Repérage en Irlande en vue d’un stage « bien vivre avec la pluie froide et ignoble » ;)

En Irlande le climat est rude, mais il ne gèle pratiquement jamais, ce qui permet un entraînement aux climats humides toute l’année, hors gel et sans pointes de froid extrême…

Dans le Connemara, la météo peut être extrême par moments, avec des pluies torrentielles et des tempêtes, mais qui sont généralement de courte durée (ce qui est très utile pédagogiquement, au final)…

A deux heures d’avion de tous les aéroports de France, généralement pour quelques dizaines d’euros, l’Irlande est vraiment une petite perle d’humanité verte, à deux pas de chez vous ;)

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Fait : Stage N1 en Haute-Saône

À chacun sa rentée ! Et oui, ce week-end fut l’occasion, pour Julien et moi, de reprendre la saison des stages en Haute-Saône.

Nous avons passé un excellent moment. J’ai beau tourner ça dans tous les sens, ces deux mots reviennent à chaque fois.

13 personnes qui, malgré le temps, ont façonné ce week-end fort sympathique.

Au programme ? Des ateliers divers et variés bien sur mais surtout, surtout beaucoup de bonne humeur et de rigolades.

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Merci à toutes et à tous pour ce bon moment. Au plaisir de vous retrouver au N2 ou au détour d’un chemin !

Guillaume

Fait : premier stage vie sauvage dans les Vosges !

Le vent se lève, la pression du baromètre chute et les gros nuages arrivent. La pluie fait son apparition, le vent s’accélère encore ; ça grogne au loin.

À peine le temps de changer la forme des abris pour tenir au vent et nous voici sous l’orage.

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Nous sommes jeudi soir, dernier soir de ce stage de cinq jours. Un peu comme la dernière épreuve à passer.

Cinq jours pour apprendre à se déplacer, monter son bivouac, obtenir de l’eau potable, faire son feu de camp et sa popote, profiter des paysages, discuter, échanger. Souvenir mémorable d’un pain aux pépites de chocolat magnifiquement réussi au feu de camp.

Cinq jours où nos stagiaires se sont petit à petit mués en randonneurs avertis.

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Les consignes pour la nuit et le lendemain sont ensuite données sous notre tarp à Julien et moi. C’est fou comme ses 12 m² sont d’un luxe insolent.

Le lendemain, tout le monde a un petit sourire de satisfaction et une lueur de fierté dans les yeux. Dormir confortablement en montagne avec juste une bâche face aux éléments qui se déchaînent, ce n’est pas donné à tout le monde. Moment inoubliable pour moi.

Merci à toutes et à tous pour cette semaine hors du temps.

Un grand merci à Julien Imbert sans qui le stage n’aurait été possible, ainsi à Olivier Pohl notre AMM avec qui j’aurai le plaisir de travailler de nouveau.

Vivement l’édition de l’année prochaine !

Guillaume

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Fait : fondamentaux de la survie dans le Diois

Un nouveau « fondamentaux » achevé. Les stages fondamentaux permettent d’approfondir en cinq jours le contenu des stages N1 et N2. L’aspect théorique est enseigné dans une salle en dur, qui offre une fraicheur bienvenue en ces temps de canicule – alors que les modules pratiques se déroulent en forêt.

Les « fondamentaux » sont mes stages préférés : on a vraiment le temps de creuser à fond certains sujets, comme la régulation thermique ou les applications quasi-infinies de la fameuse « règle des trois », le tout dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Le module de David sur l’hydratation est un grand moment, où se mêlent des informations très précises et des traits d’humour – l’exemple de la « fondue savoyarde » et ses conséquences funestes sur l’hydratation des cellules est un grand moment d’anthologie. Il provoque toujours des fou-rires irrépressibles chez les stagiaires et les moniteurs en formations… On ne le répétera jamais assez, cette ambiance détendue et studieuse est la meilleure pour assimiler des connaissances. C’est d’ailleurs une des « marques de fabrique » de la pédagogie CEETS.

L’intérêt des stages fondamentaux est aussi le temps libre pour échanger avec des stagiaires venus de tous les horizons avec leur expériences et spécificités. Mention spéciale ici pour Laurent et sa connaissance approfondie du mode de vie et des techniques du paléolithique, notamment de la taille de silex.

Fuego, moniteur en formation.

Survivre à la canicule…

Bon, ça y est, c’est l’été, et ces derniers jours nous le rappellent puissamment.  La survie, pour le CEETS, c’est un truc qui se veut adaptable à tous les milieux, y compris dans nos logements, appartements, maisons, etc.  Quelques trucs pour survivre à la canicule…  voire pour conserver son confort, carrément ;)

Pour les logements, un principe simple : évacuer toute la chaleur le soir, et tout isoler pendant la journée, en limitant les productions de chaleur dans le logement.

Dès qu’il fait plus frais dehors (le soir) : tout ouvrir et ventiler.

  1. Le soir, on profitera au maximum de l’air frais en ouvrant toutes grandes les fenêtres, voire en utilisant un ventilateur pour aspirer l’air du dehors (si possible en pompant l’air du côté nord, où il sera plus vite plus frais).  Si on dispose d’un vélux ou autre ouverture haute, on l’ouvrira toute grande pour permettre à l’air chaud de s’échapper par le haut, ce qui créera une dépression dans le logement qui favorisera l’entrée d’un air plus frais (comme dans les termitières).

    On profitera aussi du soir, quand tout est ouvert, pour faire tout ce qui produira de la chaleur dans la maison : cuisiner, laver du linge, etc.  La chaleur produite partira plus vite, et on pourra ainsi éviter de chauffer l’intérieur le lendemain lors du  nouvel assaut du soleil.

    Fait important à comprendre : les températures de l’air augmentent progressivement dans la journée jusqu’au coucher du soleil.  Contrairement à la croyance populaire, les heures les plus chaudes de la journée ne sont pas entre midi et 14h.  La température augmente de manière constante tant que le soleil brille, et à 18h30 ou 19h il fait souvent beaucoup plus chaud qu’à midi.  En revanche le rayonnement solaire commence à décroître, et il fera moins chaud en plein soleil, ça oui…  sauf que pour rester en plein soleil quand il fait déjà 35 ou 40°C, il faut y être contraint… ;)

    Dans les milieux où il y a beaucoup de végétaux, dès le soleil couché, la température de l’air redescend et une certaine fraîcheur revient.  Dans les endroits minéraux (béton, bitume, cailloux, etc.), le sol et les murs accumulent de la chaleur qu’ils vont restituer pendant quelques heures après le coucher du soleil, ce qui continue de chauffer l’air pendant une partie de la nuit.  Il est donc beaucoup plus difficile de trouver de l’air frais en ville.  Mais pas impossible !  On peut simplement attendre 22 ou 23h que l’air redevienne respirable pour ouvrir.  On peut aussi refroidir cet air en le faisant passer à travers des draps humides suspendus devant les fenêtres, etc.

  2. La journée, tout isoler !  

    Dès que l’air devient plus chaud dehors que dedans (souvent très tôt le matin) on ferme toutes les fenêtres, et on évite au maximum de produire de la chaleur dans le logement.  Notre seule présence, celle du frigo, etc. vont quand même en produire, mais chaque calorie qui se stocke dans l’air est un degré celsius en puissance.  On évite de cuisiner, les bougies, les ampoules allumées inutilement : traquer toutes les sources de chaleur jusqu’au moment où vous pourrez de nouveau ouvrir pour ventiler.

    Outre la convection (air chaud) et la conduction (murs chauffés par l’extérieur qui, si mal isolés, transmettent la chaleur à l’intérieur), une grosse source de chaleur sera le rayonnement solaire : fermez les stores et n’hésitez pas à coller des couvertures de survie par-dessus, pour les fenêtres les plus exposées, afin de limiter la pénétration des rayons IR dans votre demeure.  Les voiles d’ombrage et autres astuces pour créer de l’ombre supplémentaire sur les fenêtres et les murs exposés au sud sont également efficaces (végétation, arbres, etc, etc.)…

Pour éviter la surchauffe de votre corps, et les problèmes liés à la chaleur

Plusieurs astuces.

  1. Restez zen.  Plus vous êtes détendu, plus vos vaisseaux capillaires (petits vaisseaux à la surface de la peau) se dilatent et peuvent vous rafraîchir.  Et évidemment, en plus, vous produirez moins de chaleur en étant « cool ».
  2. Buvez assez…  mais pas trop.  Hydratez vous copieusement, et buvez avant d’avoir soif, en petites quantités.  Si votre urine devient foncée, buvez un peu plus.  Si votre urine est claire (jaune clair à blanche) et abondante, vous pouvez lever le pied.  Attention, si vous ressentez un dégoût pour l’eau, surtout si vous suivez un régime sans sel ou pauvre en sel, ne vous forcez pas trop à boire.  La transpiration nous fait perdre des sels minéraux qu’il faut remplacer avant de pouvoir boire de grosses quantités d’eau sans risque.  Le dégoût pour l’eau est un des symptômes du manque de sel dans le sang, et de boire beaucoup d’eau là-dessus peut causer un oedème cérébral, souvent mortel…  Mangez un peu plus salé que d’habitude si vous transpirez beaucoup, vous verrez que l’eau passera bien mieux.   Dans le doute, consultez votre médecin si votre état de santé demande de limiter les apports en sel, afin qu’il vous aide à gérer les risques correctement.
  3. Mangez peu, et frais.  Les gros repas lourds font produire beaucoup de chaleur à notre corps et nous prennent de l’eau pour la digestion.  Mangez moins, et favorisez les fruits et les légumes frais (en salade avec un peu de sel dans la vinaigrette ;)), ça vous hydratera et ça vous fera moins surchauffer.  Le soir, un repas un peu plus copieux pourra compenser si vous avez vraiment faim…
  4. Refroidissez votre corps en profondeur une fois ou deux par jour (voire plus, au besoin).  Si vous avez une piscine, c’est facile… une trempette jusqu’à avoir un peu froid, et c’est plié.  Sinon un bain tiède (quelques degrés sous les 37°C de votre corps) ou une douche fraîche pourront vous faire durablement du bien.  Quand on arrive à vraiment rafraîchir sa peau et un peu ses muscles, on profite de plusieurs heures de sensation de fraîcheur, et ça repose l’organisme.  Au boulot, prenez le temps lors de vos pauses de vous mouiller le visage, le cou, la tête si possible, et profitez de l’évaporation.  Les bombes aérosol peuvent être aisément remplacées par un pulvérisateur de produit nettoyant pour les glaces qu’on aura vidé, rincé, et rempli avec de l’eau du robinet ;)
  5. Pour qu’on puisse s’endormir, il faut que notre corps descende d’un ou deux degrés.  Ca sera plus facile à faire si on se couche juste après une douche fraîche et avec la peau encore un peu humide, et un ventilateur qui rafraîchit…  si vous sentez le « trop chaud » et l’énervement monter, inutile d’insister et de s’énerver.  Levez vous, calmez-vous, buvez, refroidissez vous par tous les moyens et respirez.  Ca viendra ;)
  6. Si vous devez vous activer, activez vous aux heures moins chaudes, et n’hésitez pas à porter un chapeau, et/ou à mouiller un bandana ou un chèche que vous appliquerez sur votre tête et autour de votre cou (en simple couche, pas en gros paquets) pour profiter de la fraîcheur générée par l’évaporation.  Ca fait une « clim » naturelle très efficace.
  7. Portez des vêtements amples, aux textiles bien aérés, et de couleur claire…  Vos clients vous pardonneront généralement la chemise à manche courtes et la cravate un peu « souple », surtout si vous communiquez sur le sujet lors de la prise de rendez-vous et que vous leur offrez un alibi pour faire de même…  ;)
  8. Pour les odeurs de pied et pour prévenir les mycoses (c’est la saison, et je vous le donne, c’est cadeau) : 20% d’acide borique, 80% de talc de venise, mélangez bien les deux poudres, et assaisonnez l’intérieur de vos chaussures.  Ca tue les bactéries et fungi qui causent les odeurs de pied et les mycoses aussi.  En prévention, c’est génial.

Sinon, si ça peut vous aider à tenir le coup moralement, notre corps est conçu pour s’acclimater à des températures extrêmes.  Pour un sportif, c’est fait en quelques jours.  Pour les personnes en mauvaise condition physique, il faudra plusieurs semaines.  Mais ça viendra aussi ;)

Fait : Niveau 2 dans l’Ain avec Chris et Mathias, moniteurs N2 !

La gentille dame de la météo parlait de « possibilité d’averses résiduelles ».

En fait elle voulait dire « une nuit de pluie forte, entrecoupée de déluges », avec le tonnerre en bruit de fond juste pour l’ambiance. Mémorable, alors, de se trouver là-dessous avec le genre de matériel qu’on aurait pris dans un petit sac pour une sortie de quelques heures à ramasser les châtaignes : une ou deux couvertures de survie, un petit couteau, pas de sac de couchage… Et finalement, avec un bon boulot d’équipe, non-seulement on arrive à garder le corps et le moral presque au sec, mais on réussit même à rigoler et à s’endormir, le bide réchauffé par une soupe de plantes rapidement glanées autour du bivouac.

Une carotte, plus petite qu'au supermarché mais beaucoup plus dense en nutriments.

J’aime bien les N2. On y retrouve les stagiaires les plus impliqués des N1. On voit que la théorie a été absorbée, et on passe à l’action pour faire quelques grands bonds en avant avec eux. Entre le bivouac d’urgence et les autres ateliers pratiques qui occupent le plus clair du stage, leur instinct de terrain et leur manière de s’adapter efficacement se transforment à vue d’oeil.

Conversion d'une braise en flamme

La météo pédagogique et un groupe vif auront aussi permis de clore agréablement un chapitre : c’était le dernier stage dans l’Ain du binôme Chris Cotard / Mathias Dolidon. A l’avenir, Chris sévira surtout dans les Pyrénées, tandis que Mathias va continuer avec François Chouvellon, plutôt du côté de l’Auvergne.

Les prochains N2 :

Leave no trace ! — quelques trucs et astuces pour ne pas saloper la nature derrière soi ;)

On reconnaît souvent les « vrais », les adeptes chevronnés de l’outdoor, à leur connaissance du milieu…  et aussi beaucoup à leur respect de certaines bonnes pratiques.  De bonnes pratiques de sécurité, mais aussi de respect du biotope qu’ils visitent.

Beaucoup des gens aiment et respectent la nature, et avec quelques astuces et connaissances en plus, ils pourraient  avoir un impact quasi nul sur la Pachamama, même en y passant plusieurs jours de bonheur.  C’est à eux que ce texte s’adresse.  Ceux qui veulent bien faire, et qui cherchent des petits trucs pour y arriver encore mieux.

Quelques trucs et astuces :)

Le feu : oui, bien entendu, le feu c’est sympa, et plein de gens ne s’imaginent même pas bivouaquer ou passer une soirée dehors sans lui.  Ceci dit, outre le risque d’incendie parfois ENORME, la chaleur du feu stérilise le sol là où il est posé, et on trouve un cercle de terre et de cendres stériles dans ces emplacements de feu pendant parfois plusieurs décennies !

Solution : tout simplement ne pas faire de feu, c’est sympa aussi de profiter de la vraie nuit (et ne pas risquer de cramer des hectares de forêt pour son petit plaisir égoïste)…  sinon, si vous en faites quand-même, pour protéger le sol, la fameuse « table à feu » qui consiste à faire le feu sur un monticule de terre aplani de 10cm d’épais fonctionne bien.  Une fois le feu parfaitement éteint, on pourra ensuite disperser les cendres, la terre et le charbon FROIDS (le faire à la main permet de le vérifier).  On ne laisse ainsi qu’une trace olfactive qui partira à la pluie suivante.  Evidemment, si vous faites du feu, faites-le au moins avec du bois mort.  Seuls les bleus brûlent du bois vert…  non seulement ça tue un arbre, mais en plus ça brûle très mal.


 

Les mégots : un filtre de cigarette, c’est fait en polymères bien dégueux.  C’est une sorte de mousse de plastique, en gros, et ça se décompose très, très, très lentement.

Solution : un petit cendrier de poche, avec votre briquet et vos clopes, c’est simple à trimballer, et ça fera de vous un fumeur que la Pachamama adorera accueillir chez elle ;)  Sinon un simple petit sac plastique refermable à zip accueillera sans soucis vos mégots éteints et autres petits déchets.


 

Le caca : dans certaines zones naturelles très fréquentées, la principale source de pollution des cours d’eaux (y compris des sources !  selon le type de roche parfois rien n’est filtré) est…  le caca humain !

Solution : il est important de déposer votre grosse commission dans un endroit qui sera éloigné des cours d’eaux d’au minimum 50m, et de l’enterrer si possible.  L’idéal est de l’enterrer proche de la surface, dans la terre végétale qui constitue une couche de 20-50cm environ.  A cet endroit ça fera un bon engrais.  Plus profond, ça ne se décomposera pratiquement jamais.


 

Le papier hygiénique et, surtout, les lingettes : le papier hygiénique est biodégradable…  mais ça met environs un an à disparaître.  Pas très sympa pour les gens qui arriveront derrière vous le lendemain ou la semaine suivante…  les lingettes, quant à elles, vont mettre parfois plusieurs années à se décomposer.

Solution : jetez votre « PQ » et vos lingettes dans votre poubelle perso (voir plus loin !).  Si vous êtes ultra-pudique à ce sujet, vous pouvez aussi prévoir un petit sac plastique opaque dans lequel stocker ce genre de déchets très « perso » (tampons usagés, serviettes hygiéniques, préservatifs, etc.).  Ce petit sac opaque trouvera ensuite sa place dans votre poubelle perso.


 

Le verre, le plastique, le métal…  Evidemment, tout ça reste dans l’environnement extrêmement longtemps !!!  Si vous vous sentez l’envie de faire du bien à la nature, n’hésitez pas à ramener un peu des déchets des autres, que vous trouvez dans la nature.  Un sac plastique par ci, une vieille canette par là, ça ne pèse pas lourd et ça fait vraiment du bien au biotope…


 

Les pelures de légumes, de fruits, les peaux de saucisson…  bien entendu, « les fourmis pourront les manger ».  Mais les petits rongeurs et tout un tas de petites bêtes aussi.  Et ça n’est pas un cadeau à leur faire, parce que ce faisant ils deviennent lentement mais sûrement dépendants de la présence de l’humain pour manger…

Solution : la poubelle perso !

La poubelle perso, c’est quoi ?  

Simplement, un sac pour congélation refermable, à zip, de petit ou grand format selon les besoins.  Ca peut se transporter dans la poche, pour les plus petites balades, ou dans le sac à dos, pour les randos même de plusieurs jours.  Cette poubelle aura l’avantage d’être complètement refermable, donc aucune odeur, aucun liquide ne s’en échappera pendant la balade.

On peut, par précaution, prendre plusieurs de ces sacs en cas de déchirure ou de puncture accidentelle.  C’est rare mais ça peut arriver si on les maltraite trop.  En cas d’indicent, inutile de tout transférer, on mettra simplement la poubelle perso dans une autre poubelle perso.  Façon poupées russes.

Quand on passe ensuite à proximité d’une poubelle, dans un village ou de retour chez soi, on jette simplement le tout.  C’est pris en charge par les filières de gestion de nos déchets, qui auront le mérite de gérer ça un peu plus proprement, et loin des espaces naturels sensibles ;)

La poubelle perso...
La poubelle perso…

 

Pour aller plus loin (un peu de lecture en anglais) :

https://lnt.org/learn/7-principles : les 7 principes du mouvement « leave no trace ».

Traduction rapide :

  • se préparer et planifier (éviter les périodes de haute activité, connaître les règles locales, y aller en petits groupes, etc.) ;
  • se déplacer et bivouaquer sur des surfaces durables, si possible ;
  • gérer les déchets correctement ;
  • laisser les trésors sur place, ne ramenez rien ;
  • minimisez l’impact des feux ;
  • respecter la faune ;
  • être respectueux des visiteurs suivants…

Le sac ALICE « large »… un gros sac pour les petits budgets.

Pas mal de stagiaires arrivent avec des sacs trop petits ou mal adaptés pour la vie dehors, faute de vouloir investir dans un sac à dos qu’ils ont peur de regretter ensuite.

Une alternative utile et pas chère est le sac ALICE, grand format, de l’armée US.  C’est un peu un ancêtre, mais il fait globalement très bien l’affaire pour un stage CEETS et vous permettra de loger votre sac de couchage un peu plus au sec et d’avoir un truc un peu plus ergonomique pour profiter des enseignements ;)

Quelques photos du mien, un peu customisé (payé 40 euros sur un site de surplus allemand bien connu, sur Internet)…

100 litres sur une claie métallique...
100 litres sur une claie métallique…
Le mien avait une sangle manquante que j'ai remplacé par de la ficelle...
Le mien avait une sangle manquante que j’ai remplacé par de la ficelle…
Les fermetures du rabat étant peu pratiques, j'ai coupé les sangles et la bouclerie métallique que j'ai remplacé par des sandows.
Les fermetures du rabat étant peu pratiques, j’ai coupé les sangles et la bouclerie métallique que j’ai remplacé par des sandows.
Les sangles ont fini en petite poignée atachée à la claie pour plus d'ergonomie...
Les sangles ont fini en petite poignée atachée à la claie pour plus d’ergonomie…

Fait : Stage N1+ORNAV . Hautes-Pyrénées. Les 08/09/10 Mai 2015

2 ème édition de cette formule, un Niveau 1, stage de base sur la vie et la survie en milieu naturel, ou l’on apprend à vivre avec son matériel de rando, voyage, trek de façon efficace et confortable, tout en acquérant les priorités pour réagir face à une situation de terrain qui tourne mal. Et le module ORNAV, « orientation/Navigation) pour apprendre et comprendre les savoir-faire de base du couple carte/boussole, items indispensables à toute sortie nature.

Cepo, moniteur en formation, sur le module abris d'urgence. Quand le temps compte il faut des techniques épurées, répétées maintes fois.
Cepo, moniteur en formation, sur le module abris d’urgence. Quand le temps compte il faut des techniques épurées, répétées maintes fois.

Ce stage s’adresse aux personnes de tout niveau et avec des objectifs personnels tel que recherche d’autonomie, préparation de trek aux long cours, ballade en famille tout en sachant préparer et gérer son petit groupe, pour ne pas s’en remettre à la sélection naturelle…. professionnels en déplacement dans des pays où la qualité des secours et le confort nous font prendre conscience de l’intérêt de la préparation en amont. Mais aussi à tout ceux qui ont la responsabilité de groupe en pro ou loisir et ceux qui préparent des concours les destinant à passer beaucoup de temps dehors, seuls ou accompagnés.

1er secours, et déjà une anticipation sur la signalisation avec LA casquette polyvalente par excellence. Visible, étiquette réfléchissante, protection solaire, arrière en filet pour pécher les poissons.... lol
1er secours, et déjà une anticipation sur la signalisation avec LA casquette polyvalente par excellence. Visible, étiquette réfléchissante, protection solaire, arrière en filet pour pécher les poissons….  ;)

Voila donc 13 stagiaires équipés d’une caisse à outil simple et efficace pour leurs projets à venir. A condition bien sûr comme cela est rappelé à chacun de nos stages, de pratiquer régulièrement tous ces principes.

François, sur les 2 utilisation fondamentales de la boussole.....
François, sur les 2 utilisation fondamentales de la boussole…..

Merci à tous les participants, pour le partage d’info et d’expérience, merci aux encadrants François et Cepo pour la qualité de vos interventions et bienveillance sur le groupe et un grand merci à mère nature d’avoir créé des terrains d’apprentissage d’une telle beauté et qualité pédagogique….

A la vue du succès de cette formule, je planche déjà sur la prochaine édition.

Débriefe personnalisé après chaque exercice d'orientation....
Débriefe personnalisé après chaque exercice d’orientation….

Fait : Stage d’immersion en nature avec l’AEV

De retour de notre troisième édition du stage d’immersion en nature en forêt de Ferrières ! Ce stage est le fruit d’une collaboration entre le CEETS et l’agence des espaces verts et nous n’en sommes pas peu fiers.

Depuis presque 40 ans, l’Agence des Espaces Verts protège, entretient et met en valeur les espaces naturels en Ile-de-france. Dans cette optique, un vaste de programme de sensibilisation et d’éducation du grand public a été entamé via de nombreuses animations encadrées  par l’agence ou des associations. Le spectre de ces animations est large et varié, de la photographie animalière aux promenades botaniques… en passant des stages d’immersion en nature !

Ce week-end là, ce sont donc 12 heureux stagiaires de tous profils, du randonneur expérimenté au novice complet, qui se sont aventurés dans les bois en compagnie de Julien Imbert et Chris Cotard, moniteurs CEETS.

Pour cette édition la pluie était au rendez-vous, une excellente chose. Outre le fait qu’elle sait agréablement rappeler aux moniteurs les meilleurs moments de leurs escapades en nature, elle est là toujours pour inviter les stagiaires à prendre aux sérieux les notions qui leurs sont transmise et à les appliquer avec rigueur.

un feu si bien préparé, ça ne se rate pas !
un feu si bien préparé, ça ne se rate pas !

Savoir gérer le froid, l’humidité qui s’infiltre et être capable de durer dans ces conditions, ce sont des principes et des techniques qui ont été parfaitement intégrés durant ces deux jours. Ce sont des stagiaires capables de faire un feu dans un environnement détrempé, de se mettre à l’abri partout, tout le temps, en quelques instants, ce sont des stagiaires qui apprennent à vivre avec la nature et non contre elle et à l’apprécier dans tous ses états .

Atelier orientation en forêt.
Atelier orientation en forêt.

On pourra dire au final que nous aurons réussi à leur faire apprécier la vie dans la nature,même dans des conditions difficiles et à ouvrir à certains des perspectives d’évasion respectueuses de l’environnement et en toute sécurité.

Prochaine édition en octobre, on a hâte d’y être !

Fait : une semaine pour les instructeurs survie du CNEC

Pour la seconde fois, nous avons eu l’honneur de recevoir en formation la brigade Marron, responsable de la formation survie au CNEC, le Centre National d’Entraînement Commando de Mont-Louis / Collioure.

Mi-mars, nous avons donc passé une semaine avec eux pour leur transmettre nos petits trucs, principes et astuces afin qu’ils puissent améliorer encore leur programme formation (déjà excellent).  C’est vraiment un plaisir de bosser avec des professionnels comme eux, qui allient ouverture d’esprit, curiosité et rigueur.

Merci à tous les 4, et au plaisir de re-bosser avec vous bientôt ;)

Fait : un petit stage sympa avec l’équipe de chez Solognac

crédit Photo : L’équipe Solognac

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Chris Cotard, moniteur CEETS en action :)
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Les landes, ça a son charme. Et aussi son pin :)
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Débriefing après la nuit en mode niveau 2…
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Pour passer toute une nuit… il faut beaucoup de bois ;)
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L’attitude, les connaissances, le physique, les outils…
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C’est des sauvages ;)

J’avais pas eu le temps de vous faire un compte-rendu sur le sujet, mais Chris et moi on s’est déplacé dans les landes, fin mars, pour bosser avec une partie de l’équipe de Solognac, la marque « chasse » de Décathlon.

Ca a été l’occasion pour eux, en plus de faire des tests de terrain de leur sacs à dos et de leurs vêtements, de voir un peu des utilisations alternatives à leur matos, et à tout le savoir faire de survie qui va autour.

Je suis un gros fan des vêtements Solognac, qui sont souvent robustes, bien conçus et bien pensés…  et j’ai mieux compris pourquoi quand j’ai rencontré ceux qui les mettent au point.  Tous des passionnés et des gens qui passent du temps dehors.

C’était une belle rencontre, et je suis sûr qu’on aura deux ou trois produits encore mieux chez eux grâce à ce stage.

Je suis content :)

David

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dormir par -5°C, en t-shirt, sans duvet ? Si si, ils l’ont fait…

Stage niveau 1+2 de Pâques.  Un stage N1, suivi d’une nuit en mode niveau 2 (avec seulement le kit de survie, sans duvet).

Trois jours de bonheur au-dessus des gorges des Gats, dans la Drôme.  Un gros groupe, avec une grosse motivation, et des gens qui percutent bien.  Et il valait mieux.  Pour leur second bivouac, ils ont tous réussi à dormir SANS AVOIR FROID par -5°C, sans duvet… Plusieurs ont même affirmé avoir eu trop chaud par moments ;)

Outre le fait d’être un des moments forts du stage, la nuit sans sac de couchage permet de valider les concepts de régulation thermique appris pendant le N1.  Et ça fonctionne vraiment bien.  S’ajoutent à cela de nombreux savoirs théoriques et pratiques, dont l’allumage du feu (sous la pluie, ici, et réussi par tous sans aucun problème), les premiers secours en milieu éloigné, le traitement de l’eau, etc, etc.

C’était encore un grand moment d’humanité, dans des paysages magnifiques, avec des apprentissages utiles…  j’ai vraiment un boulot en or.

Le 1+2 est vraiment une bonne formule.  La seule qui, à mon humble avis, est encore mieux, est notre stage fondamentaux, qui se déroule sur 5 jours et est l’équivalent d’un 1+2 ultra-poussé.

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Fait : N2 dans la Drôme, Chris et Guillaume moniteurs N2 !

crédit photo : Stéphane Charmoillaux // http://www.stephane-charmoillaux.com/

Ce weekend, magnifique petit groupe de stagiaires souriants malgré la pluie, pour un stage survie niveau 2 (nuit sans sac de couchage, et avec son « fond de sac »).  Ca a été l’occasion pour Guillaume Mussard et Christophe Cotard de monter en grade et d’être validés « moniteurs N2 » .

Ils peuvent donc désormais encadrer des stages niveau 2, en plus du stage « grand froid », « initiation » et « niveau 1 » qu’ils donnent déjà depuis plus de deux ans !

En effet, au CEETS nous sommes conscients du fait que « soit on progresse, soit on régresse ».  Les moniteurs travaillent et avancent sans arrêt pour devenir meilleurs, tant au niveau méthodologique que technique.

Je suis donc heureux de les certifier « N2 » !  Ils ont non seulement fait leurs preuves techniquement et humainement depuis longtemps, mais en plus leur aisance sur le terrain et leur pédagogie épurée et précise en fait des formateurs solides et précieux.

Chris (moniteur CEETS et accompagnateur en montagne en formation) est établi dans les Pyrénées et donne tous les stages là bas.  Guillaume (moniteur CEETS, garde ONF, réserviste, pompier volontaire), de son côté, sévit en Haute Saône et dans la Sarthe.

Je suis fier de bosser avec eux !

POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’EQUIPE : http://stages-survie-ceets.org/lequipe/

Les prochains niveaux 2 où il reste des places :

David

François Chouvellon : un nouveau moniteur CEETS en Haute Loire !

Le CEETS a l’honneur de voir éclore un nouveau moniteur : François Chouvellon.

François, outre sa formation de moniteur qui se termine, est pisteur secouriste, accompagnateur en montagne et ostéopathe.  Un personnage très humble et très pro.  Je suis vraiment très heureux de le compter dans le staff ! :)

François est basé sur Saint-Etienne, et il rayonnera dans le massif central, surtout.  C’est également avec lui que certains stages vie sauvage auront lieu (dont celui au Spitzberg cet été)…

Vous trouverez bientôt des dates où François sera en poste dans le calendrier ;)

Stages de survie et vie sauvage : Le CEETS offre des stages de survie de grande qualité technique et pédagogique depuis 2003. Moniteurs en France, Suisse et Belgique.

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