Petits conseils prépa pour les copains kakis qui partent dans les pays chauds… – version bêta

Avertissement : ce texte est un travail collectif en cours.  Il est encore incomplet et imparfait. Il ne se substitue pas aux consignes et aux recommandations de l’armée pour les opérations sur le terrain.  Il ne remplace surtout pas votre bon sens, et vos observations à VOUS.  Ce qui marche pour l’un ne marche pas toujours pour l’autre.  Bref, RESTEZ CRITIQUE et FAITES VOUS VOTRE PROPRE IDEE DES SUJETS COUVERTS ICI.  Il s’agit simplement d’une collection d’avis et de « retex » informels, diffusés dans le but d’aider les militaires dans leur préparatifs perso.  

N’hésitez pas à le commenter / critiquer pour l’améliorer (vous pouvez me faire un mail à ce sujet –> lui@davidmanise.com ).  Comme tout le reste du site il est sous licence creative commons.  Vous êtes libre de l’imprimer, de le reproduire, de le partager, de le faire tourner, pour une utilisation non-commerciale.  C’est fait pour être utile, et c’est gratuit.  Je ne gagne rien à recommander tel ou tel produit.  Je n’ai aucun intérêt commercial dans l’affaire.

Remerciements : Loïc Degenne, la femme de Mika, Alexis Mikheef, Fred Hayoz, JM Costes, JM Snoeck, Aurélien Genet, Raoul Héritier, Thomas Tefnin, Tanguy Hoanen, et d’autres qui refusent qu’on les cite.  Merci à tous.

Dernière mise à jour : jeudi 23 mai 2014 – 11h21


La flotte

C’est THE gros problème.  En quantité mais surtout en qualité.

Deux trucs utiles à savoir :

  • On peut transpirer plusieurs litres à l’heure dans des températures extrêmes, mais notre corps peut absorber maximum 70cl d’eau par heure…  il faut donc se réhydrater longtemps après les patrouilles / activités.  Boire un mug (environ 25 cl) toutes les 20 minutes est un rythme assez optimal.  Si on boit plus vite que ça, le surplus part dans l’urine et est gaspillé.
  • Si on manque de sel dans le sang, on éprouve un dégoût pour l’eau.  Ca peut être dangereux (œdème cérébral qui peut être mortel).  Si on ne peut pas manger régulièrement et qu’on transpire beaucoup (pertes de sel), il faut grignoter un peu de sel, sous n’importe quelle forme.  Le goût pour l’eau revient ensuite naturellement.

D’avoir un filtre à eau efficace est un gros plus.

N’en déplaise aux médecins des armées, de simplement doubler les cachets d’Aquatabs quand l’eau est trouble ne suffit pas (même si c’est mieux que rien).  D’autant que les Aquatabs ne tuent pas les parasites (seulement les virus, bactéries et quelques protozoaires QUAND L’EAU EST CLAIRE), et n’éliminent pas la pollution chimique de l’eau.  Un filtre à eau de rando va grandement améliorer la qualité de l’eau avant traitement aux Aquatabs.  Et vous permettra d’utiliser pratiquement n’importe quel trou boueux sans tomber malade.  En clair on filtre et on rend l’eau claire et traitable d’abord.  On rajoute ensuite un Aquatabs pour tuer les petites bestioles qui peuvent rester.

A savoir que tous les filtres s’encrasseront au bout d’un ou deux litres si l’eau est vraiment sale.  Un pré-filtre genre filtre à café attaché au bout du tuyau peut déjà faciliter le process.  Sinon on peut nettoyer la cartouche rapidement même dans l’eau sale.

Plusieurs modèles existent.  J’en propose deux ici qui filtreront parasites, protozoaires (amibes etc.) et bactéries, tout en fixant une partie des polluants chimiques et des goûts/odeurs horribles de certaines flaques / sources.

katadyn pocketSi vous avez les moyens : un Katadyn Pocket (dans les 300 euros).  Très robuste (aluminium usiné sans pièces mobiles), peut filtrer jusqu’à 50 mètres cubes d’eau.  Débit plus rapide (environ 3 litres par minute si le filtre est propre et qu’on a des gros bras).  C’est la Rolls.  Il permet de faire de l’eau propre pour les copains assez rapidement.

 

 

 

MSR Miniworks

Pour les budgets plus limités, le MSR Miniworks est un bon rapport qualité prix.  Débit un peu plus lent, plastique pas très rassurant, il faudra éviter de trop le maltraiter mais il fait le boulot.  Dans le pire des cas, si la pompe casse on pourra retirer la cartouche et bricoler un système de filtration par gravité (vive le duct tape).

 

 

 

Mieux que les Aquatab des rations : Micropur Forte LIQUIDE (fioles de 10ml).

katadyn-micropur-forte-liquide-10ml10ml de pur bonheur.  Non seulement elles permettent de doser plus finement (3 gouttes par litre) mais les ions argent qui sont dedans conservent l’eau pendant 6 mois.  Super utile pour éviter la prolifération de moisissures dans les tuyaux des camelbak qu’on ne peut jamais bien faire sécher notamment.

L’autre gros avantage c’est que le flacon est beaucoup plus solide que les sachets de cachetons ou autres plaquettes avec feuille alu.  On peut l’avoir dans la poche des mois, et ça continue de fonctionner.

Deux fioles avant de partir, ça mange pas de pain et c’est sympa à avoir sur le terrain.

 

Quand c’est pas le manque d’eau, c’est le palu…

Paludrine, pas paludrine ?  Je ne suis pas qualifié pour répondre.  Les sensibilités et effets secondaires aux divers traitements préventifs sont très variables selon les gens.  A vous d’en discuter avec votre médecin et en fonction des zones où vous serez.  En revanche ce qui est sûr c’est que moins on se fait piquer par les moustiques, moins on a de risques de tomber malade (d’autant qu’il n’y a pas que le palu…  chikungunya, dengue, arboviroses diverses…  les moustiques tuent plus de gens chaque année que tous les barbus réunis).

Les moustiques sont attirés par quatre trucs :

  • la chaleur ;
  • le CO2 ;
  • les odeurs corporelles ;
  • les grosses masses de couleur unie et sombre ;

Contrairement à la croyance populaire, plus vous sentez bon et frais, moins ils vont vous foncer dessus.  Quelques lingettes pour bébé vous permettront donc AUSSI de prévenir un petit peu le palu sur le terrain.

Les antimoustiques, ça marche quand même pas mal.

Surtout ceux à base de DEET.  Attention, ça dissout tous les plastiques, nylons et autres produits à base de pétrole.  Une goutte sur un porte plaques et ça fait un trou.  Le mieux pour se protéger reste d’en mettre sur le bas des pantalons, autour de l’entrejambe sur le treillis, et sur le chapeau / chèche / couvre-casque (si coton) / casquette.  Directement sur la peau ça marche aussi (voire mieux) mais avec la transpiration ça s’en va parfois très vite, et ça brûle atrocement si ça coule dans les yeux ou sur une petite plaie.  Ça fonctionne environ 6h.

Un hamac avec moustiquaire imprégnée (péméthrine) est un must.

picJungleHammockAfghanistanJun07

Il en existe plusieurs modèles…  le mieux étant bien sûr ceux dont la toile est assez dense pour que les « maringouins » (expression de chez moi) ne puissent pas piquer au travers.  Les hamacs Henessy sont vraiment bien, et légers.  Ils viennent avec une bâche ultralégère juste à la bonne taille qui protège bien de la pluie et qui fait aussi un peu d’ombre.  Quand le contexte le permet, on la double avec une couverture de survie (posée à l’extérieur de la bâche, côté soleil, et fixée avec des pinces à linge) pour repousser plus de rayons infra-rouges.  L’ombre dessus est plus fraîche, du coup.  Mais on brille fort et très loin.  Pas très tactique.  Les hamacs Henessy ont l’avantage d’être complètement fermés (entrée velcro par le dessous qui se referme parfaitement quand on est dedans : pas de velcros qui s’ouvrent sur les côtés et qui laissent rentrer les vampires…, faciles à installer et assez robustes (surtout dans les versions un peu plus lourdes).

On peut imprégner ses vêtements et sa moustiquaire de pémétrhine en spray pour repousser encore plus efficacement les tiques, moustiques et autres.

Attention : dans le désert, se tenir loin des kékés (pleins d’araignées, serpents et autres)…  on accroche le hamac entre deux véhicules (éviter les dromadaires, ça bouge beaucoup et ça pue ;) ) // en milieu tropical on ajoutera une grosse corde (genre 10-12mm) au-dessus de son hamac pour parer un peu les chutes de branches et autres.

Pour compléter :

  • les moustiques pondent et se reproduisent dans l’eau stagnante.  Ils adorent les salles de bains, flaques d’eau, et toute zone un peu humide.  On sera donc particulièrement attentif quand on fait sa toilette…  d’autant que les zones les plus à risque pour le palu sont les zones peuplées (le moustique étant un vecteur, plus il y a de porteurs du palu dans une zone, plus on risque d’être soi-même infecté).
  • porter le treillis, qui protège du soleil et aussi des piqûres s’il est imprégné de péméthrine…
  • le chèche, idem, peut servir à se rafraîchir (en le portant mouillé notamment) et peut protéger des piqûres…

 

Prévoyez une petite tourista au début…

C’est quasiment systématique…  un anti-diarrhéique et l’antiseptique intestinal qui va avec peut être une solution pour fonctionner les premiers jours.  A discuter avec votre pharmacien.  Sinon, quelques lingettes pour bébé (la version peau sensible avec plein de trucs doux dedans ;) ) peuvent éviter les irritations.  Un petit onguent genre homéoplasmine pourra aussi compléter le boulot.  Evidemment, avoir de quoi se laver ET désinfecter les mains dans les phases « d’acclimatation » comme ça évitera de partager les microbes avec les collègues.

En France un savon et du gel d’alcool sont généralement parfaits.  Selon les contextes, le gel d’alcool en pays Musulman peut être assez mal vu et vous faire perdre des points de karma avec les locaux.  Il faut parfois en tenir compte.  On pourra utiliser, à la place, un savon antiseptique (genre solution moussante à base de chlorexidine), ou simplement se laver correctement les mains et ensuite les frotter avec quelques gouttes de désinfectant (biseptine ou autre).  Ce qui sera déjà beaucoup mieux que rien.

Dans tous les cas on évitera systématiquement de boire ou d’utiliser une eau qu’on n’a pas traitée soi-même (ou alors l’eau en bouteille qui vient de France).  Un simple glaçon oublié peut vous mettre HS 15 jours.

 

Evitez les irritations et les mycoses !

  • Pour les pieds : avoir les pieds propres et secs 8h par jour minimum.  Ne pas hésiter à les désinfecter, et à utiliser un mélange de talc et d’acide borique en poudre (un ziploc plein de talc + acide borique, on met le pied dedans, on secoue, ça économise le talc et ça en met vraiment partout…).  Les mycoses, c’est la misère.  Il faut les prévenir au maximum.
  • L’entrejambe : les mycoses dans les aines (le loup) sont très handicapantes.  Idem : laver, sécher, aérer, désinfecter au maximum.  Sec et propre 8h par jour.
  • Des cuissardes (type cycliste ou caleçon genre « boxers ») sans coutures irritantes peuvent éviter trop de frictions à l’entrejambe (le treillis mouillé devient abrasif…  mouillé par la transpiration c’est encore pire) en zone tropicale.  Choisissez des trucs très confortables pour vous et testez les en faisant du sport avec avant de partir.  Vous saurez ce qui va le mieux pour votre corps à vous.  Dans le sable et la poussière (savane, désert) les sous-vêtements moulants peuvent se remplir de sable et devenir irritants.  On préférera donc généralement des sous-vêtements amples qui protègeront quand même l’intérieur des cuisses de la friction du treillis tout en laissant le sable sortir.  A vous de tester selon vos préférences, mais pensez-y ça fera la différence.
  • Soyez rigoureux sur l’hygiène et enlevez au maximum le sable de vos chaussures / sous-vêtements.  Surtout sur les zones de frottement (aines, aisselles, pieds, sous les sangles et sur les épaules…) : une petite abrasion qui macère peut vite s’infecter et se transformer en cauchemar.  Dépoussiérez régulièrement vos aines / aisselles et toutes les zones de frottement.
  • Le savon de Marseille de base, sans odeur, est idéal pour se laver et il désinfecte bien la peau (faire mousser, laisser agir 10 minutes, rincer après).  Il permet en outre de laver ses vêtements régulièrement.  Le savon d’Alep est très bien aussi (voire mieux à cause du laurier qui est désinfectant) mais il se fait rare vu les évènements en Syrie.
  • Pour les yeux : un peu de sérum physiologique servira souvent.  Pour rincer les poussières etc.  Sinon des lunettes de soleil et un masque (ou lunettes avec mousse, moins chaudes) pour les déplacements en VHC.  On rajoutera au minimum le chèche sur la bouche et le nez pour filtrer le plus gros…
  • Attention si vous faites votre toilette avec des lingettes pour bébé bas de gamme qui laissent une pellicule grasse sur la peau : ça fixe les poussières et transforme le truc en pâte irritante avec la poussière de sable.  Comme ça comme pour beaucoup de choses « on est trop pauvres pour acheter de la merde ».
  • Pour une hygiène facilitée sur le terrain : se tondre intégralement est pas mal (pas d’épilation : risque d’infection à la repousse).  Ca facilite le nettoyage à la lingette comme le rincage de l’éventuel savon.

Ne sous-estimez pas le soleil…

Surtout si vous avez le teint clair (et encore !), le soleil des tropiques est vraiment extrêmement puissant et peut causer rapidement des brûlures importantes.  Couvrez-vous.  Vraiment.  Même et surtout par temps gris / couvert, les UV sont vraiment méchants.  Méfiez vous particulièrement du soleil sur les tatouages récents (moins d’un an).  Les réactions de la peau tatouée au soleil sont parfois surprenantes (réactions de type allergique, photosensibilité, brûlures accentuées, infections).

Protéger les yeux avec des lunettes de soleil de bonne qualité…

La crème solaire, c’est un truc utile aussi pour les durs de durs.

A toujours avoir dans les poches…

  • Un compressif israélien et des gants ;
  • de l’argent liquide (monnaie ayant cours localement, et euros, ça peut réellement servir, d’autant qu’il n’y a pas toujours d’avance ) ;
  • quelques mètres de duct tape ou gorilla tape enroulé sur une vieille carte quelconque (ça sert à tout !!!) ;
  • un petit couteau
  • quelques comprimés d’Aquatabs…  on n’en a jamais trop…
  • une petite lampe genre photon
  • un bout de paracorde (2-3m, ça dépanne souvent)
  • et quelques autres petits gadgets de dernier recours qui feront concrètement la différence dans le monde réel…

 

Quelques exemples en image de kits « perso »…

 

portefeuille avec une paye complète en liquide / téléphone durci / pince leatherman, pliant de bonne qualité / "grigri" avec briquet, clé USB, pince à échardes, petite lampe photon / lampe tactique avec clip / stylo / carnet / gorilla tape
portefeuille avec une paye complète en liquide / téléphone durci / pince leatherman, pliant de bonne qualité / « grigri » avec briquet, clé USB, pince à échardes, petite lampe photon / lampe tactique avec clip / stylo / carnet / gorilla tape
une vieille pochette en tissus, sangle coupée, deux bouches de paracorde cousues pour contenir du kit caché...
une vieille pochette en tissu, sangle coupée, deux bouches de paracorde cousues pour contenir du kit caché…
S'accroche sur la ceinture...
S’accroche sur la ceinture…
Se cache dans le bas du dos...
Se cache dans le bas du dos…
Ne pas négliger l'or ou l'argent (bijoux fondus,  pépites brutes, etc.) comme monnaie d'échange.  Ca fonctionne souvent bien.
Ne pas négliger l’or ou l’argent (bijoux fondus, pépites brutes, etc.) comme monnaie d’échange. Ca fonctionne souvent bien.

 

Les autres pièces de matos et astuces matos qui vont bien

Certaines sont évidentes et déjà dans « la liste » mais plusieurs vétérans sont unanimes :

  • Les Lowa Zephyr  beige sans membrane (j’ai rarement vu un modèle de chaussures faire autant l’unanimité)…
  • les poches à eau type camelbak (tout le monde en a ou presque mainenant, mais je le dis quand même, on sait jamais).  Un peu de maintenance en plus mais permettent de continuer à boire en mouvement.  On peut les nettoyer avec les solutions effervescentes pour nettoyer les dentiers.  Sinon avec le micropur forte les moisissures ne prolifèrent pas dedans…  Prenez un truc de bonne qualité, sinon elles fuiront très très vite.
  • pour prévenir les mycoses aux pieds, les semelles antifongiques à l’acide borique (peditrans).  A défaut, de l’acide borique en paillettes / poudre mélangé dans le talc (les deux se trouvent en pharmacie pour très peu d’euros) ça marche super bien.
  • les gants : absolument indispensables.  On peut couper le pouce et l’index (des gants hein ;)) pour plus de dextérité…  pas besoin de gants tactiques de luxe.  Les gants coqués de combat sont bien, mais des gants en cuir ordinaires, un peu ajustés pour une bonne dextérité, c’est déjà pas mal ;
  • des genouillères dignes de ce nom…  Alta industries en font des bien et pas trop chères…  mais il y a de plus en plus de choix…
  • les chaussettes : laine mérinos fine…  anti-fongique et antibactérien naturel, retient les odeurs, etc.  Toujours en avoir une paire propre et sèche dans le sac, préalablement imprégnée de talc / acide borique est un plus.
  • des tongs / sandales : prend pas de place, pas lourd, et ça permet de sécher les pieds, d’aller à la douche, etc.  Certains préfèrent des sandales à velcro pour une meilleure mobilité en cas de pépin au camp…  et pour pouvoir mettre des chaussettes traitées contre les moustiques.
  • des sacs plastique genre ziploc : permet de garder les affaires propres et sèches…  s’usent vite mais valent leur pesant de cacahuètes…
  • une frontale, ça sert parfois …
  • quelques mini-cyalumes…
  • un sac de couchage avec moustiquaire intégrée…  parce que la nuit il fait froid, même si c’est difficile à croire la journée…  sinon, pour pouvoir se lever plus rapidement, le poncho liner ou une simple couverture en laine sont très bien, et plus polyvalents.  Les anciens d’Afgha utilisent souvent des pathus afghans (couvertures en laine traditionnelle de couleur terre très mate et très chaude) un peu partout et ils adorent tous…
  • une montre…  c’est tellement évident qu’on peut l’oublier.  Très très utile tout le temps.  Prenez plutôt une avec un verre minéral : les verres en plastique se rayent et deviennent presque opaques dans la durée.
  • une bête cuiller…  les spork en titane sont pas mal mais une simple cuiller de base permet de manger avec un truc propre…  et durable.
  • une carte de la région ou du pays (on trouve généralement des cartes touristiques qui suffisent…  sinon prenez au moins une photo de la carte au PC avec votre téléphone pour consultation si nécessaire…  le mieux étant bien sûr de mémoriser au moins les axes et villes principaux !)
  • un « dumbphone » bien basique (exemple Nokia 101, double sim, même pas d’appareil photo, pour les SMS et le téléphone uniquement, batterie qui dure une semaine voire plus, etc.) avec batterie de rechange et carte sim locale Et carte sim perso ordinaire…  permet d’assurer les coms minimales, pour 100g d’encombrement.  Evidemment on utilisera les moyens de com en accord avec les contraintes tactiques et les directives.  Mais ça peut dépanner, parfois.

Pour rafraîchir votre corps pendant les patrouilles

  • un bandana mouillé, noué autour du cou, va rafraîchir le sang irriguant le cerveau par évaporation et fera déjà un bien considérable, surtout dans les climats secs (dans les climats humides ça évapore moins bien forcément, sauf en déplacement rapide –> pirogue, véhicule ouvert…) ;
  • un autre bandana (ou autre bout de coton mince de couleur tactique hein…  un bout de chèche coupé fera l’affaire) mouillé sur la tête, sous le casque, peut parfois aider si on a un courant d’air qui passe dessus (sinon ça ne change rien).
  • de mouiller les poignets des gants et du treillis peut aussi aider un peu (évaporation)…
  • apprendre à profiter au maximum de chaque centimètre carré d’ombre, de chaque petit courant d’air…
  • se détendre au maximum (quand c’est possible, bien entendu) ;
  • partir bien hydraté, et s’hydrater tout le temps de la patrouille (camelbak : à 700ml/h, votre poche à eau de trois litres devrait durer un peu plus de quatre heures, pensez à grignoter un peu de salé de temps en temps).

 

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Merci pour le boulot, et soyez prudents !

David Manise

 

 

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