Rations de survie, suite… mais pas fin !

Récemment j’ai participé au stage de niveau 1 des 14 et 15 octobre en Région parisienne avec la team de choc : Julien Imbert, Robin Cottel, Laetitia Barbier (futur monitrice de très grand talent !).

À cette occasion j’ai testé sur le terrain une des pistes initiée par Julien et David en R&D sur les rations de survie.

Résultat : très positif ! Ne pèse pas grand-chose, se conserve bien, goût appréciable, tient bien au corps, coût très nettement inférieur à ce qu’on peut trouver dans le commerce. Et je n’ai pas ressenti le besoin d’utiliser une seule fois mon réchaud du weekend.

Voici le cahier des charges initial :

  • pas cher à fabriquer ;
  • facile à cuisiner ;
  • bon ;
  • sain ;
  • qui tienne suffisamment au corps pour aussi être utilisé en situation dégradée si besoin;
  • d’excellente conservation ;
  • léger.

La recette de base est très simple. On mélange deux tiers d’une farine intégrale de céréales avec un tiers d’une farine intégrale de légumineuse. L’association céréales + légumineuses permet d’obtenir des protéines avec un profil d’acides aminées complet. La farine doit être intégrale afin de profiter pleinement des fibres et des minéraux qui disparaissent lors de l’opération de blutage.

On n’y rajoute pas d’huile afin d’éviter les problèmes dues au rancissement (peut-être à tester cependant dans le cadre d’une randonnée en grand froid ?).

On n’y ajoute pas de sel afin d’éviter d’une part, un besoin accru de consommation d’eau lors de la sortie (nourriture salée = besoin de plus d’eau pour la digestion), et d’autre part pour ne pas favoriser l’humidification naturelle des galettes au contact de l’air chargée d’humidité (le problème est le même avec les sucres, y compris les sucres naturels comme ceux contenus dans les raisons secs par exemple). Comme nous utilisons des farines complètes il n’y a pas de risque de manquer de minéraux (hors sortie très engagée par très grande chaleur). De toute façon, nous avons tous tendance à consommer beaucoup trop de sel, bonne occasion de faire mieux !

Dans ce mélange de farines, on ajoute le moins possible d’eau, de façon à obtenir une pâte épaisse et collante. On peut y ajouter, sésame, graines de tournesol entières, oignon sec, algues sèches, etc. Tout ce que l’on aime et qui est relativement sec et de bonne conservation, seule votre imagination aura une limite pour parfumer vos galettes.

On étale cette pâte en couche d’un demi-centimètre environ sur du papier sulfurisé et on enfourne à 120°C pendant, au strict minimum 2 heures, à chaleur tournante si vous en disposez. Il ne faut pas hésiter à les faire cuire plus longtemps si elles ne sont pas parfaitement sèches. Si elles commencent à brûler, baisser la température en-dessous de 100°C.

Lors de mes tests pour ce stage je m’étais confectionné un mélange à base de farine de blé, seigle, orge, pois jaune et sarrasin.  L’idéal est de faire ces farines soit même à partir de grains entiers à l’aide d’une machine à farine, ou même d’une floconneuse (le mélange n’a pas besoin d ‘être super fin comme une farine du commerce. On trouve graines et farines facilement dans les boutiques proposant des produits biologiques. Parmi les légumineuses, seule la lentille peut être moulue sans trop de difficultés à la maison cependant.

J’ai pu garder ultérieurement ces galettes jusque 2 semaines à température ambiante en automne, sans aucun problème. Je ne sais pas pour le moment s’il serait possible de les conserver davantage (bon OK, j’avoue…, en vérité je n’ai pas pu résister et j’ai fini par tout manger ! Trop bon …). Ça fera l’objet d’autres tests. Et elles m’ont été plus que suffisantes pour les deux jours de stage, sans ressentir de manque ou de faiblesse. J’ai pu vérifier également l’hypothèse de départ au sujet des besoins en eau qui augmente à cause de l’ingestion de trop de sel, car j’ai finalement beaucoup moins bu qu’habituellement tout en gardant une urine claire.

Pas de photos, désolée, mon appareil est un vieux machin qui a connu les dinosaures. Pour vous donner une idée, le résultat visuel de ces galettes n’est pas des plus glamour, genre du vomi qu’on a fait sécher au four… tant mieux, les copains n’ont pas l’idée d’en piquer !

Ces tests ont été faits sur une personne en bonne santé et sportive, dans un cadre protégé (celui des stages du CEETS), par un temps humide mais doux. Je ne saurais que trop conseiller à ceux qui souhaiteraient utiliser cette recette de commencer dans des conditions « faciles » et sécurisées afin d’observer d’abord les réactions de leur corps sans se mettre en danger. Et je serai ravie que vous nous fassiez part de vos résultats, positifs comme négatifs, dans les commentaires ou sur la page Facebook!

En fonction des éventuels retours je proposerai d’autres recettes « du baroudeur ».

Karine MARTIN

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