuis plusieurs années, nous rêvions d’offrir une vraie immersion dans le monde du froid à nos stagiaires, avec une nuit en mode « bivouac d’urgence », avec un matériel restreint.   C’est désormais chose faite avec ce stage « grand froid avancé », où nous avons pu évoluer pendant trois jours et deux nuits dans les montagnes Savoyardes avec plein de neige, un petit peu de froid, et beaucoup de raclette ;)

Première nuit sous tarp ou tente en mode bivouac hivernal, nivologie, recherche de victimes d’avalanche, feu dans la neige, premiers secours (notamment la prévention et la gestion de l’hypothermie), principes pour le déplacement dans la neige, orientation…  et le clou du spectacle, le bivouac sans sac de couchage la seconde nuit, avec un petit -14°C ressenti.  Sympathique :)

 

Feu dans la neige
Le feu dans la neige
Gestion hypothermie
Gestion d’un début d’hypothermie : prévenir !!!
Déplacement dans la neige
Déplacement dans la neige

Définitivement, à refaire l’an prochain ! :)

Merci à Jeff, notre accompagnateur en montagne local qui a su nous dégoter un spot magnifique et parfaitement adapté, sans risque d’avalanche et permettant néanmoins de bien bosser (pas évident !).  Merci aussi à Chris Cotard, moniteur CEETS qui sévit dans les Pyrénées, pour son apparition en tant que guest star ;) Quant aux autres horribles, Robin, Cepo, Miky, pour les coups de main et l’assistance pour finir le fromage ;)

Fait : stage de survie N1 hiver dans les Alpilles ! :)

Stage de survie N1 dans les Alpilles

Il faut bien avouer que le climat hivernal des Alpilles, dans le sud de la France, est un peu plus accueillant pour les stagiaires que les Alpes ou les Ardennes.  Sur un magnifique bois privé cerné d’oliviers et de garrigue, nous avons eu la chance de faire un N1 hiver dans des conditions très clémentes.  Idéal pour apprendre en douceur.

 

Je laisse la parole à une des stagiaires qui raconte le tout bien mieux que moi :

Attitude, Compétences, Physique, Matériel, RECC, CCVMD, PERLE, des mots et acronymes qui émergent dans ma tête avec la chanson 20, 20, 20, 10, 10…. 10, 10… et oui, de beaux souvenirs de mon week-end de survie avec le CEETS à Mouries.

Le stage N1 réunit nature, apprentissage, bonne humeur, belles rencontres autour du feu, échange, partage d’expérience, enrichissement des connaissances de vie et survie en nature, que demander de plus!

On est à l’aise dès le départ, et c’est super appréciable. Quel que soit notre origine, profile, sexe, âge, hobbies, gouts et couleurs etc.. il n’y a pas d’étiquette ou de jugement, juste beaucoup d’ouverture et une sincère envie de transmettre le savoir.

Apprendre comment vivre ou survivre en vie sauvage avec le CEETS c’est efficace, clair et ciblé. Les cours sont super pédagogiques, le verbe on ne peut plus explicite! Et les instructeurs, patients, bienveillants et passionnés.
Ils nous transmettent systématiquement le virus de la vie sauvage. Non seulement on apprend, mais en plus on aime et on veut apprendre plus, aller toujours un peu plus loin.

On nous apprend les gestes pour faire un feu par tous les temps, trouver de l’eau et la rendre potable, préparer son abri, anticiper et préparer son sac avant de partir, gérer les risques et éventuels accidents, s’orienter. Et tout ce qu’on apprend est réellement facile à reproduire sans les instructeurs le jour on se retrouve seul et qu’on a besoin de se transformer en McGyver.

Et puis, il y a une autre dimension du CEETS, plus subtile, qui apprend aussi à vivre et appliquer des règles de survie dans notre quotidien. Le bien vivre, l’équilibre, la justesse… le grand manitou nous transmettrait-il une certaine sagesse?

La cerise sur le gâteau, les lieux choisis sont magnifiques. Comme c’était bon de s’éveiller après une nuit de bivouac dans les bras de mère nature au pied des Alpilles ! …
Toujours tricher c’est toujours gagner! Autrement dit toujours s’écouter c’est toujours gagner.

Merci David, merci Cepo et à tous les instructeurs qui ont fait que ce stage restera gravé dans nos mémoires.

Prochains N1 prévus un peu partout en France (inscrivez-vous sans tarder, les stages se remplissent très rapidement) :

Fait : stage N1 hivernal en Belgique (Ardennes)

Nous avions annoncé un stage avec un climat « viril », nous avons été servis.  Avec plus d’humidité que de froid et de la neige fondante bien lourde, le stage « N1 hiver » en Belgique aura été bien pédagogique cette année ;)

Ca aura été l’occasion pour plusieurs anciens stagiaires de refaire un tour des techniques déjà acquises en version « froide et ignoble ».  Et certains autres débutants ont pu découvrir les joies du bivouac dans la soupe et du feu sur la neige.

Très bon stage, comme toujours en Belgique : il y a un nid de gens en or, là-haut, visiblement ;)

A bientôt pour un N2 en mai, dans les Ardennes également, avec un  nouveau partenaire très versé « premiers secours » ;)

David

Stages de survie et vie sauvage : Le CEETS offre des stages de survie de grande qualité technique et pédagogique depuis 2003. Moniteurs en France, Suisse et Belgique.

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